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Diacritiques de l'alphabet latin

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Cet article fait partie de la série
Diacritique
diacritiques de l'alphabet latin
diacritiques de l'alphabet grec
diacritiques de l'alphabet cyrillique
diacritiques de l'alphabet arabe
diacritiques de la devanâgarî
diacritiques de l'alphabet tibétain
diacritiques des syllabaires japonais


L'alphabet latin a connu, d'abord dans le monde occidental puis après les différentes périodes de colonisation, partout dans le monde, une extension géographique considérable : tout au long de son histoire, il a été conservé ou emprunté par de nombreux peuples qui s'en sont servi pour noter leur langue. À l'origine destiné à la langue des Romains, qu'il ne transcrivait déjà pas très fidèlement, son nombre réduit de lettres en a montré les limites : les langues l'utilisant ont dû, pour étendre les possibilités d'une transcription plus fidèle, soit façonner de nouvelles lettres, soit créer de nouvelles unités au moyen de plusieurs signes (comme les digrammes) soit, enfin, modifier des lettres existantes au moyen de diacritiques.

Les signes obtenus peuvent être considérés comme de nouveaux graphèmes (ils sont dans ce cas inclus dans l'alphabet de la langue), ou comme des variantes du graphème fondamental qui les porte (ils ne sont alors pas répertoriés dans l'alphabet). Cette distinction est très importante pour le classement alphabétique des mots d'un dictionnaire, par exemple. Ainsi, en castillan, la lettre diacritée ñ (n tildé) est considérée comme une lettre indépendante, classée à la suite de n, tandis qu'en français aucune des variantes diacritées de e (soient é, è, ê et ë) n'est classée autrement que si elle ne portait aucun diacritique. En castillan, toujours, á, é, í, ó, et ú ne sont cependant pas considérées comme des graphèmes mais comme des variantes.

L'alphabet phonétique international fait grand usage de diacritiques ; ceux qui lui sont propres seront aussi traités dans cette série d'articles. Enfin, les diacritiques utilisés en français font l'objet d'articles supplémentaires.

Sommaire

Introduction

L'utilisation de diacritiques s'est avérée très féconde et le mouvement s'est accéléré au XVIIIe siècle quand il s'est agi de transmettre rigoureusement des textes ou des énoncés de langues lointaines qu'on découvrait : les transcriptions et translittérations en lettres latines, c'est-à-dire la romanisation, a nécessité l'utilisation en nombre important de diacritiques. Il ne serait en effet pas aisé de lire une transcription dans laquelle certaines lettres seraient inventées. Les divers alphabets phonétiques, issus des recherches nouvelles en phonétique et phonologie, ont eux aussi eu recours à ce procédé pour étendre leur nombre de caractères. Sachant, enfin, que de nombreuses langues ne sont pas écrites ou depuis peu, c'est maintenant presque exclusivement en alphabet latin étendu qu'elles sont notées par les linguistes, au moyen d'outils comme l'alphabet phonétique international. L'alphabet pan-nigérian est à cet égard représentatif.

Dans les premiers temps de l'alphabet latin, il n'existait pour ainsi dire aucune ponctuation (si l'on exclut l'usage sporadique du point médian séparateur de mots), aucun diacritique. C'est cependant dès la fin du IIe siècle avant notre ère qu'apparaît un premier diacritique, dit apex (en latin : « pointe »), qui n'est pas d'usage systématique, loin s'en faut, ni toujours utilisé à « bon » escient, si son rôle est bien d'indiquer la présence de voyelles longues. Il est assez courant sous l'Empire. L'apex, qui ressemble à un accent aigu, ne se place cependant pas sur la lettre I qui, elle, est tracée plus grande que la normale :

CIVIS, TÉLA, CÓRAM

Dans les images ci-dessus, on lit CORVINUS et SILANUS (à gauche), FÉCIT (à droite).

Le procédé ne s'est cependant pas suffisamment répandu pour être passé dans les usages postérieurs. Il se limite au latin. Ce qui, en revanche, a pris une ampleur importante depuis les débuts de l'alphabet latin, ce sont les abréviations, lesquelles peuvent être signalées dans le texte au moyen de signes qui, changeant de sens, deviennent ensuite (généralement au Moyen Âge) des diacritiques. C'est le cas du titulus (« titre » ; le mot est devenu tilde ; exemple : annu > an̅u > año, « an » en castillan) et du punctum delens (« point effaçant » ; ainsi en gaélique : mo ḟele, « mon incantation », mo ċú, « mon chien », écrits actuellement mo fhele, mo chú).

Liste des diacritiques

Forme des diacritiques
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Forme des diacritiques

Diacritiques suscrits

L'accent aigu en français constitue un article séparé.
L'accent circonflexe est décrit dans l'article qui lui est consacré.
Cet accent étant d'un usage complexe en français, l'accent circonflexe en français constitue un article séparé.
C'est à l'initiative de Corneille que cet accent a été introduit en français, afin de faire la différence entre la voyelle ouverte (è) et la voyelle fermée (é), qui étaient jusque là notées de la même manière (é).
L'accent grave en français constitue un article séparé.
Consulter Point suscrit ; voir aussi le point en ponctuation.
Le tréma en français constitue un article séparé.

Souscrits

La cédille en français constitue un article séparé.

Adscrits

Inscrits

Articles connexes




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