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Le terme compatible PC, ou simplement le sigle PC, est
généralement utilisé en français pour faire référence aux ordinateurs compatibles avec le IBM PC (PC pour Personal Computer littéralement « ordinateur personnel ») produit par
IBM en 1981. On utilise alors le sigle PC par
opposition aux autres ordinateurs personnels qui ne sont
pas compatibles avec ce premier PC : Macintosh, Amiga, Commodore 64, etc. Ainsi, la catégorie des ordinateurs
personnels nommés PC n'est qu'un sous-ensemble des ordinateurs personnels.
Les PC sont construits sur une architecture x86 (Intel ou NEC au début, puis Cyrix et AMD ensuite). On parle aussi depuis la fin des années 1990 de la plate-forme WinTel pour faire référence à Microsoft Windows et à Intel, actuellement les deux acteurs les plus importants du marché des PC.
Cette appellation PC est utilisée même en France, pays où pourtant le PC d'IBM avait été lancé (presque deux ans après sa sortie mondiale de 1981) sous le nom d'Ordinateur personnel et non pas de Personal Computer.
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A l'origine, PC était le nom donné par IBM aux premiers micro-ordinateurs qu'elle commercialisa dès 1981 :
Pour des raisons de vitesse de développement, mais aussi de demande du marché pour des secondes sources, IBM avait préféré créé son PC en assemblant des composants standards de constructeurs différents, plutôt que créer les siens comme le faisaient ses concurrents et, comme il le faisait pour ses autres ordinateurs.
Le listing du BIOS étant publié, il devenait très facile de cloner l'IBM PC : il suffisait en effet d'acheter les composants aux mêmes fabricants puis de recopier (avec quelque différence) la mémoire morte (ROM) du BIOS pour obtenir un micro-ordinateur dit « compatible PC ». À terme, IBM ayant perdu tout pouvoir d'influence sur les compatibles PC, on les a plus simplement appelés PC, et c'est un document publié chaque année par Intel et Microsoft qui définit quelle machine, selon les critères de cette année-là, est ou n'est déjà plus un PC (si ce que vous croyez être un de vos PC n'a pas de prises USB, par exemple, ce n'est stricto sensu plus un PC au sens d'Intel et Microsoft). Bref, le standard a simplement changé de propriétaire.
À l'origine, le système d'exploitation livré avec ces premières machines était soit :
En 1987, IBM tenta de changer cette architecture en créant les modèles IBM PS/2 munis d'un nouveau bus plus rapide (ouverts, mais cette fois-ci contre paiement d'une licence), et fonctionnant soit sous DOS, soit avec son système d'exploitation OS/2. Le matériel restant toutefois très proche des PC, les PS/2 pouvaient fonctionner avec d'autres systèmes d'exploitation.
Mais l'architecture PC avait déjà créé un standard de fait, car il avait été copiée par un grand nombre de constructeurs, et même amélioré sur quelques points (carte graphiques Hercules et Ericsson). Seuls furent donc conservés du PS/2 par les autres contructeurs:
Le bus devait toutefois être changé pour supporter de façon acceptable les nouvelles résolutions d'écran. On essaya tour a tour le VESA local bus, l' EISA, le PCI, qui fut un succès, l' AGP, et enfin le PCI Express.
La grande force de l'architecture PC est que la concurrence joue à tous les niveaux : on peut choisir la marque du microprocesseur, de la carte mère, de la carte vidéo, la compatibilité entre les composants étant assurée.
On parle parfois de « la plate-forme Wintel », pour un ordinateur fonctionnant avec un microprocesseur de la famille x86/Pentium d'Intel et utilisant un système d'exploitation Windows de chez Microsoft. Le terme PC désigne bien le matériel, mais la confusion entre PC et PC/Windows est restée très courante. Les nouvelles versions des distributions GNU/Linux avec leurs Mozilla et OpenOffice bien rodés pourraient changer la donne pour une partie des postes de travail.
Du point de vue de l'utilisateur, l'architecture de l'ordinateur ou même le système d'exploitation importent peu : ce sont les applications qui sont vues par les utilisateurs. Les interfaces graphiques proprement dites ne diffèrent pas beaucoup.
Le responsable marketing du produit Ordinateur personnel en France, Marcel Boulogne, refusa de donner un avis favorable au lancement du produit tant que le clavier n'en comprendrait pas non seulement les touches muettes (^ et ¨), mais également la touche µ. Son idée était que le PC remplacerait rapidement les machines à écrire et qu'il ne voulait pas voir se reproduire la doléance universelle de ne pas pouvoir désigner certaines unités de mesure : microseconde (µs), microfarad (µF), micron (µ). La solution habituellement adoptée d'écrire us, uF et u lui paraissait un inacceptable bricolage. Il escalada sa demande au terme d'un véritable bras de fer, et eut en fin de compte gain de cause : le µ fut inclus dans la page de codes du PC, et porté sur son clavier.
Toutefois une place devait être choisie pour cette touche, et donc un caractère reporté dans les incommodes Alt-Ctrl (dispositif utilisé avant l'ajout de la touche AltGr). Ce fut le « \ » totalement inutilisé en DOS 1 qui semblait trop peu utilisé pour mériter une place au premier rang. Ce fut hélas le caractère choisi par Microsoft pour indiquer les séparateurs de répertoires dans le DOS 2, qui admettait les hiérarchies de répertoires.
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