| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
On doit la première classification des hiéroglyphes moderne à Jean-François Champollion. Dans son ouvrage Principes généraux de l'écriture sacrée égyptienne il associe une lettre de l'alphabet à chacune des seize catégories de signes qu'il distingue.
Il faudra attendre 1927, pour que Sir Alan Gardiner, dans sa Grammaire égyptienne (Egyptian Grammar), propose un nouveau système de classification en 26 catégories (une pour chaque lettre de l'alphabet).
Classification dite de Gardinier :
Dans chaque catégorie, les hiéroglyphes sont numérotés successivement à partir de 1 (A1, A2, A3, etc.).
Exemple :
![]() |
|
Dans sa Grammaire égyptienne, Gardiner définit environ 800 hiéroglyphes qui ne couvrent que les périodes les plus
anciennes sur les 4800 qu'on dénombre sur l'ensemble des périodes de l'histoire égyptienne.
C'est surtout dans les années années 80 et l'avènement de l'informatique que le problème de la classification des hiéroglyphes prend de l'ampleur. S'ajoute à cela une nouvelle problématique, celle du codage des textes hiéroglyphiques en vue de leurs saisie informatique.
Les différentes réunions de spécialistes aboutiront en 1988 à l'adoption du Manuel d'encodage des données pour Textes hiéroglyphiques sur ordinateur. Ce système est devenu le standard de classification des hiéroglyphes de l'égyptologie moderne. Il combine la classification des hiéroglyphiques de Gardiner (avec les codes lettre plus chiffre) enrichie des hiéroglyphes manquants avec un codage de certains hiéroglyphiques par phonème. De plus, il propose un système de mise en page qui permet d'indiquer la position d'un hiéroglyphique par rapport à un autre.
Par exemple, A1-A2 représente deux hiéroglyphes (avec leur code Gardiner) l'un à cote de l'autre. Alors que p:t représente deux hiéroglyphes (avec leur code phonétique) superposés. On peux combiner tout ceci comme par exemple A1-p:t-A2.


