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Avec la sécularisation, des critiques à l'endroit de l'Église
catholique romaine se font jour vis-à-vis de ses prises de positions.
Ces critiques sont de deux origines :
Les premières sont les plus légitimes, puisque l'adhésion à une Église n'a pas de caractère obligatoire, et que tout mouvement, quel qu'il soit, est parfaitement libre de déterminer les conditions nécessaires pour en être membre.
(Voir aussi : Controverses)
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L'idée que le laïc doit assumer un rôle dans l'Église catholique romaine et n'est pas un sujet passif ne se fait jour qu'en 1920, prend une place avec les associations d'éducation populaire d'immédiate après-guerre que sont la JOC et la JAC (créées pour faire pendant aux mouvements communistes correspondants), et se développe sous l'impulsion de ceux qui seront les artisans du Concile Vatican II. [1] . Elle vient à point nommé au moment où cette église subit de plein fouet une crise des vocations (actuellement moins d'une ordination par département et par an, par exemple, en France).
Depuis l'invention de l'imprimerie, comme l'a fait remarquer Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris, le clergé cesse d'être le seul détenteur du savoir théologique. Une nouvelle catégorie de laïcs cultivés apparaît et avec eux, une revendication en faveur de la « démocratie en Église », qui se constituent en associations et deviennent une opposition porteuse de revendications à la mesure des frustrations engendrées par la non application de quelques mesures du concile Vatican II.
« La crise moderniste dans le catholicisme au début du XXe siècle représente en France, dont elle est l'épicentre, la confrontation très vive entre les fruits de l'approche scientifique issue de la modernité et la forme du savoir doctrinal dont l'Église catholique avait héritée. Cette laïcisation scientifique de l'univers religieux a entraîné chez de nombreux intellectuels croyants un dilemme profond notamment à propos de l'interprétation de la Bible. » Christophe BOUREUX, docteur en théologie et en anthropologie religieuse, professeur à l'Institut catholique de Lille. » Introduction au cours Catholicisme et Modernité donné au CCEFR de Montreuil-sous-Bois (France)
Cette revendication est principalement le fait
Des tentatives innovantes ont été condamnées :
Le catéchisme (CEC) de 1992 n'a pas résolu cette crise.
Les changements de langage qui ont marqué la pastorale d'après guerre montent le difficultés à franchir le fossé entre la culture contemporaine et les pratiques par lesquelles s'expriment la foi. Avec une accélération ces dernières années, on est passé :
La position de l'Église catholique concernant l'homosexualité est l'objet de débat en son sein.
Alfonso Lopez Trujillo, président du conseil familial pontifical du Vatican, a affirmé le 9 octobre 2003 sur la chaîne BBC que l'usage du préservatif ne protégeait pas dans tous les cas d'une infection. Il propose que les gouvernements invitent les populations à ne plus les utiliser [2] . En réaction à ces affirmations, Catherine Hankins, conseillère scientifique en chef à ONU-SIDA, a critiqué la position de l'Église catholique en ces mots sur BBC News Online : « C'est très malheureux que le Vatican propage ce type de désinformation. D'un point de vue technique, ces déclarations sont totalement fausses. Les scientifiques ont démontré que les condoms de latex sont imperméables. Ils empêchent la transmission du SIDA. ». Cependant, l'efficacité du préservatif n'est connue qu'approximativement, et varie, selon les études disponibles, entre 60 et 90% environ (par exemple, une méta-étude conclut à une efficacité de 69 % [3] ; une autre étude donne 87% [4] ).
C'est en Afrique que la pandémie connaît les taux de transmission et de décès les plus élevés. L'ONU rapporte que pour l'an 2002, 2,4 millions d'Africains sont morts du sida. 10 millions de jeunes Africains âgés de 15-24 ans et environ 3 millions d'enfants de moins de 15 ans sont infectés par le virus du VIH). Les critiques de l'Église affirment que son opposition à l'usage du préservatif joue un rôle néfaste, favorisant l'épidémie. On peut cependant souligner trois points nuançant cette vision des choses :
Un point plus contesté à l'intérieur même de l'Église est l'interdiction en principe, depuis l'encyclique Humanae vitae de Paul VI, des contraceptifs, au profit des méthodes naturelles de régulation des naissances.
L'attitude de Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale est l'objet de polémiques. Il lui est reproché de n'avoir pas dénoncé la déportation des juifs par le régime nazi. Il aurait souhaité ne pas mettre en danger l'Église d'Allemagne par des prises de positions trop tranchées. Il n'aurait pas renouvelé la dénonciation par son prédécesseur de la déportation des prêtres catholiques allemand ou polonais.
Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l'État, ou la forme de l'État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine - toutes choses qui tiennent dans l'ordre terrestre une place nécessaire et honorable,- quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l'ordre des choses créé et ordonné par Dieu : celui-là est loin de la vraie foi en Dieu et d'une conception de la vie répondant à cette foi.


