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Le quartier de Charonne est un quartier du XXe arrondissement de Paris du nom d'un ancien village rattaché à Paris en 1860 par Napoléon III. Le centre du
village se trouvait au croisement de l'actuelle rue Saint Blaise et de la rue de bagnolet (voir Église Saint-Germain de Charonne).
Le boulevard et la rue de Charonne se situe à Paris dans le quartier de la Bastille et doit son nom à une ancienne commune de l'est de la capitale. Sa station de métro sont tristement célèbres depuis la manifestation du 8 février 1962.
A l'époque, Charles de Gaulle est président de la République et Maurice Papon préfet de police. Le contexte historique est celui de la guerre d'Algérie. Les politiciens de l'époque s'accordent en coulisse sur la nécessité d'accorder à l'Algérie son indépendance. Seule l'OAS refuse cette possibilité.
Étant donné le contexte des plus tendus et l'état d'urgence décrété en avril 1961, les manifestations sur la voie publique ont été interdites par arrêté préfectoral.
Cependant, à l'appel de la gauche, une manifestation sera organisée le 8 février 1962, pour dénoncer les agissements de l'OAS ainsi que la guerre d'Algérie. Le préfet donne l'ordre de réprimer cette manifestation, à l'instar de la répression du 17 octobre 1961. Les manifestants essayant de se réfugier dans la bouche de métro qui avait été fermée, huit personnes décèdent étouffés ainsi qu'une neuvième à l'hôpital, des suites de ses blessures :
Suite à cette sanglante répression, le ministre de l'intérieur de l'époque, Roger Frey accusa « des groupes organisés de véritables émeutiers, armés de manche de pioche, de boulons, de morceaux de grille, de pavés ont attaqué le service d'ordre » (allocution radiotélévisée du 9 février 1962). Par la suite, l' UNR accusa des éléments de l'OAS de s'être déguisés en policiers pour charger les manifestants. Enfin, en 1966, un loi d'amnistie fut décrétée, celle-ci couvrant la manifestation de 1961 et celle de 1962.
Cependant, la population française fut choquée par le déchaînement de répression : près d’un million de personnes assistèrent aux obsèques des victimes le 13 février.


