Chronologie des Jeux Olympiques antiques
Chronologie des Jeux Olympiques Antiques
- -884. Légende faisant état d'une peste ravageant la Grèce. Iphitos, roi d'Elide, consulte la Pithye à
Delphes qui lui conseille d’organiser des Jeux Olympiques afin
d’apaiser la colère des dieux.
- -776. Selon Hésiode, reprit par Pierre de
Coubertin, fondation des Jeux Olympiques. C’est l’an 1 du
calendrier grec adopté en -260. Notons que les Jeux Olympiques sont les plus prestigieux, mais près de 300 compétitions du même
type voient le jour par la suite : les Jeux Pythiques, les Jeux
Néméens, les Panathénées et les Jeux Isthmiques notamment. Ces compétitions sont exclusivement réservées aux hommes et les femmes
sont même interdites d'assister aux épreuves. Les femmes possèdent leurs jeux qui ont également lieu tous les quatre ans,
généralement au mois de septembre sur le site d’Olympie, quinze jours après ceux réservés aux hommes : les Jeux Héréens.
- -776. Coroebos est champion Olympique de la course pédestre du
stade (environ 192 m).
- -752. A partir de la septième olympiade, le champion Olympique recevra une couronne d’olivier sauvage, un
ruban de laine rouge, la taenia, et une branche de palmier. Le Messenien Daikles est le premier champion olympique honoré
ainsi.
- -752/-736. Les Messéniens trustent les victoires aux Jeux Olympiques. Après l’annexion de la Messénie par
Sparte, les Messéniens ne participent plus aux Jeux.
- -724. Le diaulos, course pédestre du double stade (environ 384,5 m), fait son apparition au programme des
Jeux Olympiques. Hypnos remporte le premier titre olympique de cette discipline.
- -720. Le dolichos, course pédestre de fond de 24 stades (environ 4600 m), fait son apparition au programme
de Jeux Olympiques. Akhantos remporte le premier titre olympique de cette discipline.
- -720. Première victoire d’un athlète de Sparte aux Jeux Olympiques. De –720 à –576, sur 81 champions
olympiques, 46 Spartiates sont couronnés.
- -720. Selon la légende, Orrhipos de Mégare est le premier athlète à se présenter nu aux Jeux Olympiques. Il
perd en fait son pagne en pleine course, mais remporte toutefois l’épreuve. Suite à ce « signe des dieux », les Grecs
adoptèrent la nudité pour les athlètes. D’autres sources suggèrent que les Spartiates sont à l’origine de cette évolution.
- -708. Le pentathlon (disque, javelot, saut en longueur, course et lutte) et la lutte font leur apparition au
programme des Jeux Olympiques. Lampis remporte le premier titre olympique de pentathlon.
- -688. La boxe fait son apparition au programme des Jeux Olympiques. Onomaste remporte le premier titre
olympique de cette discipline.
- -680. Les courses de quadriges (chars à quatre chevaux) sont introduites au programme des Jeux Olympiques.
Pagondas remporte le premier titre olympique de cette discipline reine.
- -648. Le pancrace (sport de combat mélangeant boxe et lutte) et les courses de chevaux montés font leur
apparition au programme des Jeux Olympiques. Lygdamis remporte le premier titre olympique de pancacre ; Crauxidas celui de
la course hippique.
- -632. Des épreuves réservées aux juniors (course et lutte) sont introduites au programme des Jeux
Olympiques.
- -588. Première victoire olympique pour un athlète de la cité de Crotone.
- -586. Renouveau à Delphes des Jeux Pythiques qui se disputeront désormais tous les quatre ans, contre une
fois tous les huit ou neuf ans précédemment. Afin de lancer efficacement ce nouveau grand rendez-vous sportif grec, les champions
de cette première édition des nouveaux jeux Pythiques reçoivent des récompenses considérables.
- -582. Parfaitement lancé par une édition grandiose, les organisateurs des Jeux Pythiques peuvent désormais
se contenter d’offrir aux vainqueurs une simple couronne de laurier. Très vite, la renommée de ces jeux égale celle des fameux
Jeux Olympiques.
- -581. A Corinthe, les Jeux Isthmiques, fondés selon la légende par Thésée, se disputent désormais un an sur
deux contre une fois tous les quatre ans précédemment. Une couronne de pin est remise aux vainqueurs de ces jeux.
