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Course d'orientation


La course d’orientation est une activité sportive de navigation avec carte et boussole. La forme traditionnelle est une course à pied du type cross-country ; d’autres formes de course d’orientation sont nées au fil des années. Cet article commence par une présentation de la course d’orientation traditionnelle.

Les participants reçoivent une carte ; le terrain qu’elle représente ne leur est généralement pas familier. Il leur appartient de visiter, dans l’ordre défini, des points de contrôle qui sont indiqués sur la carte. En compétition, les points de contrôle doivent être visités aussi vite que possible. On dit de la course d'orientation que c'est une « activité sportive pour la tête et les jambes ».

Sommaire

Historique

La course d’orientation - en anglais : Foot-orienteering ou Foot-O, en français : CO - trouve son origine en Scandinavie au XIXe siècle en tant qu’exercice militaire. Sous forme de compétition, elle apparaît en Suède en 1919. L’activité gagne en popularité avec l’apparition de boussoles plus fiables à partir de 1930. Elle devient un phénomène international dans les années 1960 parallèlement au développement des activités de plein-air et des prises de conscience environnementales. En 2004, 63 différentes fédérations nationales, de tous les continents, adhèrent à la fédération internationale, l’International Orienteering Federation (IOF). La course d'orientation est reconnue sport olympique depuis 1977. Des championnats du monde sont organisés chaque année et la course d’orientation fait partie des Jeux mondiaux. Le programme des Championnat du monde comprend quatre compétitions, pour hommes et femmes : sprint, courte distance, longue distance et relais. En compétition, au début des années 2000, le sport est dominé par les pays nordiques et la Suisse.

Forme de base

La course d'orientation est une activité sportive de plein-air qui consiste à réaliser individuellement un parcours en terrain inconnu, souvent boisé, lequel parcours est décrit sur une carte et est matérialisé sur le terrain par des postes de contrôle à visiter dans une séquence donnée. L'activité est pratiquée en compétition ou en loisirs ; elle est accessible à toutes les catégories d'âge.

Les aires de départ et d’arrivée et les procédures ressemblent à celles d’une course de cross-country avec départs échelonnés. Mais le parcours du concurrent n’est pas imposé et seuls les postes de contrôle indiqués sur sa carte doivent être visités. Ces postes de contrôle sont identiques pour tous les concurrents d’une même catégorie. Dans la catégorie des élites, une condition physique excellente et une bonne vitesse de course sont indispensables mais le succès dépend pour beaucoup du choix de cheminement entre les postes. Les concurrents sont souvent amenés à traverser des terrains accidentés. Une bonne lecture de la carte et de la boussole sont indispensables pour obtenir de bons résultats. En fait, beaucoup de concurrents pensent que la réussite dépend de la bonne gestion de l’équilibre entre la fatigue physique, les capacités de concentration nécessaires à la lecture de la carte et la rapidité de décision dans les choix de cheminement.


La carte et les postes de contrôle

Les cartes utilisées pour la course d’orientation sont habituellement plus détaillées et plus précises que les cartes topographiques. Elles répondent aux normes établies par l'IOF. Les cartes indiquent clairement les obstacles à la course, les détails perçus au niveau de l’œil et la pénétrabilité de la forêt. Les cartes sont généralement produites aux échelles du 1:10 000 et du 1:15 000.
Les postes de contrôle sont établis près d’éléments visibles et expliqués séparément sur la carte ou sur une liste de définitions de postes normalisée. Les postes sont signalés par une balise rouge/orange et blanche. Le concurrent atteste de son passage aux postes de contrôle soit en poinçonnant la case concernée d’une carte de contrôle soit, depuis la dernière décennie du 20e siècle, à l’aide d’un dispositif électronique qui enregistre son passage au poste. L’absence de tout trajet pré-établi entre les postes de contrôle donne beaucoup de flexibilité dans l’organisation de la course. Chaque poste de contrôle, identifié par un numéro unique, peut servir aux courses de différentes catégories de concurrents, chacune de ces courses ayant son degré de difficulté et sa longueur propres.

