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Science


La science (du latin scientia, connaissance) consiste en :

Au cours des siècles s'est forgée la méthode scientifique.


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Il y eut des précurseurs, comme Roger Bacon, Galileo Galilei ou Blaise Pascal, qui tous trois mirent en évidence des erreurs dans l'enseignement d'Aristote en utilisant la méthode expérimentale.

Le mot Science peut ne pas désigner exactement la même chose en fonction des cultures. par exemple, à Londres, le Science Museum regroupe indifférement la présentation de sciences fondamentales et de techniques d'application de celles-ci, considérées à titre égal comme de la science. En revanche à Paris, la Science (fondamentale) se présente dans le Palais de la Découverte tandis que les applications sont considérées comme relevant de la technique (sciences appliquées) et exposées au musée des Arts et Métiers. Mais un résultat scientifique ne peut être validé que s'il est reproductible par d'autres en d'autres endroits et à tout moment.

Albert Einstein, un scientifique célèbre
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Albert Einstein, un scientifique célèbre


Sommaire

Buts de la science

Le but de la science n'est pas d'avoir réponse à tout, mais de faire le tri des hypothèses possibles qui permettent de décrire ce qui est observable et quand cela est nécessaire de modifier ou même remplacer les hypothèses à la lumière de nouvelles observations ou données scientifiques.

La science ne peut pas produire de vérité absolue ; elle se contente de tirer des conclusions de l'observation méthodique de la nature ce qui a conduit à faire voler en éclat des « absolus » millénaires.

Des justifications ou réfutations scientifiques sont souvent proclamées pour tout et n'importe quoi sans avoir recours à la méthode scientifique.

La science ne dit pas ce qui est ou n'est pas : elle confronte les hypothèses à l'observation de la nature de façon méthodique.

La méthode scientifique

La science se caratérise par une méthode pour garantir sa validité et son objectivité. La méthode scientifique est l'étude systématique, contrôlée, empirique et critique d'hypothèses formulées sur les relations présumées entre différents phénomènes par la mesure : elle définit plus particulièrement les sciences expérimentales.

De prime abord, des sciences comme l'astronomie ou la météorologie, ne semblent pas se conformer à cette démarche. Pour autant, elles exploitent les résultats validés issus d'autres théories (électromagétisme, mécanique des fluides, thermodynamique, etc.). Par ailleurs, même si l'utilisation de simulations numériques est prépondérant, celles-ci sont confrontées en permanence avec les observations.

Par contre en sciences humaines (économie, ethnologie, psychologie, etc.), la démarche expérimentale est beaucoup plus délicate. L'aspect prédictif de la méthode appliquée aux phénomènes humains étant souvent mis en défaut, le mot science ne peut être rattaché à un domaine de connaissance que si la méthode scientifique est acceptée. un exemple : Mémoire de l'eau.

Histoire des sciences

L'histoire des sciences est une discipline qui étudie les relations passées entre sciences et sociétés, sciences et techniques, sciences et religions... Voir l'article Histoire des sciences.

Applications de la science

Il est souvent reproché aux scientifiques, voire à la science en général, de ne pas travailler dans le monde réel de la production immédiate. Pour autant, à chaque instant, l'homme utilise des objets ou des notions issues des découvertes scientifiques.

On nomme technique le procédé consistant à exploiter les résultats de la science pour créer des appareils ou objets nouveaux. Lorsque ces appareils donnent naissance à toute une industrie autonome (électrotechnique, automobile, aviation, informatique, internet, téléphonie), on parle alors de technologie, qui ne doit pas être confondue avec la technique.

Voir l'article détaillé applications de la science.

La recherche

L'ensemble des actions entreprises en vue d'améliorer et d'augmenter l'état des connaissances dans un domaine scientifique constitue la recherche scientifique. L'organisation et la prise en charge des activités de recherche constitue un enjeu important pour toutes les sociétés.

Voir l'article détaillé recherche scientifique.

Science et rationalité

La science se revendique comme l'application du raisonnement à l'exploration de la vérité. Il faut cependant noter que son objectif n'est pas d'expliquer la réalité mais de la décrire (répondre à la question comment plutôt qu'à la question pourquoi). La nuance est parfois ténue car certaines doctrines sont profondément liées à des théories scientifiques.

C'est par exemple le cas de l'évolutionnisme et de la théorie de l'évolution. Il est évident que la stricte compatibilité avec les résultat scientifiques, donne à ces idéologies un poids particulier. Elles mettent en cause des points trop importants pour les religions monothéistes toutes confondues (la Genèse).

Science et Foi

Nous avons vu qu'en science, une théorie est normalement incomplète, car elle ne peut décrire exhaustivement la complexité du monde réel. Il en est ainsi de toutes les théories, comme celle du Big Bang ou de l'évolution des espèces. Même si aujourd'hui celles-ci ont le soutien de beaucoup de spécialistes, les théories alternatives ont des arguments valables et on ne peut totalement les écarter. Pour autant, la création du monde en 7 jours décrite par la Bible ne peut plus être perçue comme un possible, et bien des croyants reconnaissent qu'une lecture littérale est peu compatible avec l'état actuel de nos connaissances et qu'il est plus sage de l'interpréter comme une parabole. Si la science ne fournit jamais de réponse définitive, il n'est plus possible de ne pas en tenir compte.

La foi (qu'elle soit religieuse, superstitieuse, pseudo-scientifique ou autre) a au contraire pour objectif de donner des vérités absolues d'une toute autre nature puisqu'elle relève d'une conviction personnelle invérifiable. En fait, l'une des fonctions des religions est de fournir du sens à des phénomènes qui ne sont pas explicables rationnellement. Les progrès de la connaissance entraînent donc parfois une remise en cause des dogmes religieux par la science. L'exécution de Giordano Bruno est un exemple des luttes d'influences que durent affronter les scientifiques.

A contrario, sauf à prétendre imposer sa foi (qui n'est autre qu'une conviction intimement personnelle et subjective) aux autres, il faut se défier de la tentation naturelle de qualifier de fait « scientifiquement prouvé » les extrapolations des modèles scientifiques au-delà de leur champ d'application.

Emploi abusif du mot science

Le mot sciences est parfois utilisé pour soutenir qu'il existe des preuves scientifiques là où il n'y a que croyance. Selon ses détracteurs c'est le cas du mouvement de scientologie. Selon ces derniers on devrait plutôt parler de sciences occultes.

Le terme science-fiction fait plus référence (en anglais) à la fiction scientifique, mais le français peut-être trompeur en évoquant une science dans la fiction. La science-fiction repose davantage sur l'utilisation - souvent partielle - de données scientifiques ou pseudo-scientifiques pour faciliter l'ouverture d'un espace de réflexion et d'imagination.

Seule le sous-genre de la hard SF ou hard science se revendique comme très attaché à la vérité scientifique.

Le problème de l'induction

La science ne fonctionne pas par méthode déductive pure. Une série d'expériences ne validerait en effet des résultats qu'effectués à une date et en un endroit particuliers, sans possibilité logique de les généraliser. Bertrand Russell mentionne dans son ouvrage Science et religion (chapitre La science est-elle superstitieuse ?) ce qu'il nomme le scandale de l'induction, et qu'il voit comme un mal nécessaire.

Le théorème de Cox-Jaynes établira sous des hypothèses raisonnables (« desiderata ») que l'induction par un modèle bayésien (utilisant soit des probabilités, soit n'importe quelle transformation monotone croissante plus commode de celles-ci) constitue une modélisation justifiée des niveaux de connaissance, ce qu'avait déjà pressenti Pierre-Simon Laplace.

Scientisme

La portée de la vérité scientifique est souvent surestimée.

