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Une douleur thoracique est un symptôme important pouvant être parfois le révélateur d'une maladie grave dont le traitement est une urgence.
Toute douleur thoracique suspecte et prolongée (plus d'une dizaine de minutes) doit faire appeler les secours médicalisés (le « 15 » en France).
Les causes en sont extrêmement variées et la description n'est typique que de manière inconstante. Une consultation médicale est le plus souvent nécessaire.
Comme toutes douleurs, elle peut être accompagnée d'un malaise vagal, voire d'une syncope.
| Sommaire |
Suivant sa localisation, on parle de douleurs :
appelé aussi angine de poitrine, la douleur, dans les cas typiques, est décrite comme une oppression rétrosternale (au centre), constrictive (sensation d'étau), avec parfois une irradiation dans le bras gauche ou dans les mâchoires. Elle survient à un effort et cède à l'arrêt de ce dernier. Elle peut être aussi spontanée (sans circonstance déclenchante précise). Elle cède également après trinitrine en quelques minutes.
Si elle ne cède pas au bout d'une dizaine de minutes, on doit craindre un :
L'infarctus correspond à une occlusion aigue d'une artère coronaire. C'est une urgence médicale nécessitant l'intervention rapide d'une équipe médicale afin de parvenir le plus rapidement possible à la réouverture de l'artère responsable.
La douleur est typiquement prolongée pendant plusieurs heures, inhibant la respiration (c'est-à-dire, assez fortement augmentée lorsque le sujet respire profondément), parfois un peu calmée par la position assise. Elle correspond à une inflammation du péricarde, le plus souvent d'origine viral.
La douleur est inconstante et de description variée. Elle peut ou non s'associer avec un essoufflement, une accélération de la fréquence cardiaque.
C'est une pathologie rare, correspondant à une déchirure de l'aorte thoracique, aboutissement à un décollement de sa paroi et pouvant conduire à sa rupture. Il s'agit d'une urgence absolue nécessitant une prise en charge chirurgicale la plus rapide possible. La douleur est typiquement prolongée et migratrice (par exemple d'abord au milieu du thorax, puis allant sur un coté, puis devenant abdominal).
Toute maladie pulmonaire aigue peut provoquer une douleur : pneumopathies infectieuses, pneumothorax, épanchement pleural. La douleur est typiquement latéralisée, avec une composante respiratoire (variant avec cette dernière)
Toute maladie de la paroi thoracique peut provoquer une douleur : pathologies costales, musculaire, cutanée, neurologiques.... La douleur peut être aigue ou chronique, et comporte parfois un caractère pariétal : l'appui d'une partie de la cage thoracique provoque et reproduit la douleur (ce qui n'est pas vrai pour les autres maladies).
A part, le zona, infection virale se manifestant à ses début, s'il est thoracique, par une douleur prolongée, décrite comme en hémi ceinture (partant du dos, allant sur un coté et devant et s'arrêtant à la ligne médiane).
Typiquement épigastrique, la douleur de l'ulcère peut être décrite parfois comme thoracique.
Lors du reflux gastro-oesophagien, la douleur est alors post prandiale (survenant après les repas), déclenchée ou favorisée par la position allongée, réstrosternale ascendante, avec parfois sensation de régurgitations acides au fonde la gorge. Cette description est traduite par le terme pyrosis.
Les coliques hépatique peuvent occasionner des douleurs basithoraciques droites, avec parfois une irradiation dans l'épaule droite.
Certaines pathologique de la rate donnent des douleurs basi thoraciques gauche, pouvant irradier dans l'épaule gauche.
A part, le point de coté, latéro et basi thoracique gauche, survenant au décours d'un effort et cédant à l'arrêt de ce dernier et correspondant à une congestion de la rate sans conséquence.
Même si la douleur est typiquement épigastrique, transfixiante, elle est décrite parfois comme rétrosternale basse.