Les autres formes de course d'orientation

Quelque formes différentes de course d'orientation sont énumérées ci-après.

La course-relais

Ce type de course implique des équipes de concurrents, chacun d’entre eux effectuant une course identique et est remporté par l’équipe totalisant le meilleur temps de course. Une variante consiste à offrir différentes courses aux concurrents d’une même équipe.

La course au score

La course au score exige des concurrents de visiter les plus grand nombre possible de postes de contrôle dans un laps de temps imparti et dans un ordre laissé au choix du concurrent. Les concurrents quittent habituellement le départ en masse (et non plus chacun à leur tour) et disposent, par exemple, d’une heure. Les postes de contrôle peuvent représenter des valeurs différentes en fonction de la difficulté pour les atteindre ou de la distance à parcourir pour les visiter. Tout retard génère une pénalité. Le concurrent vainqueur est celui ayant accumulé le plus grand nombre de points sur l’échelle des valeurs.

Autres

Il y a encore la course de nuit (qui se pratique à l'aide d'une lampe frontale), le raid (qui peut prendre jusqu'à deux jours), la rand'orientation (sans chronométrage, l'important étant de faire savoir à l'organisateur qu'on a terminé), la course-ficelle (pour les tout petits), la course jalonnée (pour les débutants), la Rogaine (course au score de 24 à 48 heures), la Farsta.

Variantes

D’innombrables variantes de ce sport sont possibles : certaines font usage de différents moyens de locomotion, d’autres suppriment l’aspect compétitif de l’activité. Les variantes habituelles sont énumérées ci-après.

La course en parc

La course en parc - en anglais : Park-O - est très proche de la course d’orientation traditionnelle mais elle concerne des courses plus courtes dans des parcs urbains ou sur des terrains urbanisés. La carte utilisée est à plus grande échelle, de 1:10 000 à 1:4 000. Les terrains étant généralement très ouverts et les postes de contrôle rapprochés, la course est très rapide.

Le vélo-orientation

L’orientation en vélo tout terrain (VTT) - en anglais : Bike-O ou MTB-O, en français : VTT-O - se rapproche des courses de VTT mais prend l’orientation en considération. La carte est habituellement à l’échelle de 1:15 000 et présente des symboles légèrement différents pour les sentiers et les chemins, ceci pour permettre une meilleure lisibilité mais également pour indiquer leur aptitude à la circulation à vélo. Étant donné qu’il n’est habituellement pas permis aux vélos de quitter les sentiers, chemins et routes, le défi majeur consiste à trouver le meilleur parcours pour circuler le plus vite possible. Un porte-carte - parfois rotatif - fixé au guidon du vélo est un équipement indispensable au concurrent.

Le ski-orientation

Pratiquer le ski-orientation - en anglais : Ski-O - s’apparente à la forme traditionnelle de la course d’orientation. La carte comporte des surcharges destinées à indiquer la praticabilité des sentiers et chemins enneigés et à mentionner les routes déneigées. Les espaces choisis pour les compétions comportent souvent un réseau de chemins très dense et les meilleurs concurrents arrivent à des jonctions toutes les quinze secondes. Un porte-carte fixé au buste du concurrent est un accessoire indispensable. La course d'orientation peut encore se pratiquer en raquettes à neige.

La piste d’orientation

La piste d’orientation - en anglais : Trail-O - est une variante de l’activité pratiquée par les personnes moins-valides. L’objectif est la précision et non la rapidité. Il s’agit de déterminer, tout au long d’un parcours accessible, lesquels des postes de contrôle parmi d’autres sont ceux représentés sur la carte. Autre possibilité : indiquer sur une carte l’emplacement de postes de contrôle placés à 30 ou 40 mètres de distance. Les cartes sont généralement à l’échelle de 1:5 000.

Liens extérieurs



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