Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Empire britannique


L’empire britannique, dans les premières décennies du XXe siècle, à son zénith, s’étendait sur une population de 400 à 500 millions (environ le quart des humains) couvrant près de 30 millions de km2 (environ 2/5 des terres émergées).

Cet empire commença environ 300 ans auparavant à travers une succession de phases d’expansion par le commerce, la colonisation ou la conquête entrecoupées d'intervalles d’activité pacifique ou de contraction impériale. Ses territoires étaient éparpillés sur tous les continents.

L’empire facilitait la propagation des technologies, du commerce, de la langue et du gouvernement britannique sur presque tout le globe. Cette hégémonie contribuait à l’expansion économique extraordinaire et renforçait considérablement son influence sur l’évolution du monde. Tout en étendant son emprise impériale outre-mer il continua à développer et élargir ses institutions démocratiques dans la métropole.

De la perspective des colonies, le bilan de l’empire britannique est partagé. Elles reçurent la langue anglaise d'autant plus que le phénomène de créolisation est resté très marginal, une structure administrative et légale basée sur le modèle britannique au moins au sommet, un développement technologique et économique. Certains disent qu’avoir été colonisés par le Royaume Uni leur épargna l’incompétence et la brutalité des autres puissances coloniales, notamment européennes, et que presque toutes ont rejoint depuis le Commonwealth des nations, l’association qui a remplacé l’empire.

Néanmoins, la politique coloniale britannique fut toujours menée en fonction des intérêts commerciaux de la métropole. Alors que les économies de peuplement furent développées avec l’infrastructure pour supporter un développement équilibré celles en Afrique tropicale n’étaient destinées à fournir des matières premières et une monoculture basée sur le principe de l’avantage comparatif vulnérable. Une dépendance sur la manipulation des conflits entre identité ethnique et raciale afin de ne pas se grouper contre le pouvoir occupant - la stratégie classique de diviser pour régner - laissa un héritage de séparation et de difficultés entre communautés ayant un statut différent comme les amérindiens en Amérique du nord qui s'aggrave avec le déséquilibre démographique.

Sommaire

Origine : colonialisme anglais

Après sa conquête par la Normandie en 1066 l’Angleterre fut impliquée dans les affaires du duché jusqu’en 1204. Des héritages et des invasions dans l’ouest de la France lui permirent de contrôler de vaste régions (Guyenne, Gascogne, Aquitaine,...) jusqu’en 1453, et le port de Calais jusqu’en 1563.

Le Pays de Galles fut conquis à partir de 1282 et l’Irlande de 1169. L’Écosse ne fut anexé qu’en 1603 avec l'axession sur le trone d'angleterre d'un Stuart.

À la fin du XIVe siècle l’exportation de la laine en Europe était devenu un facteur essentiel.

L’empire outre-mer fut lancé par le roi Henri VII qui régna de 1485 à 1509 avec la création des compagnies privées d’exploitation sur les autres continents, la construction du premier chantier naval à Portsmouth et des améliorations à la petite flotte.

D’une importance peut être plus grande, Henri commanda les voyages d’explorations de l’italien Giovanni Caboto (Jean Cabot) en 1496 et 1497 en Amérique du nord. Les bancs très abondant de morue au large de Terre-Neuve attirèrent les pécheurs d’Europe de l’ouest.

Le roi Henri VIII tripla le nombre de navires de guerre beaucoup plus grand avec des canons à longue portée qu’il plaça dans une organisation centralisée et fit construire un réseau de balises et phares pour faciliter la navigation. La Royal Navy fut capable d’infliger une déroute à l’Invincible Armada en 1588.

Pendant le règne d’Élisabeth Ire, de 1577 à 1590, Sir Francis Drake fit le tour du monde, le second à le faire après l’expédition de Magellan. Les premiers établissements de colonisation furent des échecs.

Colonisation des Amériques

Au début du XVIIe siècle les colonies de la côte est (13 qui deviendront les États-Unis), des provinces maritimes du Canada et des petites îles des antilles comme la Jamaïque et la Barbade s’implantèrent avec succès. L'invasion des colonies espagnoles d'Amérique du Sud fut bloqué par l'échec de la prise de Cartagène.

Cette expansion dans les Amériques certains réfèrent comme la fin du premier empire britannique, la seconde ayant lieu en Asie et en Afrique.

Les colonies produisant du sucre des Antilles, où l’esclavage devint la base de l’économie furent à l’origine les colonies les plus lucratives. Celles continentale produisaient du tabac, du coton et du riz dans le sud, le nord fournissant du bois et des fourrures et ces grands espaces de bonnes terres agricoles attiraient les surplus de population de la métropole.

