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Électricité de France
Électricité de France (EDF ) est une entreprise publique créée le 8 avril 1946 à la suite de la nationalisation des biens de
diverses entreprises de production, de transport et de distribution d'électricité (mesure présente dans le programme du CNR ). Établissement public jusqu'en novembre 2004 ,
elle a changé de statut devenant effectivement une société anonyme à capitaux publics le 19
novembre 2004 .
EDF disposa du monopole sur la distribution (mais
pas sur la production ) d'électricité en France jusqu'en 1999, date à laquelle fut transposée en France la première directive européenne émise par la Commission pour instaurer des règles communes sur le marché
européen de l'électricité.
EDF est un des premiers groupes mondiaux producteurs d'électricité. En 2003 , le groupe
EDF a produit 22 % de l'électricité de l'Union européenne ,
sous toutes ses formes, mais le nucléaire domine dans la répartition mondiale :
nucléaire : 74,5 %
hydraulique : 16,2 %
thermique : 9,2 %
éolien et autres énergies renouvelables : 0,1 %.
Son parc français de 56 centrales nucléaires (en 2004) est bien amorti et l'entreprise dégage aujourd'hui des excédents bruts
d'exploitations imposants (13 milliards d'euros). Malgré cela son bilan est très fragile, à cause de son développement
international, de sa politique tarifaire en France et de la dégradation accélérée de sa rentabilité.
Le groupe EDF
EDF est présente en Europe , en Amérique du Sud , en Afrique et en Chine , tant dans la production et la distribution d'électricité que dans les services.
Les principales participations (début 2004)
En Europe :
Allemagne : 45,81% d'EnBW en 2002 (35,38 % en 2001), 100% EDF
Ostalbkreiss, 100% EDF Weinsberg, 50% RKI.
Autriche : 100% ASA Holding, 100% Vero, 20% Groupe Estag
Belgique : 100% Semobis
Espagne : 100% Hispaelec
France : 100% C2, 100% C3, 100% EDF (Capital Invest., Dév. Env., Intern.),
100% Immob. Wagram Étoile, 100% Richemont, 100% Sapar (Finance, participations), 100% Sofilo, 99,86% Gérance Générale Foncière,
80% Sté Invest. en Autriche, 74,86% Électricité de Strasbourg, 67% Dalkia Invest., 51% TIRU, 50% Cerga, 50% Edenkia, 50% Dalkia
Intern., 50% Immob. PB6, 50% SIIF Énergies, 34% Dalkia Hdg,
Grande-Bretagne : 100% EDF Energy, créée après l'acquisition
de Seeboard par London Electricity Group en juillet 2002, 100% EDF Trading, 100% EDF UK.
Hongrie : 95,56% Bert, 60,91% Demasz
Italie :
15 % Italenergiabis (holding de contrôle d' Edison ) mais seulement 2 % des droits de vote par décision du
gouvernement italien.
Des négociations sont en cours avec comme enjeux, d'une part l'entrée de l'ENEL sur le marché français, avec la liberté d'acquérir les quantités auprès d'EDF, et d'autre part
la mise en œuvre du « put » (obligation d'achat) sur Edison qui containdrait EDF de racheter
en 2005 3 % des parts de ses partenaires actuels (Fiat , Carlo Tassara, et des banques) pour 606 millions d'euros, mais sans récupérer les droits de vote.
Commentaires :
Cette situation italienne est due à de la mauvaise gouvernance car la tutelle n'avait pas été prévenue de l'achat du premier
bloc d'actions Montedison.
Cependant, la prétention des Italiens à entrer sur le marché français paraît paradoxale, pour ne pas dire immorale, dans la
mesure où l'Italie a abandonné le nucléaire par référendum, le 8 novembre
1987 sans faire les investissements de remplacement nécesssaires, et importe près de 20 %
de ses besoins, d'EDF précisément en grande partie.
100% EDF Energia Italia qui vend directement 2,2 TWh en Italie.