- -580. A Athènes, Solon promulgue une loi précisant que chaque
vainqueur olympique athénien recevra 500 drachmes. Cette mesure qui vise à motiver les sportifs athéniens officialise le
professionnalisme déjà largement répandu dans toute la Grèce. Notons que le monnaie est une innovation vieille de moins d’un
siècle… Les cités se montrent ainsi plus généreuses les unes que les autres, couvrant d’or et d’honneurs les champions qui
portaient haut leurs couleurs. Les transferts d’athlètes d’une cité à l’autre se généralisent à cette période… à la plus grande
colère des citoyens-supporters qui manifestent, parfois très violemment, leur mécontentement face à ces authentiques
trahisons…
- -572. Elis, aidé par Sparte, écrase Pise qui contrôlait jusque-là le site d’Olympie.
- -573. Première édition des Jeux Néméens à Némée, village dépendant de la cité d'Argos. Ces compétitions ont
lieu tous les deux ans. Une couronne de céleri est remise aux vainqueurs de ces jeux. Le calendrier des quatre grands rendez-vous
sportifs grecs est complet : Jeux Olympiques, Jeux Pythiques, Jeux Néméens et Jeux Isthmiques. Un athlète qui parvient à
remporter les titres dans ces quatre rendez-vous reçoit le titre de periodonikes. Derrière ces épreuves de Grand Chelem, il
existe plusieurs centaines de compétitions plus modestes à travers toute la Grèce.
- -566 ou 565. Première édition des Jeux Panathénées à Athènes.
- -532. Premier titre olympique senior pour Milon de Crotone en lutte. Elève de Pythagore, cet athlète
emblématique des Jeux Olympiques de l’Antiquité parvient ensuite à conserver sa couronne en lutte à l’occasion des quatre Jeux
Olympiques suivants, portant ainsi à six le nombre de ses victoires olympiques !
- -520. La course d’hoplites (course pédestre en tenue militaire) fait son apparition au programme des Jeux
Olympiques. Cette épreuve cloture les jeux. Le programme des Jeux Olympiques est désormais complet : courses à pied,
lancers, pentathlon, lutte, boxe, pancrace, courses de chars et courses montées.
- -516. Milon de Crotone décroche son 6e titre olympique de lutte. A ce palmares qui fait de lui le plus
célèbre lutteur de l’Histoire, il convient d’ajouter 7 titres aux Jeux Pythiques, 9 titres aux Jeux Néméens et 10 titres aux Jeux
Isthmiques.
- -512. Milon de Crotone est battu en finale de la lutte à l’occasion des Jeux Olympiques.
- -500. Première mention en Grèce du jeu de balle Sphairistica. C‘est une forme ancienne du jeu de paume.
- -488. Astylos de Crotone est double champion Olympique (stade et diaulos). Après ce triomphe, il s’engage à
défendre dès les Jeux Olympiques suivants les couleurs de la cité de Syracuse.
- -476. Théagène de Thasos est champion Olympique de pancrace. Hieron Ier champion Olympique de quadrige.
- -476. Hiéron de Syracuse est champion Olympique de course hippique montée sur Phérénicos. Le poète Pindare
lui consacre son premier grand poème. Les courses hippiques montées et attelées sont pratiquées chez les Grecs tandis que les
Romains se contentent de courses attelées.
- -464. Diagoras de Rhodes est champion
Olympique de boxe. Diagoras, dont les enfants et les petits-enfants seront également champions Olympiques, incarne toutes les
qualités de l’athlète. Le poète Pindar lui dédie une ode.
- -464. Xénophon de Corinthe est double champion Olympique (stade et pentathlon).
- -431/-404. Guerre du Péloponnèse ; Sparte est provisoirement exclue des Jeux Olympiques en -420.
- -420. Alcibiade champion Olympique de quadrige.
- -416. Alcibiade à nouveau champion Olympique de quadrige.
- -396. En tant que propriétaire de l’attelage, Kyniska, princesse de Sparte, remporte le titre olympique de
la course de chars. Elle ne peut toutefois pas aller chercher son prix…
- -388. Institution du serment aux Jeux Olympiques. Nombreux cas de tricherie de toutes sortes enregistrées
depuis longtemps déjà... Du dopage à la corruption des arbitres ou des adversaires, les Jeux Olympiques n'échappent pas aux
dérives liées aux enjeux.
Le serment olympique : I. Etre sujet hellène libre, ni esclave, ni métèque. II. Etre ni repris de justice, ni d’une
moralité douteuse. III. S’inscrire à l’avance au stage d’un mois du gymnase d’Ellis. IV. Tout retardataire sera hors concours. V.
