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La Seconde Guerre mondiale (également intitulée la grande guerre patriotique en Russie et ce qui était l'Union soviétique) est le conflit armé le plus important que l'Humanité ait connu, tuant environ 2 % de la population mondiale, soit 56 millions de personnes, dont une grande partie de civils. Elle a commencé en 1939, et même en 1937 en Asie, pour se terminer en 1945. Ce conflit opposa, de façon schématique, deux camps : les Alliés et l'Axe.
Article détaillé : Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale est tristement célèbre pour le sommet de souffrance auquel l'humanité s'est elle-même soumise. La déportation en camps de concentration et camps de travail et l'extermination de populations entières (Juifs, Tziganes, homosexuel(le)s, Témoins de Jéhovah, Slaves, etc.) commandées par le régime nazi. Les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis. Les massacres massifs de populations et de combattants perpétrés par les forces japonaises principalement en Chine. Les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis et des unités japonaises. Les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) puis par les Alliés sur une échelle bien plus grande avec du napalm (Tokyo au Japon, Dresde (35 000 morts) et Hambourg en Allemagne). Et pour la première et unique fois en plus de 50 ans, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées par les États-Unis ont explosé à trois jours d'intervalle, à Hiroshima et Nagasaki au Japon.
Dès 1936 les futurs belligérants européens de la Seconde Guerre mondiale commencent à s'affronter plus ou moins directement dans le cadre de la Guerre civile espagnole (brigades d'engagés volontaires, parmi lesquels on trouvera - côté républicain, André Malraux et George Orwell). À l'exposition internationale de 1937, les pavillons allemand et soviétique, situés face à face, s'opposent symboliquement.
La France et le Royaume-Uni
déclarèrent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, en réaction à l'invasion allemande de la Pologne le 1er septembre 1939, un traité les liant à ce pays et. L'Union soviétique occupa la partie convenue dans le pacte germano-soviétique puis attaqua la Finlande le 30 novembre 1939 avec laquelle elle signa une paix à Moscou le
12 mars 1940, confrontée à une résistance
inattendue.
L'Allemagne prit la Norvège, repoussant l'intervention du Royaume-Uni et de la
France.
Les gouvernements français et britannique ne prenant pas l'initiative de l'attaque, aucune agression ne se produit pendant
plusieurs mois (« Drôle de guerre ») jusqu'à
l'invasion soudaine des Pays-Bas, du Luxembourg, de la France et de la Belgique par l'Allemagne en mai-juin 1940 (Blitzkrieg ou
guerre-éclair).
L'Allemagne coule deux navires mexicains au cours du mois de mai 1942. Devant son refus de payer des dommages et intérêts, le parlement mexicain lui déclare la guerre le 2 juin 1942. L'aviation mexicaine participera à la guerre du Pacifique.
L'Italie change de camp en 1943 et la Roumanie en 1944.
L'Allemagne nazie capitule le 7 mai 1945, et c'est officiellement le 8 mai 1945 qu'est proclamé l'armistice qui met fin à la guerre en Europe. Le 8 mai est depuis lors (hormis en 1981 à titre expérimental) un jour férié en France. En Asie, elle s'acheva le 2 septembre 1945 lorsque le Japon reconnut sa défaite et capitula sans condition après le largage, par les États-Unis, des deux premières bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki.
Les gaz de combat ne furent utilisés que contre les civils, notamment dans les camps d'extermination. Pourtant les deux camps en possédaient. Des réserves importantes de gas tabun et sarin retrouvés en Allemagne en 1945, suffisantes pour tuer des millions de personnes, furent immergés dans des caissons de béton sous la Manche. On s'inquiète de leur état de conservation aujourd'hui.
Article détaillé :Chronologie de la Seconde Guerre mondiale
Après la Première Guerre mondiale et le traité de Versailles de 1919 s'était posé le problème de la compensation que l'Allemagne devrait payer aux vainqueurs. Le Royaume-Uni obtint les colonies et la France, sur le sol de laquelle s'était passé une grande part des combats, le paiement d'une forte indemnité ainsi que la récupération des deux provinces (l'Alsace et la Moselle) annexées par Bismarck après la guerre de 1870. Les États-Unis d'Amérique étaient devenus de gros créanciers et n'avaient pas de raison, ayant eux-mêmes subi de lourdes pertes, d'effacer les dettes d'achats de matériel de guerre et de carburant par leurs alliés.