100% Fenice, 40% Finei, 30% ISE
Pays-Bas : 100% Finelex, 50% Cinergy Holding
Pologne : 76,63% Rybnik, 66,08% Eck, 49,19% ECW, 35,42% Kogeneracja, 24,61%
Zielona Gora
Slovaquie : 49% SSE
Suède : 100% Skandrenkraft, 36,32% Groupe Graninge
Suisse : 50% Chatelot, 50% Emosson, 14,25% Groupe ATEL, 26,26% Motor
Colombus
En Afrique :
En Amérique :
Argentine : 100% EASA, 90% Edenor, 45% Sodemsa, 22,95% Edemsa
Brésil : 100% Lidil, 94,79% Light (Light Energy, Light Overseas
Investment) (35,29 % en 2001), 90% Norte Fluminense
États-Unis : 50% EnXco
Mexique : 100% Central Anahuac, 100% Central Lomas del Rey, 100% Central
Saltillo, 100% Controladora del Golfo, 100% Rio Bravo 4, 51% Altamira
En Asie :
En Chine : 85% Synergie, 60% Figlec, 19,6% Shandong Zhonghua Power Cy
Au Vietnam : 56,25% Mecco
Le conseil d'administration
Les données chiffrées 2003
Clients : 41,6 millions de clients dans le monde (35,6 en Europe, dont 31 en France).
Chiffre d'affaires 2003 : 44,92 milliards € (dont 23
% hors de France) - 41,82 milliards € en 2002
Résultat d'exploitation : 5,15 milliards € en 2002 - 6,83 milliards € en 2003.
Le résultat net (bénéfice ) 481 millions € en 2002- 857 millions € pour 2003.
L'EBITDA (résultat d'exploitation avant
les amortissements) s'élève à 11 milliards € en 2003 et 13 milliards prévus en 2004.
L'endettement financier net 2003 est de 24 milliards d'€ (hors
engagements retraites) (26,9 milliards € en 2002 et 25,8 milliards d'euros en 2001).
Ratio cashflow/dette : 36% en 2002 (33% en 2001).
La quantité d'énergie électrique produite est de
près de 470 TWh. La puissance installée est de 122,6 GWe (118 GWe en Europe, 101 GWe en France)
L'effectif salarié : EDF emploie environ 167 300 personnes (2003 ), dont 110 000 en
France (172 000 en 2002 et 162 000 en 2001).
Les réformes en cours
L'ouverture du marché de l'électricité
L'ouverture du marché de l'électricité à la concurrence a été décidée au niveau européen : directives 96/92/CE du 19
décembre 1996 et 2003/54/CE du 26 juin 2003. Les étapes de l'ouverture du marché en France sont les suivantes :
Le 19 février
1999 : 20 % du marché (clients consommant plus de 100 GWh)
Le 29 mai 2000 : 30 % du marché
(clients à plus de 16 GWh, soit 1400 sites concernés)
Le 10 février 2003 : 37 % du marché (clients à plus de 7
GWh)
Le 1er juillet 2004 : 70 % du marché (collectivités et
entreprises, soit 1,3 millions de clients concernés).
Le 1er juillet 2007 :
ouverture totale, y compris aux particuliers.
Le statut d'EDF
EDF était un EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial), et en
tant qu'EPIC, elle était soumise au « principe de spécialité », c'est-à -dire qu'elle n'avait le droit de vendre que de
l'électricité ; ce principe de spécialité avait pour but d'éviter qu'EDF ne vienne concurrencer de manière déloyale sur leur
propres marchés des entreprises de services qui, elles, ne peuvent pas s'appuyer sur un monopole.
Son changement de statut, annoncé en mars 2004 par le gouvernement français avant la fin de l'année 2004, est devenu effectif,
après le vote de la « loi relative au service public de l’électricité et du gaz et aux entreprises électriques et
gazières » le 9 août 2004 par la publication dans le Journal
officiel du 19 novembre 2004
d'un décret du 17 novembre.
