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L'école nationale des ponts et chaussées, créée en 1747, est l'une des
grandes écoles françaises,
dont la vocation est essentiellement de former les cadres de l'ingénierie
et du génie civil.
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Suite à la création du corps des Ponts et Chaussées en 1716, un arrêt du conseil du Roi décide en 1747 de la mise en place d'une formation spécifique des ingénieurs d'État, fondement de la future École nationale des Ponts et Chaussées. Il s'agit alors du début du contrôle progressif et efficace par l'État de la construction des routes, ponts et canaux et de la formation des ingénieurs du génie civil. Auparavant, seigneurs, guildes et ordres monastiques partageaient avec l'État cette compétence et le rectrutement des techniciens se faisait au coup par coup.
Le premier directeur, en place de 1747 à 1794, fut Jean-Rodolphe Perronet, ingénieur, administrateur et érudit participant notamment à l'élaboration de l'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, dirigée par Denis Diderot et Jean le Rond d'Alembert. Sans enseignant, la cinquantaine d'élèves, dont Lebon, Bernardin de Saint-Pierre, Méchain et Brémontier, était dans un premier temps formée par auto-apprentissage dans les domaines de la géométrie, l'algèbre, la mécanique, l'hydraulique. La visite de chantiers, des collaborations d'apprentissage auprès des savants et seigneurs et la participation au levé de la carte du royaume complétait leur formation, d'une durée de quatre à douze ans.
L'accroissement des prérogatives des ingénieurs des Ponts et Chaussées, portant progressivement sur tout projet d'aménagement du territoire, entraîna l'apparition lors de la Révolution française de critiques à l'encontre d'une politique perçue comme étant autoritaire. Parallèlement fut créée École polytechnique en 1795, regroupant les élèves des Ponts, des Mines et du Génie.
De nombreux ingénieurs des Ponts (Barré de Saint-Venant, Belgrand, Biot, Cauchy, Coriolis, Dupuit, Fresnel, Gay-Lussac, Navier, Vicat) participèrent sous le Premier Empire à la reconstruction du réseau routier, non entretenu durant la Révolution, et aux nombreux projets d'aménagement d'envergure, notamment hydrauliques. Cet accroissement des travaux et de leur complexité imposa une adaptation de l'enseignement de l'École, qui devait églement faire face à l'apparition d'une société où l'industrialisation et la mobilité faisaient leur entrée.
Un décret de 1851 définit l'organisation des cours, la rédaction d'un emploi du temps annuel, la qualité des professeurs et le contrôle du travail des élèves. De plus, il ouvra l'École aux élèves non-issus de Polytechnique, qu'ils soient français ou étrangers, et aux auditeurs libres. Des classes préparatoires furent créées en 1875 afin de suppléer au niveau d'instruction moindre de ces nouveaux élèves.
Le développement des infrastructures et réseaux de déplacement de la fin du XIXe siècle fut fortement marqué par les ingénieurs des Ponts et Chaussées dont plusiseurs sont devenus célèbres : Becquerel, Bienvenüe, Caquot, Carnot, Colson, Coyne, Freyssinet, Resal, Séjourné... C'est à cette époque que les traits caractéristiques de l'École furent quasi-définitivement établis, en dehors des adaptations aux progrès des techniques et des créations de chaires d'enseignement nouvelles, telles l'électricité appliquée, l'économie politique, l'économie sociale, l'urbanisme, les bases aériennes...
C'est après la Seconde Guerre mondiale que l'École s'ouvre au monde économique et accroît sensiblement les effectifs, répondant à la demande croissante d'ingérnieurs tant pour le corps des Ponts et Chaussées que pour le secteur privé. Une importante diversification des enseignements eut également lieu.
L'année 1983 est marquée par d'importantes réformes portant sur le recrutement, le programme, les méthodes pédagogiques et les liaisons avec la recherche et les entreprises et par l'apparition de formations continues. De plus, le laboratoire de recherche, supprimé après la seconde guerre mondiale, est réintroduit dans l'École pour répondre au besoin de lier enseignement et recherche.
L'historique du site de l'École nationale des ponts et chaussées


