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Droite (politique)


En politique, l'usage consiste à diviser la classe politique en deux catégories générales : la droite et la gauche.
Ces appellations correspondent en fait à la place occupée par chaque groupe politique dans l'hémicycle du Parlement.

Chacun de ces groupes a sa propre idéologie et ses propres priorités.

Sommaire

Origine

Dans la plupart des traditions, et notamment la tradition occidentale, la « droite » est la place d'honneur, la place de la relation privilégiée avec le seigneur.

Lorsque les premières assemblées se sont réunies en occident, dans l'hémicycle, les représentants favorables au Roi, à l'autorité actuelle, se sont donc naturellement placés à sa droite, tandis que les opposants se sont trouvés à sa gauche. Cette répartition s'est généralement conservée, bien que la première assemblée nationale française en ait utilisé une autre : du bas (proche du pouvoir), la « gironde », vers le haut (plus loin dans l'hémicycle), la « montagne ».

La prise de pouvoir ultérieure par les opposants d'origine n'a pas entrainé de permutation, sans doute parce que même au pouvoir les révolutionnaires se conçoivent comme toujours « opposants », tandis que même dans l'opposition les conservateurs se conçoivent comme en phase avec une « nature » profonde, qui tôt ou tard finira par percer les « apparences » politiques. Parmi eux certains, les « réactionnaires », souhaitement même effacer complètement l'action des révolutionnaires et revenir à la situation antérieure.

Périmètre

En général, la droite désigne les mouvements conservateurs.

Selon les pays et les circonstances, les libéraux se retrouvent à « gauche » (lorsque le libéralisme économique est retenu et que le conservatisme pèse sur les mœurs : cas des USA), à « droite » (inversement quand l'interventionnisme économique et les services publics sont retenus mais les mœurs relativement libre : cas de la France) ou « nulle part » (cas du Royaume-Uni où le parti libéral de Lloyd George n'a pas survécu à la deuxième guerre mmondiale).

Selon les points de vue, les extrêmes font ou non partie de la gauche ou de la droite. Tant pour des raisons de fond que pour des raisons politiciennes, les « modérés » d'un bord ont tendance à rejeter leurs extrêmes et donc affirmer que non ; le politicien expérimenté étant même capable d'affirmer tout à la fois que le parti extrémiste n'est pas de sa famille politique mais que l'électeur extrémiste en est. Vu de l'autre bord, on ne fait pas forcément bien la différence, et selon les considérations politiciennes locales (selon qu'on cherche à diviser ou à diaboliser l'adversaire) on séparera ou au contraire on rapprochera les extrêmes.

Quoiqu'il en soit, l' extrême-droite est suffisamment importante (au moins dans les discours, plus rarement dans les faits) pour faire l'objet d'un article séparé.

Cartographie

Description

En France, on distingue de nombreuses tendances à droite, certaines représentée par des partis, d'autres relevant plus du mouvement associatif :

Analyse

Le terme d' extrême-droite est utilisé pour désigner les mouvements « trop » à droite, avec une connotation nettement péjorative. Le « trop » étant évidemment variable selon le point de vue politique (et politicien), le lieu et l'époque, mais incluant généralement les réactionnaires. Un militant de la droite extrême préfèrera se désigner lui-même comme simplement de droite, ou de « vraie » droite, ou de droite « authentique ». L'idéologie sous-jacente conserve un fond traditionnaliste (référence au catholicisme comme tradition plus que comme valeur, les valeurs chrétiennes - partage, fraternité, universalité, etc. - étant généralement négligées) et autoritaire (pouvoir fort voire violent si nécessaire, surtout à l'égard des étrangers, etc.) totalement en opposition avec les principes de liberté et d'égalité défendus (depuis relativement peu de temps, il est vrai) par la droite dite traditionnelle, « républicaine » (terme hérité de l'époque où la droite était principalement monarchiste), ou libérale.

Selon René Rémond, historien politique, spécialiste de la droite en France, il existe en fait trois traditions de droite, distinctes et concurrentes :

Selon lui, ces différentes traditions sont distribuées inégalement selon les époques, mais les tendances évoluent peu, même si les partis, les hommes qui l'incarnent et même les régimes politiques (monarchie ou république) changent.

Dans une de ses chroniques, Philippe Val s'est amusé à essayer de plaquer ces catégories sur quelques hommes politiques ou même quelques partis actuels, en indiquant au passage quelques erreurs d'aiguillage selon lui (ainsi il aurait bien vu Edouard Balladur à l'UDF et Christine Boutin chez Philippe de Villiers). Dans la pratique, il n'est pas rare que l'appartenance à un parti se fasse par attachement à des personnes plus qu'à des idées à proprement parler.

Voir aussi

Ouvrage de référence



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