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Les chiennes de garde sont un mouvement féministe français contre le sexisme en politique. Leur mission est de lutter contre la violence sexiste. L'association a choisi le nom de chiennes de
garde pour mieux dénoncer la stigmatisation des femmes en tant que telles.
Leur devise : Adresser une injure sexiste à une femme publique, c'est insulter toutes les femmes
| Sommaire |
Suite aux incidents connus par diverses femmes politiques (Simone Veil en 1974 lors de la défense de la loi sur l'IVG, Yvette Roudy en 1983 lors de l'adoption de la première loi anti-sexiste, Édith Cresson lors de son discours d'investiture comme Première Ministre, Nicole Nottat, dirigeante de la CFDT, insultée par des militants de Force Ouvrière et Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, accueillie au cri de « Enlève ton slip, salope! » au Salon de l'agriculture...), Florence Montreynaud, écrivaine et militante de toutes les causes féministes, décide de constituer un réseau de lutte contre les insultes sexistes avec d'autres féministes. En mai 2003 Isabelle Alonso est nommée présidente, peu de temps après, Florence Montreynaud donne sa démission. Les chiennes de garde ont commencé entre autres avec une pétition lancée en faveur de la ministre de l'environnement, pétition qui se transforma rapidemment en manifeste des Chiennes de garde.
Le manifeste des Chiennes de garde a été signé le 8 mars 1999. Le 13 septembre 1999, il a recueilli 691 signatures (519 femmes, 164 hommes et 8 associations). Il a recueilli le soutien des féministes qui viennent pourtant de se déchirer autour de l'inscription du principe de parité dans la Constitution.
« Nous vivons en démocratie. Le débat est libre, mais tous les arguments ne sont pas légitimes. Toute femme qui
s'expose, qui s'affirme, qui s'affiche, court le risque d'être traitée de « pute » ; si elle réussit, elle est
souvent suspectée d'avoir « couché ». Toute femme visible est jugée sur son apparence et étiquetée :
« mère », « bonne copine », « bonne à tout faire », « lesbienne », « putain »,
etc.
Ça suffit !
Nous, Chiennes de garde, nous montrons les crocs. Adresser une injure sexiste à une femme publique, c'est insulter toutes les
femmes. Nous nous engageons à manifester notre soutien aux femmes publiques attaquées en tant que femmes. Nous affirmons la
liberté d'action et de choix de toutes les femmes. Nous, chiennes de garde, nous gardons une valeur précieuse : la dignité
des femmes. À bons entendeurs, salut. »
Liste non exhaustive:
Michèle Perrot (historienne), Isabelle Autissier (navigatrice), Laure Adler (directrice de France Culture), Hervé Baro (secrétaire général du SE - FEN), Huguette Bouchardeau (ex-directrice France 2), Michèle Cotta (ethnologue), Boris Cyrulnik, Jacques Gaillot (evêque), Stéphane Hessel (ambassadeur de France), Sonia Rykiel (styliste), Pascal Bruckner (écrivain), Françoise Héritier, Alain Touraine, Françoise Gaspard (sociologue, ex-maire et ex-députée socialiste), les députés européens Olivier Duhamel, Geneviève Fraisse, Alain Lipietz, les députés/ministres Yves Cochet, Roselyne Bachelot, Véronique Neiertz, les écrivains Malek Chebel, Catherine Clément, Amélie Nothomb, Marie Darrieussecq, Régis Debray, Régine Deforges, Claire Etcherelli, les philosophe Pierre-André Taguieff, André Comte-Sponville, et nombre d'anonymes.
Certains signataires redoutent le danger du politiquement correct à l'étasunienne. Ils ne souhaitent pas voir apparaitre une intolérance frénétique, et souhaitent sauvegarder la liberté polémique qui fait vivre la démocratie.
Ces personnes ne sont pas signataires.


