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L'épilepsie (du grec epilêpsis, action de saisir, de mettre la main sur quelque chose, attaque) est le symptôme d'une hyperactivité cérébrale paroxystique pouvant se manifester par des convulsions ou une perte de conscience (cf. grec epilêpsia, interception, arrêt soudain), voire par des hallucinations complexes inaugurales (visuelles et/ou auditives et/ou somesthésiques), avec ou sans convulsions.
| Sommaire |
Elle représente la forme la plus spectaculaire et comprend trois phases :
Le retrour à la conscience est progressif, il existe souvent une confusion post-critique.
Les absences représenent une forme fréquente d'épilepsie et concerne quasiment exclusivement les enfants (jusqu'à la puberté). Elles se manifestent par une perte brusque du contact avec regard vitreux, aréactivité aux stimulus. Des phénomènes toniques (raidissement du tronc), cloniques (clignement des paupières, spasmes de la face), ou végétatifs (perte d'urines, hypersalivation). Dans les absences typiques, la perte de conscience et le retour à la conscience sont brutaux, l'absence durant quelques secondes. Les chutes au sol sont rares. Les absences peuvent se répéter 10 à 100 fois par jour en l'absence de traitement.
Elles se manifestent par des secousses musculaires brutales, rythmées, intenses, bilatérales et synchrones, concernant les bras ou les jambes, sans perte de la conscience.
La symptomatologie est extrêmement polymorphe : le foyer épileptique est circonscrit à une zone limitée du cerveau, et entraîne des signes cliniques corrélés à la zone touchée. Les signes peuvent être des hallucinations sensorielles, des mouvements anormaux, des troubles de la sensibilité, des troubles d'apparence psychiatrique, etc. Les crises partielles simples ne s'accompagnent pas de troubles de la conscience, à la différence des crises complexes. Dans certains cas, les crises partielles peuvent se généraliser (tonico-cloniques) dans un second temps par extension à tout l'encéphale de la crise épileptique.
Il faut bien comprendre que l'épilepsie est un diagnostic médical. Toutes les crises épileptiques ne sont pas accompagnées de crises convulsives, et toutes les crises convulsives ne sont pas épileptiques. On peut facilement confondre une crise convulsive avec une crise de tétanie, et une crise convulsive peut être due à un traumatisme neurologique (traumatisme crânien ou rachidien) ou à une hyperthermie (c'est notamment le cas des crises convulsive dues à la fièvre chez le nourrisson).
Si l'on est en présence d'une crise de convulsion, il faut s'assurer que la personne ne puisse pas se blesser par ses mouvements (on la protège) : on écarte les objets autour d'elle, et on peut poser un linge plié ou un coussin sous sa tête.
Une fois que la crise est passée (elle dure rarement plus de quelques dizaines de secondes, même si ce temps paraît plus long), on s'approche de la victime pour lui poser des questions. Si elle ne répond pas ou ne réagit pas, on contrôle sa respiration et on agit en conséquence : mise en position latérale de sécurité et alerte aux secours si elle respire (dans la plupart des cas), ou bien alerte puis réanimation cardio-pulmonaire si elle ne respire plus.
Dans la plupart des cas, la personne va reprendre conscience après la crise convulsive, la conduite à tenir face à un malaise est de mettre la personne au repos, de l'interroger sur les circonstances de son malaise, notamment si c'est la première fois, si elle est sous traitement médical et si elle a eu un accident récemment. On demandera un avis médical auprès d'un médecin, par exemple le Samu (« 15 » en France, « 112 » dans l'Union européenne) en précisant tous les éléments constatés.
Tout autre geste est inutile et risquerait de blesser la personne.
C'est la complication médicale la plus redoutée de l'épilepsie, elle engage le pronostic vital et fonctionnel (risque de séquelles neurologiques définitives). Elle est définie par une crise de durée anormalement longue (plus de 30 minutes), ou par la survenue de crises si rapprochées que le malade n'a pas le temps de récouvrer ses esprits entre deux crises. L'état de mal épileptique doit faire rechercher une cause déclenchante : arrêt du traitement, prise de toxiques (ivresse alcoolique en particulier), prise de médicaments contre-indiqués, infection, etc.
Dans le cas d'un état de mal par crises convulsives tonico-cloniques, la durée de la crise fait craindre :
L'état de mal peut aussi se produire dans le cadre du petit mal : on retrouve alors un état confusionnel prolongé, associé à des manifesations cloniques du visage très évocatrices. En cas d'état de mal par épilepsie partielle, le diagnostic peut être difficile en raison de la ressemblance des symptômes avec ceux d'un accident vasculaire cérébral. L'éléctro-encéphalogramme permet de faire la différence.
Le transfert le plutôt possible en réanimation médicale est une urgence dès le diagnostic posé. Un EEG en urgence ainsi qu'un bilan médical devront être effectués, sans retarder la mise en œuvre des méthodes de réanimation et le traitement médicamenteux:
Le traitement anticonvulsivant repose en première intention sur une benzodiazépine injectée en intra-veineux lent sur 2 minutes. En cas d'échec à 10 minutes, une deuxième injection est effectuée. Dans tous les cas, à l'issue des deux injections (et même si la crise a cédé), on associe un deuxième antiépileptique IV (type valproate)


