| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
Présentation
Sport méconnu parmi les différentes pratiques du cyclisme, on considère le VTT de Descente comme un véritable sport mécanique. Le but : descendre des sentiers techniques ou des pistes spécialement conçues à travers la montagne, en compétition (Descente chronométrée) ou de manière libre (Freeride). C'est un sport qui nécessite de réelles aptitudes physiques, car il ne suffit pas de se laisser simplement aller dans la pente. Il faut faire preuve d'engagement, de technicité et posséder un sens aiguisé du pilotage pour affronter les racines, dévers, bosses, sauts et autres obstacles naturels rencontrés lors d'une descente.
Le Matériel
Pour pratiquer cette discipline, le matériel adapté est essentiel, voire obligatoire. Le pilote doit s'équiper d'un casque intégral, de lunettes ou d'un masque, de gants longs et également de protections. Leur rôle est essentiel pour se protéger des chutes (glissades ou chocs) mais aussi des projections. Il existe ainsi des protections spécifiques qui recouvrent: les avant-bras, les coudes, les épaules, la colonne vertébrale, les hanches, les genoux ainsi que les tibias.
La monture est très spéciale. Pour la descente, le VTT doit être avant tout résistant, disposer de suspensions efficaces et d'un freinage puissant. On s'éloigne alors de l'idée classique du VTT pour se rapprocher de la moto, et notamment du motocross. Les avancées technologiques permettent de réaliser aujourd'hui des VTT de Descente extrèmement perfectionnés, surtout dans le domaine des suspensions. Toutefois les fabricants proposent également à des tarifs moins onéreux des VTT efficaces et fiables pour pratiquer la descente sans se ruiner.
A l'image du ski, le VTT de Descente apporte de grandes sensations, dès que l'on atteint une vitesse élevée ou que l'on franchit des obstacles importants. Pour les pratiquants, et notamment les freeriders, cette discipline rejoint parfaitement l'esprit des sports de glisse : adrénaline, vitesse, maîtrise de soi, recherche de style et de fluidité. Le plaisir est ce qui guide ces cyclistes, au contraire d'autres pratiques qui mettent l'accent sur l'endurance ou la résistance physique. Les pratiquants sont des amoureux de la nature, tant elle leur offre une diversité de terrains de jeu. Partout où il y a de la pente, le descendeur peut s'exprimer. Cette volonté d'exploiter au maximum le terrain, même loin des montagnes, a conduit à l'émergence de pratiques alternatives: le freeride extrême, le dirt, le boarder cross (ou dual slalom) et le street.
Le freeride extrême est l'engagement maximum possible au guidon d'un VTT. Il s'agit d'effectuer des sauts très hauts, très impressionnants. La réception (la principale difficulté) se fait dans une pente très raide, à la manière des skieurs qui sautent des barres rocheuses.
Le dirt consiste à réaliser des figures en s'éjectant sur des bosses artificielles. Cette discipline, inventée depuis de nombreuses années par les pratiquant du BMX, s'est récemment adaptée au VTT. Les figures sont reprises également: no hand, no foot, superman, backflip, tabletop... Tout un langage qui désigne les figures possibles en dirt. C'est très spectaculaire et cela nécessite un apprentissage et un entraînement importants pour le pratiquer sans risques.
Le boarder cross est une course à quatre (ou à deux en dual slalom) qui s'effectue sur un parcours spectaculaire fait de virages relevés, de grosses bosses et de sauts. Les pilotes partent de front et disputent la première place tout en franchissant les obstacles. La piste est relativement courte et le temps réalisée dépasse rarement la minute. Il faut faire preuve de rapidité, de vivacité et d'une dose de caractère lors des coudes à coudes. Le dual slalom se distingue aussi concernant le parcours: il n'y a pas de contact entre les deux pilotes, la piste est divisée en deux tracés parallèles.
Le street, c'est la pratique urbaine et décalée du VTT. Comme le bmx et le skate, les streeters exploitent le mobilier, les escaliers, les murets et autres bancs pour réaliser des sauts, des figures, etc. Là aussi, l'esthétisme et la technicité sont essentiels. L'imagination permet d'effectuer des mouvements originaux ou dans des lieux inattendus.