Les 4 étapes :

n'ont pas pour vocation de fournir des vérités absolues mais uniquement d'affiner si besoin est des modèles antérieurs.

En d'autres termes, pour parvenir à une modélisation fiable, il faut forcément au départ prendre appui sur quelque chose, qui pourra se révéler plus tard une erreur. Cela n'a rien qui doive alarmer, et rappelle simplement qu'en science on avance dans la compréhension sur le réel en éliminant les hypothèses erronées. Cela permet de démarrer un processus, et de le réorienter dans la bonne direction ensuite.

Un principe est réputé vrai (« jusqu'à plus ample informé ») quand un consensus se dégage dans la communauté scientifique pour estimer que suffisamment d'indices convergent en faveur de ce résultat et que aucun résultat expérimental ne le contredit. La démarche est ici intersubjective, ce qui a suscité des mises en garde importantes de Thomas Kuhn aussi bien que de Paul Feyerabend.

La démarche scientifique, de par la remise en cause permanente des connaissances, admet que ces connaissances puissent comporter des aspects incomplets, voire inexacts; mais il faudra attendre de les avoir mis en évidence pour le savoir. Pour cette raison, on observe que lorsqu'une loi scientifique existante est violée, c'est le signe qu'une nouvelle découverte se profile. Il y a donc lieu de s'en réjouir et non de le déplorer.

Utiliser une théorie que l'on sait inexacte, et parfois même pas de théorie du tout, ne pose aucun problème dans certains cas :

L'essence de la science, à travers les générations, reste la remise en question permanente. Mais parfois aussi des idées nouvelles n'arrivent à bien se répandre qu'après le décès d'autres scientifiques devenus inconsciemment dépendants d'un modèle donné, dans lequel ils ont beaucoup investi, et qu'il ne souhaitent pas voir brusquement se dévaluer. Les voilà devenus en conséquence moins aptes à discerner les intérêts (éventuels) de nouveaux paradigmes qui en diffèrent trop. Leur attachement aux théories existantes a pu prendre un caractère, dans certains cas que l'on pourrait qualifier quasi-religieux.

Il se ne passe pas de génération sans qu'apparaissent quelques cas de ce genre.

Il arrive aussi, cela dit, que ce soient des théories nouvellement énoncées qui se révèlent des impasses. Voir Trofim Lyssenko.

Voir aussi :

Pseudosciences

Sont désignées sous le nom de pseudosciences les pratiques qui se réclament de la science tout en s'écartant de la méthode scientifique mais en en mimant certains aspects. On peut citer par exemple l'astrologie, l'homéopathie, la morphopsychologie (voir culte du cargo).

Les sciences occultes et sciences traditionnelles existent depuis l'Antiquité, elles consistent en un ensemble de connaissances et de pratiques mystérieuses ayant pour but de pénétrer et dominer les secrets de la nature. Au cours des derniers siècles, elles ont été progressivement exclues du champ de la science. Le philosophe Karl Popper s'est longuement interrogé sur la nature de la démarcation entre science et pseudo-science. Dans son ouvrage Conjecture et réfutations, après avoir remarqué qu'il est possible de trouver des observations pour confirmer à peu près n'importe quelle théorie, il propose une méthodologie fondée sur la réfutabilité. Une théorie doit selon lui, pour mériter le qualificatif de « scientifique », pouvoir garantir l'impossibilité de certains événements. Elle devient dès lors réfutable, donc (et alors seulement) propre à s'intégrer dans une démarche scientifique. Il suffirait en effet d'observer un de ces événements pour invalider la théorie, et orienter par conséquent sur une amélioration de celle-ci.

Le prix Nobel d'économie Paul Samuelson admet que l'économique ne fait pas partie de ces sciences réfutables. Il avait en effet coutume de dire, de façon sarcastique : « grâce à la théorie, les économistes sont arrivés à prévoir neuf des cinq dernières crises ».

Voir aussi

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