La transformation en SA (Société anonyme) a plusieurs raisons :
d'une part, son statut d'EPIC lui donnait un avantage sur ses concurrents dans le cadre de l'ouverture du marché de
l'électricité, car bénéficiant de la garantie illimitée de l'État en tant qu'EPIC, elle pouvait emprunter à moindre
coût ;
d'autre part le statut de SA lui permettra de renforcer ses fonds propres grâce à l'entrée d'investisseurs au capital, et de
se développer en dehors de l'électricité dans les services aux collectivités notamment, n'étant plus alors soumise au principe de
spécialité.
le statut de société anonyme, dont on peut penser que le capital restera
majoritairement public (la loi précise que l'État doit conserver 70 % des actions et des droits de vote), au moins un certain
temps, n'est pas incompatible avec l'exercice de missions de service
public .
Les enjeux de la réforme
Le statut d'EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial) créait
un avantage concurrentiel qui devennait insupportable pour les producteurs installés dans les autres pays européens, surtout
lorsqu'ils assistent à la noria d'acquisitions qu'EDF avait réalisées ces dernières années en Grande-Bretagne , en Italie et en Allemagne . Ils demandaient que soient instaurées les mêmes règles du jeu pour tous.
De son côté EDF avait réellement besoin d'une structure juridique lui permettant de renforcer ses fonds propres et
d'accueillir des investisseurs. Ses besoins en fonds propres étaient estimés en mai
2004 , entre 10 et 15 milliards d'euros.
Cette réforme, très attendue, va permettre par contre à EDF de faire sauter le carcan statutaire que constituait le
« principe de spécialité », et d'accéder à d'autres métiers et à d'autres marchés.
Les retraites
Le total des engagements EDF/GDF sur les retraites se montait à 80 milliards d'euros (mai
2004). Si cette dette avait du être intégrée au bilan, l'entreprise aurait du être déclarée immédiatement en faillite.
La moitié de ce montant correspondant au régime général devrait être adossé à la Caisse nationale d'assurance-vieillesse, à l'Agirc et à l'Arrco, contre le
versement d'une soulte estimée à 14 milliards d'euros (novembre 2004).
L'autre moitié de ce montant correspondant aux droits passés (intouchables) du « régime spécifique ». La
majeure partie de cette charge (30 milliards d'euros) a été transférée sur les clients, à travers le nouvel impôt dénommé
« contribution tarifaire sur le transport d'électricité et de gaz ». Ceci avec l'accord du gouvernement
français et de la Commission européenne . De son côté
le nouveau président Pierre Gadonneix a promis d'économiser 2,5
milliards d'euros supplémentaires d'ici 2007 , ce qui permettra de stabiliser les dépenses
au niveau de 2003.
Seuls les 15 ou 16 milliards résiduels sont donc provisionnés dans les comptes de la nouvelle entité.
Les finances
Pendant longtemps, EDF a souffert d'une rentabilité très basse pour un groupe bénéficiant d'un tel monopole, d'autant plus
qu'à la faiblesse de ses résultats sur le marché domestique, s'ajoutaient les contre-performances de ses filiales étrangères. Son
parc français de 56 centrales nucléaires (en 2004) est bien amorti et l'entreprise dégage aujourd'hui des excédents bruts
d'exploitations imposants (13 milliards d'euros). Malgré cela son bilan est très fragile, à cause de son développement
international, de sa politique tarifaire en France et de la dégradation accélérée de sa rentabilité.
De 2001 à 2003, EDF a été contrainte de réduire des fonds propres du fait d'écarts de conversion malencontreux en Amérique du
Sud et elle a du déprécier ses actifs en Allemagne , en Italie et au Brésil pour un total de 6,4 milliards d'euros.
Cependant selon le rapport de la commission Roulet, le développement international, bien que coûteux doit être poursuivi, car si
EDF a dépensé 15 milliards d'euros en acquisition, ses concurrents en ont dépensé 70 milliards. La commission préconise une
stratégie européenne, une présence internationale mais ciblée et des «ambitions gazières plus élevées ».
2002 avait été le « point bas » avec un petit bénéfice net de 481
millions d'euros, 2003 avait connu une petite amélioration avec une bénéfice net à 857
millions d'euros. Au premier trimestre 2004, le bénéfice net s'est élevé à environ 1,5 milliard d'euros (+50% par rapport au 1er
trimestre 2003), semblant marquer ainsi une nette amélioration (sauf surprise), grâce surtout à la hausse des tarifs de 2003, et
à une meilleure contribution des ses filiales étrangères. La politique tarifaire commandée par le contrat d'entreprise 1997 -2000 avait imposé une réduction de 14% des tarifs soit
un montant total de 8 milliards d'euros de manque à gagner.
Mais le plus important problème (en mai 2004) est le déséquilibre du bilan entre des fonds propres de 19 milliards, et une
dette de 24 milliards d'euros à laquelle il faut ajouter :
près de 30 milliards d'euros pour régler ses engagements retraites propres aux industries électriques et gazières (retraite Ã
55 ans, taux plus favorable, etc.).
3 Ã 5 milliards d'euros pour ses engagements en Italie
et une somme énorme pour continuer à constituer des provisions afin de financer le futur démantèlement des 58 tranches des
centrales nucléaires. Certes une provision théorique cumulée de 28 milliards a été faite, mais elle est loin d'être suffisante et
elle est en fait utilisée en grand partie pour un autre usage par de subtils jeux d'écritures.
La politique énergétique
Le choix du nucléaire civil a depuis toujours constitué pour EDF sa spécificité. Ses ingénieurs ont fait de la France , le premier pays producteur d'électricité à base de centrales nucléaires (74,5% de la
production française en 2003, et ont assuré l'indépendance énergétique du pays.
Certes le nucléaire produit une électricité propre, mais avec des risques immenses, même s'ils sont de mieux en mieux
maîtrisés. En mai 2004, le ministre français Nicolas Sarkozy a
d'ailleurs réaffirmé devant le Parlement français la primauté de la filière nucléaire à l'occasion de l'examen du projet de loi
d'orientation sur l'énergie, ceci au grand soulagement des syndicats d'EDF. À cette occasion le ministre avait pastiché le fameux
slogan « Nous n'avons pas de pétrole, mais nous avons des idées », des années 1970 en déclarant : « Nous n'avons pas de pétrole, nous n'avons pas de gaz, nous n'avons
pas de charbon, mais nous avons eu des idées ».
Concrètement la France devrait à travers EDF, participer à la construction d'un réacteur européen à eau pressurisée (EPR) qui
devrait être construit en France à Flamanville . (On construira, à cet effet, une ligne à haute tension de 400 kilovolts vers la Bretagne).
Parallèlement, un effort supplémentaire sera fait sur la maîtrise de l'énergie et sur le développement des énergies
renouvelables.
Les avis sur la réforme
Les collectivités locales
En général, les élus locaux étaient contre le changement du statut de l'entreprise publique et l'ont exprimé d'autant plus
fortement. Ils craignent, en particulier ceux des communes rurales, et peut-être avec raison, qu'après la disparition du bureau
de poste et de l'école, survienne celle de l'agence
EDF/GDF , et développent, en résumé, l'argumentaire suivant :
L'électricité est un besoin vital, non stockable qui ne doit pas être géré selon un principe de marché.
EDF et Gaz de France sont issus du Conseil national de la Résistance et
ont rempli avec compétence leur mission de service public et d'aménagement du territoire.
De nombreux exemples existent, à l'instar de la Californie où les
entreprises privées de production et de distribution d'électricité ne sont pas la meilleur solution, et connaissent de graves
échecs quand ce ne sont pas des scandales financiers et des faillites.
Ceux de gauche estiment en plus que la logique de marché ne peut que systématiquement entraîner des hausses des coûts et des
prix de vente.
Ils s'interrogent aussi sur le maintien du principe de la péréquation tarifaire (tarif unique sur l'ensemble du territoire et
égalité des usagers), conséquence de la mission de service public, car à partir du moment où l'électricité devient une
marchandise, elle est soumise à la règle de la concurrence et de prise en comptes des coûts réels sur chaque segment de clientèle
ou de territoire. Les zones rurales, peu peuplées et décentrées, risquent d'être, une fois de plus, les grandes perdantes.
De plus, ils s'interrogent sur la finalité réelle du gouvernement dans cette affaire, et sur la volonté stratégique de
partenaires privés dans le capital d'EDF, alors que de lourdes menaces (question des retraites, démantèlement des centrales
nucléaires) grèvent les bilans réels de l'entreprise.
La position de l'ancien président d'EDF
Selon le précédent président d'EDF, il n'est pas possible de concilier prix bas et concurrence en matière d'électricité. Dans
tous les cas où des pays ont privatisé l'électricité, cela c'est traduit assez rapidemment par une hausse des prix et une
certaine insécurité énergétique notamment en raison de la spéculation sur l'électricité (exemple d'Enron ), ressource qui ne peut
être stockée en masse.
Mais, l'avantage avancé de cette hausse des prix et de cette insécurité énergétique serait le développement rapide des petites
installations de production d'énergies renouvelables en conséquence à cette nouvelle configuration (solaire , éolien , microhydraulique ),
d'autant qu'EDF est contrainte de racheter l'électricité excédentaire à un prix fixe et assez avantageux pour ces nouveaux
concurrents.
Le réseau de transport et de distribution
Le réseau électrique se subdivise en :
réseau de transport d'électricité à haute tension (HT) et très haute
tension (THT), soit 100 00 km de lignes ; cette partie est gérée par RTE (Réseau de transport de l'électricité) qui agit comme un gestionnaire d'infrastructure
indépendant bien qu'il soit resté dans le giron du groupe EDF.
réseau de distribution à moyenne est basse tension 1 200 000 km; la distribution de l'électricité en France est assurée par
EDF-GDF Services , filiale commune avec Gaz de France .
Avant 1956 , la France comptait beaucoup de compagnies d'électricité, qui n'étaient pas
standardisées au niveau du voltage. Entre 1956 et 1991 , une standardisation a eu lieu, et aujourd'hui la voltage est à 230 sur tout le territoire français. Le 230 volts
permet d'avoir plus d'électricité à disposition avec moins de pertes sur les lignes de transports
La migration au 220 volts avait couté l'équivalent de 70€ par abonnés au début, et 1000 € par abonné en 1991. Le 220 volts
étaient l'ancienne référence en France qui s'est normalisée en 230 volts pour respecter la norme européenne.
Les concurrents d'EDF
Deux prétendants sérieux : Electrabel et Endesa
Outre les producteurs et distributeurs étrangers, il existe déjà en France quelques sociétés importantes et qui, bien que leur
part de marché soit faible au regard de celle d'EDF, servent d'appui à la création d'une concurrence significative. Ce
sont :
SNET : Société nationale d'électricité et de thermique, cette société est
l'héritière des anciennes houillères et produit essentiellement de l'électricité thermique (2,5 TWh). Son capital appartenait
majoritairement (81 %) à Charbonnages de France et pour le solde à EDF. Une partie du capital (30 %) a été vendue à Endesa, premier électricien espagnol, qui obtient
ainsi un strapontin sur le marché français.
CNR : la Compagnie nationale du Rhône , dont le capital est majoritairement public, exploite 19 usines
hydro-électriques installées sur le cours du Rhône et bénéficie d'une véritable rente de situation. Sa production de 19 TWh en
fait avec 4 % du marché le second producteur français. La CNR a signé un accord de partenariat avec Electrabel (société belge du Groupe Suez).
SHEM : la Société hydro-électrique du Midi est une filiale de la SNCF , qui produit environ 1/3 de l'électricité de traction consommée par la SNCF. Cette société va probablement être
vendue à court terme dans le cadre d'une politique de recentrage de la SNCF. Un accord de partenariat a été signé avec Electrabel .
Les régies municipales
Parmi les autres concurrents d'EDF, on peut compter les régies municipales telles que :
Liens internes
Liens externes