Diode de Fleming
Historique
En 1904, la première diode, appelée valve de
Fleming ou diode de Fleming, fut un
détecteur d'ondes radio très bien accueilli à un moment où le cohéreur inventé
par Branly était pratiquement la seule solution pour la détection de ces ondes. C'est une application directe de l'effet Édison découvert en 1883.
Composition
Cette diode est une lampe à vide, elle se
compose de:
- Un filament en tungstène alimenté par un courant électrique à basse tension, la cathode qui est chargée d'émettre des électrons.
- Une anode ou plaque, cylindre de tôle mince entourant la cathode.
- Le tout est enfermé dans une ampoule en verre dans lequel un vide très poussé a été effectué.
- Lorsque la cathode est chauffée, elle émet des électrons qui peuvent être captés par l'anode chargé positivement par rapport
à la cathode.
Le courant maximum pouvant traverser la diode dépend de la nature et, de la température de la cathode.
Applications
- Outre la fonction de détection, la diode a permis le redressement du courant alternatif, surtout à l'aide de différents gazs ou
de vapeur de mercure.
- Aujourd'hui la diode sous vide n'est presque plus utilisée, sauf dans des cas bien particuliers (amplificateurs à lampes) chez les audiophiles. Ces diodes sont très recherchées
pour la réparation des anciens postes de radio.

Schéma d'une diode de
Fleming

