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Élie, comte puis duc Decazes (1788 - 24 octobre 1860) était un homme politique
français.
Il est né Saint-Martin-de-Laye en Gironde. Il a étudié le droit, est devenu juge au tribunal de la Seine en 1806, a été fixé dans le coffret de Louis Bonaparte en 1807, et était avocat-conseil à la cour de l'appel de Paris en 1811. Immédiatement la chute de l'empire il s'est déclaré royaliste, et est resté fidèle aux bourbons pendant les Cent-Jours. Il a rencontré le Roi Louis XVIII pendant cette période, par l'entremise du baron Louis, et le roi a récompensé son service en le nommant préfet de police à Paris 7 juillet 1815. Mais malgré l'habitude de Louis XVIII de ne s'entrenir de politique qu'avec ses ministres, il a l'autorisation de faire ses rapports directement au roi, sans passé par Fouché (régicide). Le roi se prend d'une forte amitié pour lui jusqu'à l'appeler « mon fils ». Le 24 septembre, il est nommé ministère de la police dans le ministère du duc de Richelieu, en remplacement de Fouché.
En attendant, il avait été élu député de la Seine en août 1815, étant à la fois comme député et comme ministre pour un royalisme modéré. Sa formule était « royalizer la France et nationaliser la monarchie ». Les royaliste modérés étant en minorité dans la « Chambre introuvable » de 1815 face aux ultras, Decazes persuada Louis XVIII de dissoudre l'assemblé des députés, et les élections d'octobre 1816 donnèrent une majorité plus proche des désirs du ministère. Les quatre années suivantes Decazes joua un rôle essentiel dans le gouvernement.
Comme ministre de police, il réprima les insurrections provoquées par les royalistes ultra (la terreur blanche); après la démission du duc de Richelieu, il prit la direction effective du ministère, bien que le président nominal fut le général Dessolles. Decazes étant toujours ministre de l'intérieur. Le ministère, dans lequel baron Louis était ministre des finances, et le maréchal Gouvion Saint Cyr était resté ministre de guerre, était entièrement libéral; et son premier acte fut de supprimer le ministère de la police, car Decazes avait senti incompatiblité avec le régime de la liberté. Ses réformes rencontrèrent une vive hostilité à la chambre des pairs, où les ultra étaient majoritaires, et pour la surmonter il obliga le roi à créer soixante nouveaux pairs libéraux.
Il a alors fait passé les lois sur la presse, supprimant la censure. Par la réorganisation des finances, la protection de l'industrie et la mise en œuvre de grands travaux publics, la France retrouva sa prospérité économique, et le ministère devint populaire. Mais les grande puissances de l'alliance avaient observé la croissance du libéralisme en France avec une inquiétude croissante. Metternich attribua particulièrement à la « faiblesse » du ministère, et quand en 1819 les élections ont à nouveau illustré cette tendance, notamment avec l'élection du célèbre abbé Grégoire, les gouvernements européens réfléchirent si le temps n'était pas venu de remettre en vigueur les limites du Traité secret d'Aix-La-Chapelle. C'est cette menace d'interposition étrangère, plutôt que la clameur des « Ultras », qui obligèrent Louis XVIII à une modification de la loi électorale qui devrait rendre impossible à l'avenir un « scandale » tel que l'élection de l'abbé Grégoire.
Dessolles et le baron Louis, refusèrent de s'embarquer dans cette politique et démissionnèrent; Decazes prit la tête du nouveau ministère, en tant que président du conseil (novembre 1819). L'exclusion de Grégoire de la chambre et des changements de la Charte rendirents les libéraux hostiles sans réconcilier les « Ultras ». Les nouvelles de la révolution espagnolle en janvier 1820 agrava encore la situation; la politique idiote et criminelle du favori royal avait entrainé une autre révolution. Decazes fut dénoncé comme nouveau Sejanus, le Catiline moderne; et quand le 13 février, le duc de Berry fut assassiné, on l'accusa d'être, directement ou indirectement, complice du crime. Decazes, prévoyant l'orage, remis immédiatement sa démission au roi. Louis XVIII refusa dans un premier temps. « elles attaqueront, » il ont hurlé, « non votre système, mon cher fils, mais le mien ». Mais à la fin il est forcé de suivre l'avis de sa famille (17 février); et Decazes est promu au rang du duc et contraint à un exil honorable comme ambassadeur en Grande-Bretagne. Chateaubriand, écrira : « Le pied lui a glissé dans le sang ».
Ceci mis fin à sa carrière dans l'exécutif. En décembre 1821 il prend place à la Chambre des pairs, où il continua à proner une politique libérale. Après 1830 il adhéra à la monarchie de juillet, mais après 1848 il se retira complètement de la vie politique.
A partir de 1826 il fonde avec sa fortune personnelle une société pour développer le charbon et le fer dans l'Aveyron. La ville qui abritait les ouvriers pris le nom de Decazeville à partir de 1829.
Le roi de Danemark l'avait fait duc de Glücksbierg en 1818.
Référence


