Éducation au Moyen Âge
Haut moyen âge occidental (Ve - Xe siècles)
Les derniers feux de l'éducation antique
La renaissance carolingienne
Bas moyen âge en Occident (XIe - XVe siècles)
Déclin des écoles monastiques
Au temps de la renaissance carolingienne et jusqu'au XIe siècle, les écoles situées dans les monastères sont
particulièrement brillantes. Les abbayes conservent et transmettent le savoir, grâce à
l'enseignement, mais aussi grâce à leur scriptorium et à leur bibliothèque. Parmi les écoles monastiques de l'époque, les plus réputées sont celle
de l'abbaye du Bec (en Normandie), de l'abbaye de
Cluny (en Bourgogne), des abbayes parisiennes de Saint-Victor et Sainte-Geneviève. Les abbayes étant souvent établies à la campagne,
l'enseignement qui y était dispensé pouvait apparaître comme lointain et isolé. Au XIIe siècle, les écoles épiscopales, situées
en ville près de la cathédrale, connurent un succès et un rayonnement qui
éclipsèrent la renommée des écoles monastiques.
Attrait des écoles épiscopales
- Les écoles épiscopales étaient à la charge des chanoines de la cathédrale. Elles étaient dirigées par un écolâtre.
L'enseignement était assuré par des maîtres (magister en latin), c'est-à-dire les professeurs de l'époque. Ces maîtres
étaient des clercs ayant terminé leurs études et ayant obtenu la « licence d'enseigner » (licencia docendi). À
la fin du XIIe siècle, cette autorisation était attribuée par le chancelier de la cathédrale. Ce dernier avait en outre un fort
pouvoir juridictionnel sur les étudiants et les maîtres. L'enseignement dans les écoles cathédrales était en principe gratuit.
Mais les maîtres recevaient aussi des cadeaux de la part des étudiants. (voir la liste des maîtres plus bas)
- L'école épiscopale de Paris était située sur l'île de la
Cité et existait déjà sous Charlemagne. Une partie des étudiants et des
maîtres supportaient de moins en moins l'autorité du chancelier et la
discipline rigoureuse qui règnait dans cette école. Dès le XIIe siècle, les étudiants étrangers n'étaient plus hébergés dans
l'école, mais dans des collèges qui leur proposaient les services de répétiteurs. Ils fréquentèrent donc de plus en plus les
écoles de la rive gauche de Paris (le Quartier Latin). C'est de cette
scission qu'est née l'université de Paris. La communauté formée par les étudiants et les maîtres s'organisa contre l'école
épiscopale de l'île de la Cité. Leur objectif était d'échapper à l'ascendant du chancelier de l'évêque et à obtenir des
privilèges de la part du pouvoir.
- D'autres écoles épiscopales ont connu un fort rayonnement, lorsqu'elles avaient de bons maîtres : celle de Chartres en est un bon exemple.
Naissance de l'université
- Naissance de l'université de Paris (XIIIe siècle)
- Dès 1200, le roi Philippe
Auguste accorde aux maîtres et étudiants des privilèges judiciaires : en tant que clercs, ils disposent d'une justice particulière. Ils
sont dispensés des devoirs militaires et de certains impôts.
- En 1215, la communauté des maîtres et des étudiants se dote de statuts : ces
règles qui définissent le statut des enseignants, la discipline et les programmes sont établis par Robert de Courçon.
L'université de Paris est née, même si le mot n'existe pas encore (années 1260).
- En 1229, les étudiants et les maîtres parisiens s'exilent volontairement.
- En 1231, une bulle du pape Grégoire IX parachève l'organisation de l'université : maîtres et étudiants parisiens ne dépendent que du
pape et sont sous sa protection.
- Au XIIIe siècle, d'autres universités sont créées en Occident. Seul l'Empire ne fonde pas d'universités pour l'instant. Ces
universités se spécialisent : Orléans et Bologne sont renommées pour le droit, Montpellier pour le droit et la médecine ; l'université
de Naples doit fournir des cadres administratifs pour l'Empereur. Celle de Toulouse est tournée vers l'éradication de l'hérésie cathare.
- Création des premières universités en Occident (XIIe / XVIe
siècle)avec leurs dates de fondation :
Organisation des universités
Il sont appelés dans les textes médiévaux écoliers ; ils sont de plus en plus nombreux. Ils appartiennent à la
catégorie de clercs et sont donc tonsurés. Ils
peuvent venir d'autres « pays » : ils se regroupent alors en nations, qui sont des sociétés d'entraide.
Chaque nation choisit un procureur qui la représente dans l'administration de l'université. Les étudiants sont turbulents, et
leurs tapages nocturnes dérangent les bourgeois de la ville. Le coût des études est importants : logement, livres, taxes
d'examen, cadeaux aux maîtres...
Au XIIIe siècle, les ordres mendiants (dominicains et franciscains) cherchent à accaparer les chaires dans les facultés, en
particulier dans les facultés de théologie. Cela entraîne des conflits et des invectives avec le clergé séculier.
L'université se compose d'une faculté généraliste (faculté des arts) et de trois facultés spécialisées (droit, médecine et théologie). Un docteur est celui qui va jusqu'au bout d'une faculté
spécialisée.
- Les programmes d'enseignement
Les arts libéraux désignent l'enseignement général dispensé dans les écoles et les universités médiévales. Ils se composent de
deux cycles :
-
-
- Le trivium regroupe la rhétorique, la dialectique et la grammaire. Il
correspond à notre philosophie actuelle.
- Le quadrivium regoupe les matières
« scientifiques » : arithmétique, géométrie, astronomie et musique.
- Comment se déroule une leçon ?
- Les cours avaient lieu dans des salles louées, dans les cloîtres et parfois
sur les places publiques. Le savoir se base sur des textes faisant autorité (Écritures Saintes, Écrits des Pères de l'Église
...)
- En faculté des Arts, la leçon commence par la lecture et le commentaire du texte (lectio) ; puis les étudiants
discutent la thèse du texte (disputatio) ; enfin, le maître expose une position définitive sur le texte
(determinatio).
Les grands maîtres et précepteurs de l'époque
Moyen Âge arabo-musulman
Moyen Âge byzantin
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