Lentement ces colonies prirent le dessus sur leurs voisins notamment les Hollandais (New-York) puis les Français à Louisbourg et Québec.

Au début du XIXe siècle l’Australie (comme colonie pénale) et la Nouvelle-Zélande furent colonisés et devinrent des exportateurs profitables de laine et d’or. Les populations indigènes souffrirent au départ puis leur population augmente fortement.

Libre échange et « empire informel »

La volonté de faire un profit sur les colonies irrita ses habitants qui lorsqu’il se sentirent assez fort déclarèrent et obtinrent l’indépendance.

Les Britanniques dominaient les mers et furent les premiers à mettre en place la révolution industrielle ce qui leur donnait un avantage considérable et périmait l’esclavage. Ils firent donc une très forte pression sur les autres puissances pour que les barrières douanières soient baissées et l’esclavage aboli. Mais ils n'allèrent pas jusqu'à une analyse plus globale (en restant au laissez faire) ce qui entraina une grande misère des prolétaires dans les centres de production d'où l'apparition de doctrines extrèmes comme le marxisme puis l'interventionisme grandissant de l'État notamment lors de la grande dépression des années 1930.

L’empire britannique en Asie

La Compagnie anglaise des Indes orientales avait obtenue une victoire décisive à Plassey en 1757 lui ouvrant la province du Bengale. Au XIXe siècle la compagnie prit le contrôle du reste de l’Inde. Suivant la mutinerie de 1857 la couronne prit le relais et la reine Victoria fut déclarée impératrice des Indes en 1876.

Ceylan (de nos jours Sri Lanka) et la Birmanie furent ajoutés aux territoires qui s’étendirent plus à l’est à la Malaisie puis en 1841 à Hong Kong après le succès de la première guerre de l’opium sur la Chine.

L’intérêt porté à ce dernier pays commença lorsque l’importation du thé créa un large déficit. Ensuite les relations furent complexes car s’ils aidèrent la dynastie Qing à mater les rébellions en alliance avec la France ils maintinrent le commerce suivant leurs besoins.

Dislocation de la Pax Britannica

Au cours du XIXe siècle les autres nations occidentales s’industrialisent d’où une compétition plus dure pour les ressources et les marchés. Par exemple les industries textile, chimique et métallurgique allemandes avaient en 1870 surpassé celles de la Grande Bretagne en organisation et en efficacité technique.

Tandis que les exportations invisibles (banque, assurance et services de transport) maintenaient le Royaume Uni “hors du rouge” sa part du commerce mondiale était passée du quart en 1880 à un sixième en 1913 notamment avec les pays moins développés.

Les améliorations techniques dopèrent les possibilités de produire et de diffuser ce qui renforça l’intérêt pour un empire conçu comme un marché exclusif et un moyen de se fournir à prix d’aubaine les matières premières. L'Allemagne abandonna officiellement le libre échange en 1879, la France en 1881 et bien que n’y ayant renoncé qu’en 1932 la Grande Bretagne avait déjà depuis longtemps appliqué cette formule qui menait au raidissement et aux guerres.

la Grande Bretagne et le nouvel impérialisme

Entre 1870 et le déclenchement de la Première Guerre mondiale la frénésie et l’idéologie de l’expansion coloniale européenne est souvent nommée par le nouvel impérialisme. Cette course eut surtout lieu en Afrique qui n’était pas accessible auparavant à cause du manque de médicaments comme la quinine pour traiter les maladies endémiques et en Asie du sud-est. Le racisme de l’esclavage s'est transposé sur ces populations avec une grande différence de traitement puisque celui du roi des belges au Congo était débonnaire mais fut remplacé par un système national dont le résultat fut désastreux.

L’entrée du Royaume Uni date de 1875 quand le gouvernement conservateur acheta au chef de l’Égypte Ismaïl Pacha endetté ses parts du canal de Suez pour s’assurer du contrôle de cette voie maritime stratégique ouverte depuis six ans auparavant pour finalement occuper militairement la zone en 1882.

La crainte de l’expansion séculaire de la Russie vers le sud fut un autre facteur fondamental : en 1878 la Grande-Bretagne inclut Chypre à son empire comme une base pour son action contre une attaque par les Russes contre l’empire Ottoman après avoir pris part dans la guerre de Crimée et envahit l’Afghanistan. Dans ce pays la rébellion et le terrain difficile frustrèrent les objectifs britanniques et une armée complète fut détruite lors de la retraite de Kaboul. D’autres campagnes en 1880 et en 1919 furent également ratées. Une expédition au Tibet en 1903-04 fut sanglante et inutile.

Joseph Chamberlain devint un champion pour cette doctrine mais sa campagne pour la réforme des tarifs n’aboutit pas.

