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Les courbes de Bézier sont des courbes polynomiales décrites pour la première fois en 1972 par l'ingénieur français Pierre Bézier qui les
utilisa pour concevoir par ordinateur, des voitures automobiles. Les plus importantes courbes de Bézier, sont les cubiques, qui
sont utilisées en informatique pour le graphisme et dans de multiples systèmes de traitement d'image tels que PostScript, Metafont et GIMP pour dessiner des courbes « lisses » joignant des points ou des polygones de Bézier. Les
fontes TrueType utilisent des courbes de Bézier quadratiques plus simples.
Quatre points A, B, C et D dans le plan ou dans l'espace à trois dimensions définissent une courbe de Bézier cubique. La courbe se trace en partant du point A, en se dirigeant vers B et en arrivant au point D avec la direction C-D. En général, la courbe ne passe pas par B ni par C; ces points sont simplement là pour donner une information de direction. La distance entre A et B détermine la « longueur » du déplacement dans la direction de B avant de tourner vers D.
La forme paramétrique de la courbe s'écrit:
Remarquons que les coefficients binomiaux apparaissent dans l'ordre [1, 3, 3, 1].
La formule est inspirée d'une distribution binomiale et montre que la courbe est toujours complètement contenue dans l'enveloppe convexe des quatre points donnés.
Les courbes de Bézier sont intéressantes pour le traitement des images pour deux raisons principales :
, ,
Plus précisément, on peut décomposer la courbe P(t) en deux courbes PL et PR dont les points de contrôles sont respectivement (L1, L2,L3,L4) et (R1, R2,R3,R4) avec
et
Lors de cet appel récursif pour tracer P(t), étant donné que la courbe de Bézier passe par le premier et le dernier point de contrôle, la position des extrémités de chaque morceau (L1, L4=R1 et R4) est connue. Lorsque l'on implémente un tel tracé, le critère d'arret de la récurrence peut-être lié à la distance entre la sous-courbe à tracer et le segment [L1,L4] par exemple. Voir le code en C de cette construction récursive.
La généralisation du cas des courbes cubiques nous mène à des courbes d'ordre plus élevé qui demandent plus que quatre points de contrôle; cependant, elles sont peu utilisées dans la pratique. À la place, les courbes compliquées sont découpées en plusieurs courbes cubiques pour former des polygones de Bézier: la première courbe de Bezier a les points de contrôle A, B, C, et D, la seconde a les points de contrôle D, E, F, et G, et si la continuité de la dérivée est exigée en le point D (pour obtenir une courbe plus lisse), alors il faut que la direction de C-D soit égale à la direction de D-E.
Voir aussi: Spline, polynôme de Bernstein, surface de Bézier, triangle de Bézier