La Russie et ses satellites immédiats étaient devenus l'Union soviétique communiste, tandis que de nouveaux États étaient créés en Europe centrale en particulier par le démembrement de l'empire austro-hongrois.
En Allemagne, les difficultés économiques (inflation galopante des années 1920) et politiques (la faiblesse de la République de Weimar) permirent à un parti nationaliste, le NSDAP (national-socialiste, ou nazi) et à son chef Adolf Hitler de prendre le pouvoir légalement en 1933. Très vite, Hitler restaura en Allemagne le service militaire généralisé interdit par le traité de Versailles, remilitarisa la Rhénanie (1936) et mit en œuvre une politique étrangère agressive destinée à regrouper au sein d'un même État les populations germanophones d'Europe centrale, en commençant par l'Autriche (Anschluss, mars 1938) et l'ouest de la Tchécoslovaquie (Sudètes, en septembre 1938). L'annexion des Sudètes fut entérinée à Munich en septembre 1938 lors d'une conférence où le français Édouard Daladier et l'anglais Neville Chamberlain se fiaient aux dires d'Hitler selon lequel ce serait la dernière revendication du IIIe Reich. Celui-ci occupa pourtant peu après de vastes pans de la Tchécoslovaquie : la Bohême et la Moravie (mars 1939). Hitler s'empara également de Memel en Lituanie.
Le corridor de Dantzig (aujourd'hui Gdańsk), ancienne ville prussienne détachée de l'Allemagne après 1918, constituait un élément important d'instabilité, car Berlin revendiquait désormais ouvertement sa restitution. En outre, depuis 1922, l'Italie était sous le joug d'un autre parti fasciste, dirigé par Benito Mussolini.
Le Japon, modernisé à partir de l'ère Meiji, développa depuis la fin du XIXe siècle sa puissance économique et militaire, s'accordant ainsi une place centrale et peu à peu hégémonique en Extrême-Orient.
Dès 1894, le Japon affronte la Chine au sujet d'une controverse sur la Corée. Cette guerre, où de nombreux commentateurs prédisaient la victoire de la Chine impériale face au petit Japon, vit l'armée nippone écraser les forces chinoises, notamment grâce à leur supériorité technologique. De cette victoire, le Japon obtint la cession de Taiwan, des îles Pescadores et de la presqu'île du Liao-dong.
Mais la Russie, y voyant un moyen d'accroître sa domination locale, paie les dettes de guerres de la Chine auprès du Japon et, soutenu par l'Allemagne et la France, humilie Tokyo en imposant la restitution de la péninsule de Liao-dong à la Chine. La Russie et le Japon sont à ce moment impliqués dans une lutte d'influence dans la partie nord-est de la Chine, alors dominée par les puissances occidentales. La Russie obtient la concession de la construction du « transmandchourien » et accroît sa présence militaire dans le secteur, avec notamment la création d'une base navale à Port-Arthur, dans la partie sud de la péninsule de Liao-dong. La politique agressive des Russes les menant à s'intéresser à un développement de leur influence dans toute la Mandchourie et en Corée, le Japon s'en inquiète et tente dans un premier temps de négocier un partage des aires d'influence en Mandchourie. Mais Moscou les mésestime et la conciliation n'aboutit pas.
C'est pourquoi en 1904 les Japonais détruisent sans déclaration de guerre la flotte russe dans la rade de Port-Arthur. Le Japon, bien préparé, a ainsi la domination des mers et est proche de ses bases. À l'inverse, minée par des tensions internes, dirigée à l'est par un commandement incompétent et ne parvenant pas à assurer une liaison efficace avec l'ouest en raison d'un transsibérien à voie unique, la Russie ne peut faire le poids et essuie de lourdes défaites. La guerre russo-japonaise se solde en 1905 par une armistice qui humilie la Russie, laissant au Japon le Liao-dung, la moitié de l'île de Sakhaline et la prééminence sur la Corée. Le Japon devient le premier pays asiatique à avoir vaincu une puissance occidentale, ce qui lui confère un prestige qui restera intact jusqu'en 1945.