En Afrique

En 1875 les deux plus importantes tête de pont coloniale en Afrique étaient en Algérie par la France et la colonie du Cap. En 1914 seule l’Éthiopie et la république du Liberia n’étaient pas sous le contrôle d'une puissance européenne.

La conférence de Berlin de 1884-5 chercha à organiser la compétition entre les pouvoirs en définissant une « occupation effective » comme le critère pour une reconnaissance internationale des prétentions territoriales, une formulation qui nécessitait l’utilisation de routine des forces armées contre les états indigènes.

L’occupation en 1882 de l’Égypte à cause du canal contribua à l’obligation d’élargir le périmètre de sécurité y compris la vallée du nil puis le Soudan voisin et même une confrontation avec l’expédition militaire française à Fachoda en 1898.

En 1899 la Grande Bretagne commença la capture totale de l’Afrique du sud avec l’envahissement des états boers riche en minerai d’or du Transvaal et de l’État libre d’Orange. La Rhodésie sera occupée par les troupes de Cécil Rhodes. La critique pour cette campagne mena à l’isolation splendide du Royaume Uni.

L’expansion dans le sud et l’est de l’Afrique décidèrent Rhodes et Alfred Milner, haut commissaire pour l’Afrique du Sud à réclamer un “Cap au Caire” lien ferroviaire mais l’occupation allemande du Tanganyika empéchèrent sa réalisation jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.

Paradoxalement la Grande Bretagne officiellement le champion le plus décidé pour le libre échange emergea comme celle qui avait l’empire le plus important notamment avec le Nigeria qui comptait alors 15 millions d’humains.

Autonomie pour les colonies caucasiennes

La transition pour les colonies peuplées par les “visages pâles” (caucasien), Terre-Neuve, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande ainsi que l’Afrique du Sud (1910) était déjà largement enclenchée sauf pour la politique extérieure et la déclaration de guerre de 1914 enclencha automatiquement celle de tous ces pays (dominions).

Et même dans la politique extérieure ces dominions avaient une liberté substentielle à condition de ne pas entrer en conflit avec celle de la métropole. Après 1909 elles durent avoir leur propre armée et marine renversant la politique préalable où elles ne faisaient que payer pour ce service.

L’impact de la première guerre mondiale

Après le conflit une nouvelle extension eut lieu au Moyen-Orient sur les pays qui étaient dans l’empire Ottoman, et en Afrique sur ceux qui étaient de celui d’Allemagne. Par contre l’occupation temporaire de la Rhur n’était pas partie de l’empire.

Mais la grande guerre avait ruiné la Grande Bretagne, financièrement et humainement, et l’empéchait désormais de maintenir un si vaste empire. Le déséquilibre de traitement entre les diverses catégories de ceux qui se trouvaient dans un même ensemble devenait impossible à contenir. La fierté nationaliste et la volonté pour les élites locales d’avoir plus de pouvoir augmentait au point de rupture.

La difficulté pour obtenir l’appui des dominions lors d’une opération militaire contre la Turquie en 1922 força la déclaration Balfour de 1926 et le statut de Westminster de 1931. Désormais le lien de subordination à la couronne britannique par un gouverneur général irait en s’atténuant et les dominions auraient leurs ambassadeurs et une politique totalement séparée. Le Canada ouvrit une mission diplomatique aux États-Unis en 1927 et l’Australie en 1940 dont la demande deux ans plus tard du retrait des troupes sous commandement britannique en Birmanie est le signal que l'intéret national l'emportait sur celui de l'empire.

Décolonisation

Après la seconde guerre mondiale la décolonisation devint un mouvement global et les tentatives pour geler la situation comme en Rhodésie entraina la prise du pouvoir par les plus radicaux qui obtinrent l'expulsion des colons. La Grande Bretagne n’était plus qu’une puissance moyenne face à l’émergence du colosse étatsunien obligée de se rapprocher des pays continentaux dans l’Union européenne.

Les indes obtinrent leur indépendance en 1947. Une dernière tentative d’action directe eut lieu en 1956 lors de la crise de Suez puis rapidement tous les pays d’une certaine importance obtinrent leur liberté.

Hong Kong fut rendu à la Chine en juillet 1997.

Gibraltar et les îles Malouines furent défendus face à ses voisins.

Diego Garcia est géré par les États-Unis.

Extention

À son zénith l'empire britannique s'étendait sur ces territoires:

Afrique

Les Amériques et l'Atlantique

Antarctique

Asie

Europe

Pacifique

Territoires restant de nos jours sous administration britannique

Territoires possèdant une administration semi-autonome

Autres territoires

voir aussi

Liens externes



This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia