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| Peintres |
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L'école de Barbizon tient son som du village de Barbizon, situé près de la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Ses membres fondateurs furent Corot, Rousseau, Millet et Daubigny. Plus tard les rejoignèrent Dupré, Diaz, Harpignies et Ziem.
Au début du XIXe siècle, les critères artistiques s'étaient fixés autour de la tradition néoclassique, dans la suite du peintre Jacques-Louis David. En marge de cet académisme, le romantisme formalisé par Géricault, Bonington et Delacroix prenait de l'ampleur.
En 1824, le salon de Paris exposa quelques unes des œuvres de Constable. Ses scènes rurales eurent une influence décisive sur des artistes plus jeunes, les menant à abandonner le formalisme de l'époque et à tirer leur propre inspiration de la nature : ils produisirent des toiles souvent rurales, s'éloignant d'un retour aux drames mythologiques.
Au cours de la révolution de 1848, les peintres que l'on rassemblerait bientôt sous l'école de Barbizon se réunirent et optèrent de suivre délibérement les préceptes de John Constable, afin de rendre la nature elle-même sujet de leurs peintures. Parmi eux, Millet étendit sa vision des paysages aux personnages, peignant la paysannerie et les travaux des champs. «Les glaneuses» (1857) en est un parfait exemple, montrant trois paysannes occupées glaner après la récolte, sans mise en scène dramatique ni démonstration, mais simplement une évocation de la vie simple.
Rousseau (1867) et Millet (1875) moururent à Barbizon.