En 1914, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne et récupère à la fin de la guerre les possessions allemandes du Pacifique. En 1931, au prétexte d'incidents transfrontaliers, le Japon envahit le nord de la Chine qui devient en 1932 le Mandchoukouo, État indépendant sous protectorat japonais. L'année suivante, le Japon quitte la SDN, puis, en 1937, profitant de la faiblesse d'une Chine secouée par la guerre civile entre les troupes communistes et républicaines, il occupe une partie nord-est de ce pays. La tentative d'occupation de la Manchourie est brisée par l'Union Soviétique.
Pour permettre l'accomplissement de son expansionisme militaire sur l'Asie orientale et le contrôle des ressources de l'Asie du Sud est il lui faut cependant détruire la principale menace qui subsiste dans le Pacifique : la force navale américaine basée à Hawaii.
Après s'être assuré que l'URSS participerait au démembrement des pays entre eux en signant le pacte Molotov-Ribbentrop, Hitler lança ses armées sur la
Pologne, le 1er septembre 1939,
sans faire de déclaration de guerre à celle-ci (voir: incident
de Gleiwitz). En application des alliances et parce qu'ils agissaient avec un mouvement de retard, la France et le
Royaume-Uni déclarèrent la guerre à l'Allemagne, mais n'apportèrent aucune aide à la Pologne. Les Allemands utilisèrent alors
pour la première fois la tactique de la « guerre éclair » (Blitzkrieg), qui assura à la Wehrmacht une victoire rapide
malgré la contre-offensive de la Bsura. L'URSS prit alors sa part de la Pologne ainsi que les États baltes, et se lança dans une attaque difficile de la Finlande pour lui prendre la Carélie.
Après sa première campagne victorieuse, Hitler se tourna vers l'ouest, mais rien ne se passa sur ce front pendant plusieurs mois.
Retranchés derrière la ligne Maginot, les Français attendaient l'assaut
allemand pour l'endiguer. C'est la drôle de guerre. Mais la stratégie française du généralissime Gamelin fut prise en
défaut lorsqu'en mai 1940, l'Allemagne lança l'opération Marita, une vaste offensive sur
les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg violant la neutralité de ces États,
puis à travers les Ardennes – la percée de Sedan – afin de
prendre à revers la ligne Maginot.
Les armées franco-britanniques, se repliant vers le nord pour éviter l'encerclement, se retrouvèrent finalement piégées autour de
Dunkerque. L'armée britannique évacua à Dunkerque en
abandonnant son équipement lourd, et de très nombreux soldats français furent faits prisonniers. Gamelin démissionna. Il fut
remplacé par le général Weygand, qui mit en place une ligne de défense le long de la somme, jusqu'à la ligne Maginot. Cette
action ne pouvait guère être qu'un baroud d'honneur, la France n'ayant plus de réserve. Après quelques jours de combats acharnés,
cette ligne est percée. Dès lors, plus rien ne peux enrailler l'avancée nazie. Le gouvernement français provisoire fut contraint de signer un armistice, le 22 juin (à Rethondes dans le wagon de l'armistice),
laissant à l'Allemagne le contrôle de la partie nord et ouest de son territoire et acceptant la réannexion de l'Alsace et de la
Moselle.
Pendant ce temps, l'Italie avait aussi attaqué la France, mais ne progressait que de quelques kilomètres, stoppée par la forte
résistance des rares unités françaises qui défendaient la frontière en Provence.
L'Allemagne fut cependant incapable de détruire la Royal Air Force dans la Bataille d'Angleterre et d'obtenir la supériorité aérienne nécessaire pour envahir les îles britanniques. Par conséquent, elle commença une campagne de bombardement (dite le Blitz, l'éclair), notamment sur des villes comme Coventry et un blocus (dit Bataille de l'Atlantique) par sous-marins pour affaiblir le Royaume-Uni. Mais ce fut un échec car l'Allemagne ne parvint pas à briser la résistance britannique.
Voyant les succès de l'Allemagne, Mussolini voulut aussi lancer son pays dans les conquêtes. Il avait déjà occupé l'Albanie au début de 1939, et il décida d'attaquer la Grèce. Mais la résistance grecque fut farouche et les Italiens reculèrent en Albanie. L'Allemagne intervint, vainquit rapidement la Grèce et l'occupa. Afin de s'assurer le contrôle de l'ensemble des Balkans, l'Allemagne attaqua également la Yougoslavie.
En juin 1941, l'Allemagne attaqua l'Union soviétique lors de l'opération Barbarossa et prit de grandes portions de territoires, capturant de nombreux soldats. Cependant, les Soviétiques déplacèrent leur base industrielle dans l'Oural, tandis qu'une défense tenace aidée par un climat difficile leur permit de ne pas évacuer des centres importants comme Moscou et Leningrad.
Au printemps 1942, l'armée allemande reprit l'offensive en concentrant celle-ci vers les champs de pétrole du Caucase, au sud. À la fin de l'année, la VIe armée, avec plus de 300 000 hommes, fut détruite à Stalingrad qui représentait un verrou pour le contrôle du Caucase. En 1943, la Wehrmacht reprit l'initiative à la Kharkov mais fut brisée à la grande bataille de Koursk.
En 1943, après un débarquement en Sicile, puis un autre dans la péninsule italienne, les Alliés avancèrent en Italie. Mussolini chassé, le pays capitula et se rangea du côté des Alliés. Néanmoins, l'Allemagne put tenir une ligne de défense dans les montagnes qui freina cette progression dans la péninsule.
Les alliés prirent pied en Normandie avec l'opération Overlord à partir du 6 juin 1944, puis en août (à partir du 15), en Provence avec l'opération Anvil Dragoon, pour libérer la France et
ouvrir un deuxième front soulageant les forces soviétiques. L'Allemagne tenta une contre-offensive désespérée dans la Bataille des Ardennes en décembre, où elle perdit ses dernières
réserves militaires.
En 1945, les Alliés purent franchir le Rhin et
occuper de vastes secteurs de l'ouest et du sud de l'Allemagne, tandis que, à l'est, les Soviétiques progressaient de façon
continue, libérant l'Europe centrale puis atteignant Berlin. Hitler se suicide le
30 avril. L'Allemagne ayant perdu la guerre elle se rend sans condition le 7 mai 1945. Le troisième Reich pour lequel Hitler prédisait
une durée d'un millénaire n'aura finalement semer la destruction qu'un peu plus de 12 ans.
L'armée italienne, partant de sa colonie de libye, attaqua les troupes britanniques et du Commonwealth en Égypte, mais fut mise en déroute jusqu'à ce que l'Allemagne la renforce. Des batailles se succédèrent alors, dans le désert d'Afrique du nord, entre les forces italiennes appuyées par l'Afrika-Korps de Rommel et la 8e armée britannique, jusqu'à la El Alamein. Celle-ci mit fin à la présence de l'Axe en Libye, quelques jours aprés le succés du débarquement allié en Afrique du Nord. Le 8 novembre 1942, en effet, les forces américaines et anglaises avaient débarqué par l'Opération Torch, au Maroc et en Algérie contrôlés par le gouvernement de Vichy. Ils réussirent, grace à la résistance française et à son putsch du 8 novembre 1942 à Alger, à surmonter la résistance initiale de l'armée d'armistice, et chassèrent finalement l'Axe du continent africain, avec l'aide des Français de la même Armée d'Afrique retournée et des Forces Françaises Libres. C'est d'Afrique du Nord que les Alliés purent alors organiser les débarquements en Sicile et en Italie en 1943, et en Provence en 1944.
Article détaillé : campagnes du Pacifique
L'expansionisme militaire du Japon ne pouvait plus désormais se réaliser sans détruire la principale menace qui pouvait encore s'opposer à lui dans le Pacifique : la force navale des États-Unis basée à Hawaii. Ceux-ci leur étaient déjà a priori hostiles d'autant qu'avec d'autres pays, les États-Unis avaient appliqué un embargo sur les matières premières. Réemployant la stratégie qui lui avait réussit contre la Russie, le Japon décida de bombarder Pearl Harbor le 7 décembre 1941 par surprise. La flotte fut fortement endommagée mais les porte-avions étaient en mer. Simultanément, l'armée japonaise occupa les possessions françaises, britanniques et américaines d'Asie du sud-est comme l'Indochine, Hong Kong, Singapour et les Philippines avec l'intention de prendre les champs pétroliers de Malaisie et même menacer l'Australie.
En mai 1942, la bataille entre porte-avions de la Mer de corail tourna à l'avantage des alliés. Un mois plus tard, ce fut accentué par celle de Midway.