Interdiction aux femmes mariées d’assister aux jeux ou de se montrer dans l’Altis sous peine d’être précipitées du rocher du
Typaion. VI. Pendant les exercices, les maîtres (entraîneurs) des athlètes devront être parqués et nus. VII. Défense de tuer son
adversaire ou de chercher à le tuer. VIII. Défense de le pousser hors des limites. IX. Défense de l’intimider. X. Toute
corruption d’arbitre ou d’adversaire sera punie du fouet. XI. Tout concurrent contre lequel ne se présentera pas l’adversaire
désigné sera déclaré vainqueur. XII. Défense aux concurrents de manifester contre le public ou contre les juges. XIII. Tout
concurrent mécontent d'une décision peut en appeler au Sénat contre les arbitres : ceux-ci seront punis ou leur décision
annulée si elle est jugée erronée. XIV. Sera hors concours tout membre du Collège des Juges.
- -384. Le Crétois Sotades remporte la course du dolichos aux Jeux Olympiques. Après ce triomphe, il s’engage
avec Ephèse dont il défendra les couleurs à l’occasion des Jeux Olympiques suivants provoquant la colère des Crétois…
- -364. La trêve sacrée des Jeux Olympiques est violée. Les Arcadiens s’emparent d’Olympie.
- -340. Philippe V de Macédoine fait ériger à Philippopolis (Thrace) un monumental stade en marbre blanc. Les
Jeux Pythiques s’y tiennent tous les quatre ans.
- -333. Alexandre le Grand est nommé général
en chef de tous les Grecs à l'occasion des Jeux Isthmiques (Corinthe).
- -332. Athènes provisoirement exclue des Jeux Olympiques. Un de ses athlètes, Callippos, est convaincu de
tricherie et se voit infliger une amende. Callippos est insolvable et sa cité doit payer son amende ; Athènes refuse et est
provisoirement exclue des Jeux !
- -210. La trêve sacrée des Jeux Olympiques est violée. Olympie est pillée sous le règne du tyran spartiate
Machanidas.
- -164. Leonidas de Rhodes remporte trois titres à l’occasion des Jeux Olympiques : la course du stade,
le double stade et la course d’hoplites. Leonidas entre dans la légende en renouvelant ses victoires à l’occasion des trois jeux
suivants, coiffant ainsi pas moins de 12 couronnes olympiques ! Il est quasi-déifié.
- -146. Les Romains participent désormais aux Jeux Olympiques.
- 26 octobre/1er novembre -80. Les Jeux Olympiques sont tronqués par l'organisation à Rome de jeux à la mode
grecque voulus par le consul Sylla. Les athlètes professionnels grecs préfèrent en effet aller courir le cachet à Rome où Sylla
n’a pas lésiné sur les montants des primes afin de proposer un meilleur spectacle. Les sports dits « grecs »,
essentiellement l’athlétisme, connaissent un certain succès à Rome mais ne parviennent pas à s’exporter ailleurs dans
l’Empire.
- -4. Le futur empereur Tibère est champion Olympique de course de chars (quadrige).
- 49. Melankomas de Caria est champion
Olympique de boxe. C’est l’unique couronne olympique pour ce boxeur qui meurt très jeune. Malgré cette carrière très brève, son
nom reste fameux en raison de son talent incomparable pour la pratique de la boxe.
- 67. Néron, authentique passionné de sports n'hésitant pas à prendre part lui-même aux courses de chars, est
sacré champion Olympique de la course de quadrige. Cette victoire est en fait achetée par l'empereur romain qui est le seul
participant à l'épreuve... avec un attelage de 10 chevaux!! Cette victoire (très) controversée fut d'ailleurs par la suite rayée
des palmarès.
- 369. Dernière édition connue des Jeux Olympiques. Il est toutefois fort probable que les compétitions eurent
lieu jusqu’en 393, inclus.
- 394. Sous la pression de la morale chrétienne (St-Ambroise, évêque de Milan, notamment), désormais religion
officielle de l’Empire Romain, l’empereur romain Théodose 1er abolit les Jeux Olympiques. Sur 4.237 champions olympiques honorés
en 1.168 ans, seulement 921 sont connus aujourd’hui, soit 21%. Taxé, à tort, de paganisme (la religion est le cadet des soucis
des sportifs et des supporters), le sport, pilier de la romanité pré-chrétienne, est sacrifié sur l’autel du christiannisme. Il
faudra attendre l’extrême fin du XIXe siècle pour assister à une réconciliation entre sport et christiannisme en occident.
- 395. Les Goths pillent Olympie.
- 426. L’empereur romain d’Orient Théodose II fait incendier les installations d’Olympie.
Chronologie du Sport
- Chronologie des Jeux Olympiques antiques

