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La chanson de geste désigne un récit versifié (un long poème) en décasyllabes ou, plus tardivement, en alexandrins, assonancés regroupés en laisses (longues strophes de taille variable) relatant des épopées légendaires héroïques mettant en scène des chevaliers. Geste (féminin) est ici à comprendre comme « action d'éclat ». Ce type de récit apparaît à l'aube de la littérature française, vers la fin du XIe siècle. Les dernières ont été produites au cours du XVe. La chanson de geste est caractéristique de la littérature médiévale. Elle est rédigée en ancien français et, plus précisément dans des dialectes d'oïl. Elle s'oppose à un autre grand genre littéraire médiévale : la poésie lyrique, dont la langue est, cette fois-ci l'occitan.
Souvent anonyme, son auteur est un trouvère, qui la destinait à être chantée et accompagnée musicalement, devant un public large, populaire ou noble.
Écrites en langue d'oïl par les premiers poètes, les trouvères, elles chantent la valeur martiale des chevaliers, héros de l'ère de Charles Martel et de Charlemagne, et leurs batailles contre les Maures. À ces légendes historiques sont ajoutées une forte touche de merveilleux : des géants, de la magie et des monstres apparaissent parmi les ennemis avec les Sarrasins. Avec le temps, les aspects historiques et militaires se sont affaiblis en faveur des aspects merveilleux.
Les thèmes des chansons de geste sont devenus notoires en tant que matière de France, qui s'oppose à la matière de Bretagne, traitant du Roi Arthur et de ses chevaliers, et la matière de Rome qui mélange la mythologie grecque aux contes d'Alexandre le grand, de Jules César, et d'autres figures de l'Antiquité présentées comme des exemples de chevalerie.
Lorsque les mœurs médiévales se sont adoucies et se sont tournées vers plus de subtilité, on a préféré à la chanson de geste les récits courtois qui en sont inspirés mais insistent plus sur les relations entre le chevalier et sa dame.