Malgré la priorité donnée à la guerre contre l'Allemagne et la détermination de l'armée japonaise, les Alliés reprirent peu à peu les îles du Pacifique comme à Guadalcanal, les Salomons puis les Philippines après la bataille du golfe de Leyte.
L'armée nationaliste du Kuomintang sous Chiang Kai-shek et les communistes sous Mao Zedong firent front commun contre les Japonais mais sans coopérer.
La capture des îles proches du Japon comme Iwo Jima et Okinawa permit de lancer des attaques aériennes directes. L'Union soviétique déclara la guerre au Japon au début de 1945, attaquant d'abord en Mandchourie. Tokyo subit un bombardement incendiaire tandis que Hiroshima et Nagasaki (ce devait être Kokura) subirent une attaque nucléaire, provoquant la reddition sans condition du Japon le 15 août 1945, confirmée par la signature des actes officiels le 2 septembre à bord de l'USS Missouri.
La Seconde Guerre mondiale contribua, à travers son bilan plus ou moins préjudiciable aux participants, à l'émergence de deux superpuissances qui allaient se partager le monde : les États-Unis d'Amérique (USA) et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).
La Société des Nations, à laquelle on imputait d'avoir échoué à empêcher la guerre, fut remplacée par l'Organisation des Nations unies. La charte des Nations Unies fut rédigée à San Francisco en juin 1945.
La hiérarchie nazie fut jugée et condamnée pour crimes contre l'humanité lors d'un procès international à Nuremberg.
La recherche scientifique et la technique, dans l'ensemble, bénéficièrent d'une forte impulsion, en particulier pour la maîtrise de l'atome dans le projet Manhattan.
Les autres alliés en effet, et si l'on excepte le Royaume-Uni, eurent un rôle mineur ou bien furent écartés des négociations qui aboutirent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam. Cette situation, qui portait en elle les germes de la Guerre froide, devait durer jusqu'en 1989.
Le Royaume-Uni sortit considérablement affaibli de la guerre. Celui-ci, en effet, avait consacré la fin des puissances coloniales. Par la suite, les îles britanniques connurent une crise sans précédent, due à la reconstruction et à la restructuration de son économie.
Après la bataille de Normandie le général de Gaulle parvint à convaincre les alliés que la France devait avoir une stature complète dans la situation de l’après guerre avec tous les attributs dont l’occupation d’une partie de l’Allemagne, un siège permanent à l’ONU, etc ...
La Libération s'accompagna d'une épuration des personnes suspectées à tort ou à raison d'avoir collaboré (une importante proportion fut exécutée sans jugement). La mise à l'écart attendue des communistes qui avaient participé à la Résistance n'eut pas lieu immédiatement : il se forma d'abord un gouvernement d'union, entre communistes et gaullistes d'une part, représentant la Résistance (réunis au sein du Conseil national de la Résistance), et les radicaux, du centre gauche, regroupant des hommes politiques d'avant-guerre si possible non compromis dans la collaboration.
Les États-Unis d'Amérique prirent l'initiative d'avoir une attitude positive. Ils imposèrent la démocratie, particulièrement au Japon, à travers une épuration et un contrôle des rouages de l'État et de l'éducation. Parallèlement, ils fournirent une aide économique à la reconstruction, connue sous le nom de plan Marshall. Le plan Marshall, notamment, permit l'achat de haut-fourneaux en France et en Allemagne.
Staline ne fut pas en reste, du moins dans un premier temps, et prononça la dissolution du Kommintern en 1943, puis du parti communiste des États-Unis en 1944 (d'après Eric Hobsbawm).
L'Union soviétique mit en place des régimes qui lui étaient dévoués dans les pays d'Europe centrale y compris dans la partie de l'Allemagne sous son contrôle. La division connue sous le nom de rideau de fer fut par la suite le théâtre de la Guerre froide.
L'expression hébraïque Shoah (anéantissement) désigne l'extermination en masse, environ 6 millions, des juifs perpétrée par les nazis durant la guerre. D’autres types de population comme les Tziganes, les homosexuels, les communistes, les handicapés, les résistants subirent ce genre de liquidation.
Elle fut essentiellement effectuée par la déportation vers des camps d'extermination construits par les nazis dans lesquels les victimes étaient gazées en masse. Les principaux camps d'extermination étaient Auschwitz-Birkenau (où périrent plus d'un million de personnes), Treblinka, Majdanek, Sobibor, Belzec et Chelmno. Il faut distinguer ces camps des camps de concentration.
