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L'Autriche-Hongrie(Die im Reichsrat vertretenen Königreiche und Länder und die Länder der heiligen
ungarischen Stephanskrone) était un pays d'Europe centrale de
1867 à 1918.
Créée, à la place de l'Empire d'Autriche, comme une double monarchie pour faire face à l'agitation nationaliste secouant la population et satisfaire la noblesse hongroise, elle ne survécut pas à la défaite après la Première Guerre mondiale.
Ainsi constituée et désormais chassée de l'Allemagne aussi bien de l'Italie, l'Autriche-Hongrie trouva le moyen de s'agrandir en occupant en 1878 la Bosnie qui appartenait à l'Empire ottoman et en l'annexant en 1908.
Après 1918, son territoire a été divisé entre de nouveaux pays : l'Autriche, la Hongrie (qui devra céder le Burgenland à l'Autriche), la Tchécoslovaquie ( Bohême, Moravie, Silésie autrichienne, Slovaquie et Ruthénie subcarpathique), la Yougoslavie (qui jusqu'en 1929 porta le nom de Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, les Croates et les Slovènes étant d'anciens sujets austro-hongrois tout comme les Bosniaques et les habitants de la Voïvodine pareillement oubliés dans l'énumération) et la Pologne (Galicie) et certains territoires ont été annexés par la Roumanie (Transylvanie et Bukovine) et l'Italie (Tyrol du Sud, Istrie...). Ces nouveaux et anciens pays sont appelé les États successeurs de l'Autriche-Hongrie. Au cours de la conférence de Paix, Georges Clemenceau se montra particulièrement hostile envers l'Autriche et surtout la Hongrie. Deux de ces États successeurs, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie sont eux aussi aujourd'hui disparu. On appelle révisionnisme l'attitude de la Hongrie indépendante qui réclamait l'élargissement de ses frontières.
Avec l'État le plus inégalitaire d'Europe, la société austro-hongroise, féodale, reposait sur une assise sociale extrêmement étroite faisant la part trop belle à la haute noblesse, et au clergé qui en était issu. En 1914, par exemple, moins de 1% de la population possédait 40% de la superficie du territoire. Mieux-ou pire- cette inégalité sociale se doublait d'une inégalité ethnique. Pour toutes ces raisons, les peuples qui subissaient l'oppression austro-hongroise -parfois depuis des siècles- ont vu avec bonheur cet Empire s'effondrer. Aucun des États successeurs, même aux époques les plus troublées n'a souhaité que renaisse cette société privilégiant par trop les privilégiés. On peut citer à cet égard le mot du président tchécoslovaque BENES qui, dans l'entre deux guerres disait : « Plutôt Hitler que les Habsbourg ».
L'Autriche, elle-même, par le traité d'Etat de 1955, a exclu définitivement le recours aux Habsbourg.
L'Empire allemand et l'Autriche-Hongrie constituaient les Empires
centraux. L'Allemagne et l'Autriche-Hongrie avaient constitué une alliance sous le nom de Duplice
(Zweibund) qui devint la Triplice (Dreibund) ou Triple-Alliance durant la période où
l'Italie y fut partie prenante. Toutefois, l'Italie n'avait souscrit à cette alliance
que dans l'optique d'une alliance défensive : l'alliance ne devait fonctionner que dans la mesure où l'un des signataires
aurait été agressé. Comme ce n'est pas ce qui s'est passé en 1914- puisque c'est l'Autriche-Hongrie qui a agressé la Serbie-
l'Italie choisira finalement d'entrer en guerre aux côté des Alliés occidentaux en 1915.
Empereurs d'Autriche et rois de Hongrie :
Les habitants de l'Autriche-Hongrie étaient les Austro-Hongrois.
Le partage du pouvoir entre Autrichiens de langue allemande et Hongrois est désigné par le nom de dualisme, un partage à trois en y incluant les Slaves aurait constitué le trialisme. Cependant ni la noblesse d'Autriche, ni les nobles Hongrois n'ont jamais voulu de cette solution.
La Double Monarchie était une expression que l'Autriche-Hongrie possédait en propre. L'aigle à deux têtes était un symbole bien antérieur à la constitution de cette Double Monarchie mais qui lui convenait parfaitement. On emploie aussi l'expression Monarchie danubienne.
La maison régnante, dont les membres avaient le titre d'archiduc, était parfois qualifiée d'Archi-Maison (Erzhaus).
Les deux parties du pays étant séparées par un affluent du Danube, la Leitha si bien que
Pour l'écrivain de langue allemande Robert Musil (dans son roman L'homme sans qualités), qui a dû être officier dans l'armée « cacanienne », l'Autriche-Hongrie était la Cacanie parce que tout y était KK c'est-à-dire « impérial et royal » en allemand où K est l'initiale de Kaiser (empereur) et de König (roi).
La terminologie exacte semble avoir été la suivante :


