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Charles de Bourgogne, habituellement appelé Charles le Téméraire*, est un prince français de la deuxième branche bourguignonne de la dynastie des Capétiens.
Il est le troisième fils (les deux premiers sont morts en bas âge) de Philippe le Bon (1396-1467), duc de Bourgogne, et de sa troisième épouse l'infante Isabelle de Portugal (1397-*1471), elle-même Capétienne. Charles naît à Dijon en 1433. Il sera élevé aux Pays-Bas.
Homme d'un exceptionnel courage, il est cependant connu pour son caractère violent et impulsif. Il ne connaît qu'un moyen pour obtenir ce qu'il veut : la force. En 1452, alors qu'il n'est que comte de Charolais, il réprime avec une extrême brutalité le soulèvement des Flamands. Il se brouille avec le roi de France Louis XI notamment en s'alliant avec Édouard IV. Ce dernier fait une invasion qui tourne court par le traité de Picquigny. Charles n'hésitera pas à défier dans le cadre de la Ligue du Bien public Louis XI en lui livrant bataille à Montlhéry (1465) et en mettant le siège devant Paris. Ainsi contraint-il le roi à signer les traités de Saint-Maur-des-Fossés et de Conflans par lesquels il récupère la Picardie et la ville de Boulogne.
Devenu, en 1467, duc de Bourgogne (quatrième et dernier de la lignée issue de Philippe le Hardi, fils du roi de France Jean le Bon), son premier soin est d'avoir une armée permanente constituée de mercenaires venant de tous les pays d'Europe. Son objectif ? Conquérir la rive gauche du Rhin afin de faire la jonction entre ses terres de Bourgogne et ses possessions en Flandre, pour reconstituer ainsi un grand État bourguignon dont il prendrait la couronne royale. Le duc Sigismond d'Autriche lui apporte son aide en 1469 en lui vendant ses terres d'Alsace et le pays de Brisgau, région du comté de Bade en Allemagne.
Se considérant comme souverain de droit divin, Charles le Téméraire multiplie les occasions de défier le roi de France, voire de l'humilier lorsqu'il oblige Louis XI après l'entrevue de Péronne (1468) à signer un traité qui cède la Champagne et la Brie au Bourguignon. Il va jusqu'à le contraindre d'assister à la répression des révoltés liégeois ! Or, le roi lui-même avait suscité et soutenu le soulèvement.
Mais Charles subit deux échecs : devant Beauvais (1472) tout d'abord, puis au cours de ses tractations avec l'empereur Frédéric III qui l'oblige à lever le siège de dix mois de la petite ville rhénane
de Ness.
L'Alsace se soulève contre lui (notamment à cause de la mauvaise gestion de son bailli von Hagenbach) et son
refus de la revendre pour la même somme à Sigismond. Au sud les Bernois inquiets, appuyés par les Suisses de la confédération,
réagissent contre la duchesse Yolande de Savoie en prenant des place-fortes (celles
ci-après et Yverdon) dans le pays de Vaud. Venant à l'appel de ses alliés et ses vassaux
Charles parte en guerre contre eux. Dans la précipitation, il commet beaucoup d'erreurs tactiques, notamment de dépasser la ligne
de solidarité des Suisses, et est battu à Grandson et à
Morat en 1476. Louis XI est
alors installé à Lyon.
En 1477, avec une nouvelle armée, il envahit la Lorraine et met le siège devant Nancy. C'est là que le 5 janvier il trouve la mort, vraisemblablement assassiné par l'un de ses généraux, le condottière napolitain Campo Basso qu'il avait insulté auparavant.
* : ce surnom de Téméraire lui fut donné à l'époque romantique, ses contemporains le qualifièrent de Grand Lion, de Guerrier, de Travaillant, de Terrible ou encore de Hardi.
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Épouse, le 19 mai 1440 à Blois, Catherine de France (1428-1446), fille du roi Charles VII et de Marie d'Anjou : sans postérité connue de cette union ;
Épouse, le 30 octobre 1454 à Lille, Isabelle de Bourbon (1437-1465), fille de Charles Ier de Bourbon, duc de Bourbon, union dont est issue :
Épouse, le 3 juillet 1468, à Damme, Marguerite d'York (1446-1503), fille de Richard d'York (1411-1460), 3e duc d'York, et de Cécile Neville, et sœur d'Edouard IV, roi d'Angleterre : sans postérité connue de cette union.
Tous portés de 1467 à 1477 sauf indication contraire
Voir Charles le Téméraire, ascendance sur trois degrés