De nombreux massacres de civils ou crimes de guerre furent perpétrés au cours de ce conflit :
Voir aussi : Mémorial des victimes de la Seconde Guerre mondiale
Il y avait en Europe centrale (Prusse, Tchécoslovaquie, Pologne et pays baltes) des implantations allemandes depuis de nombreux siècles. Les Allemands des Sudètes, qui ont demandé le rattachement à l'Allemagne, avaient servi de prétexte au démantèlement de la Tchécoslovaquie, accordé par les Accords de Munich en 1938.
Après la prise de ces territoires par l'armée soviétique, de nombreux Allemands furent expulsés ou quittèrent ces régions pour l'Allemagne ou l'Autriche, dans des conditions souvent dramatiques.
| Bãtiments | Alliés | Axe | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| France | Royaume-Uni | Total | Allemage | Italie | Total | |
| Porte-aéronefs | 1 | 8 | 9 | |||
| Cuirassés | 7 | 12 | 19 | 5 | 2 | 7 |
| Croiseurs | 19 | 50 | 69 | 6 | 22 | 28 |
| Destroyers | 70 | 94 | 164 | 17 | 59 | 76 |
| Sous-marins | 77 | 38 | 115 | 57 | 115 | 172 |
| Escorteurs | 87 | 87 | ||||
La Seconde Guerre mondiale a vu un développement très important des armes de tous types, en puissance et en quantité. Voir Armes utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans plusieurs pays occupés par l'Allemagne, un gouvernement de collaboration se mit en place :
Le Japon créa dans le nord de la Chine le Mandchoukouo, un état fantoche et vassal sur lequel était installé Pu Yi,
| Pays | Militaires | Civils | Total |
|---|---|---|---|
| URSS | 13 600 000 | 7 700 000 | 21 300 000 |
| Chine | 1 324 000 | 10 000 000 | 11 324 000 |
| Allemagne | 3 250 000 | 3 810 000 | 7 060 000 |
| Pologne | 850 000 | 6 000 000 | 6 850 000 |
| Japon | 1 300 000 | 700 000 | 2 000 000 |
| Yougoslavie | 300 000 | 1 400 000 | 1 706 000 |
| Roumanie | 520 000 | 465 000 | 985 000 |
| France | 340 000 | 470 000 | 810 000 |
| Hongrie | - | - | 750 000 |
| Autriche | 380 000 | 145 000 | 525 000 |
| Grèce | - | - | 520 000 |
| États-Unis | 500 000 | - | 500 000 |
| Italie | 330 000 | 80 000 | 410 000 |
| Tchécoslovaquie | - | - | 400 000 |
| Royaume-Uni | 326 000 | 62 000 | 388 000 |
| Pays-Bas | 198 000 | 12 000 | 210 000 |
| Belgique | 76 000 | 12 000 | 88 000 |
| Finlande | - | - | 84 000 |
| Canada | 39 000 | - | 39 000 |
| Inde | 36 000 | - | 36 000 |
| Australie | 29 000 | - | 29 000 |
| Albanie | - | - | 28 000 |
| Espagne | 12 000 | 10 000 | 22 000 |
| Bulgarie | 19 000 | 2 000 | 21 000 |
| Nouvelle-Zélande | 12 000 | - | 12 000 |
| Norvège | - | - | 10 262 |
| Afrique du Nord | 9 000 | - | 9 000 |
| Luxembourg | - | - | 5 000 |
| Danemark | 4 000 | - | 4 000 |
| Nombre total des victimes | - | - | 56 125 262 |
Article détailé: Liste des principaux acteurs associés à la Seconde Guerre mondiale
De nombreux films ont été faits sur la Seconde Guerre mondiale. Voir Films sur la Seconde Guerre mondiale.
La typographie exacte pour les Première et Seconde Guerres mondiales en français est bien une majuscule aux deux premiers termes (Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale). Par ailleurs, on désigne le deuxième conflit par Seconde Guerre mondiale et non Deuxième Guerre mondiale par superstition car, en français comme dans d'autres langues, le terme deuxième appelle à une suite numérale alors que le terme second définit la fin de l'énumération, mettant ainsi fin en principe aux conflits mondiaux, la Seconde Guerre mondiale étant ainsi marquée pour le moment comme la Dernière guerre.


