| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
Attitude freudienne consistant à mettre à distance les personnes, événements, etc. Dans la vie courante : prendre du recul. C'est souvent une attitude de défense, de (re)considération ou de remise en cause. Produit, lorsque l'on se met soi-même à distance, un effet de dédoublement (écho) qui peut aller jusqu'à la derréalisation.
![]() |
| Cet article fait partie de la série Théâtre |
| Listes |
|
Acteurs / actrices |
| Voir aussi |
|
L'histoire du théâtre |
| Théâtres traditionnels |
La distanciation est un principe théâtral lié au départ à la dramaturgie de Bertolt Brecht.
Se positionnant à l'inverse du théâtre aristotélicien, le théâtre épique se fonde, selon Brecht, sur la distanciation (Verfremdungeffect). S'opposant à l'identification de l'acteur à son personnage, elle produit un effet d'étrangeté par divers procédés de recul, comme l'adresse au spectateur, la fable épique, la référence directe à un problème social, les songs, les changements à vue, etc.
Dans son Petit organon pour le théâtre, Brecht s'attaque clairement au réalisme. Le principe de la distanciation se place, dit-il, à la « frontière de l'esthétique et du politique », afin de « faire percevoir un objet, un personnage, un processus, et en même temps le rendre insolite, étrange », et de « prendre ses distances par rapport à la réalité ». La distanciation politise la conscience du spectateur et l'amène à réfléchir sur la place de l’acte théâtral dans la société.
Bertolt Brecht est un des auteurs qui utilise la distanciation dans ses œuvres.


