| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
| Médecine |
| Mise en garde médicale |
| Wikipédia:Prosélytisme |
| Sciences fondamentales |
| Anatomie - Physiologie |
| Embryologie - Histologie |
| Génétique - Bioéthique |
| Biologie - Bactériologie |
| Histoire de la médecine |
| Pathologie |
| Symptômes - Syndromes |
| Santé - Maladies |
| Domaines d'étude |
| Médecine générale |
| Spécialités médicales |
| Spécialités chirurgicales |
| Spécialités techniques |
| Professions paramédicales |
| Thérapeutique |
| Médicaments |
| Pharmacologie |
| Méta |
| Le projet Médecine |
Une épistaxis est une hémorragie extériorisée par les
fosses nasales. Il est appelé communément un «saignement de nez». Bien que très fréquente et sans gravité dans la grande majorité
des cas, certaines épistaxis peuvent menacer le pronostic vital par leur importance ou la fragilité du terrain sur lequel elles
surviennent.
| Sommaire |
L'épistaxis est due à une lésion du riche réseau vasculaire qui irrigue la muqueuse nasale, le plus souvent idiopathique ou traumatique. Cette muqueuse se caractérise par l'existence d'une zone particulièrement richement vascularisée appelée tâche vasculaire de Kisselbach, principale zone pourvoyeuse d'épistaxis, où se rejoignent les deux réseaux artériels principaux vascularisant la muqueuse nasale :
La tâche vasculaire de Kisselbach se situe dans la partie antéro-inférieure de la cloison nasale et est donc formée par un réseau anastomotique de branches artérielles issues de ces deux réseaux vasculaires.
C'est le cas de loin de plus fréquent, volontiers rencontré chez les enfants. L'épistaxis essentielle demeure cependant un diagnostic d'élimination, qui ne doit être évoqué que lorsque les autres causes ont été écartées (on peut être ammené à réaliser une fibroscopie nasale dans cette optique). Les épistaxis cessent en général spontanément au décours de la puberté, mais des saignements à répétition peuvent amener à faire discuter une cautérisation de la tache vasculaire dont la fragilité est responsable des symptômes.
Il convient de se renseigner sur l'âge du patient, le volume de sang perdu (en général surestimé), la durée de l'épisode, la
présence d'antécédents d'épisodes similaires, leur traitement et l'efficacité de celui-ci.
Certains antécédents doivent être systématiquement recherchés :
Signes de gravité recherchés à l'examen du patient:
Paleur, sueurs, tachycardie, hypotension artérielle, signes de choc, troubles
de la conscience, terrain fragilisé (patient agé, polypathlogique), trouble de
la coagulation, traitement anticoagulant en cours, échec des méthodes simples de traitement, pertes sanguines majeures,
hypertension artérielle.
Le bilan para-clinique de première intention, réalisé face à une épistaxis grâve, consiste en une numération formule sanguine. Elle peut
montrer :
Il convient de bien attendre dix minutes car c'est le temps que met le sang à coaguler ; si l'on relâche la compression avant, le saignement risque de reprendre, il faudra alors tout recommencer (mouchage et compression). Dans les rares cas où le saignement n'a pas cédé après 10 minutes, consulter un médecin en urgence ; on pourra utilement contacter la régulation médicale (en France : le samu dont le numéro de téléphone est le 15, 911 en Amérique du nord) pour savoir où se rendre (consultation à domicile, cabinet médical, maison de la médecine, urgences de l'hôpital) en fonction de la gravité de l'affection et de l'affluence dans les établissements.
Ils sont tentés en première intention, dans des conditions strictes de réalisation :
Il existe deux méthodes principales :
Enfin, la cautérisation peut être proposée aux patients suffrant d'épisatix bénigne à répétition. Elle consiste à provoquer la coagulation des vaisseaux de la tache vasculaire par éléctrocoagulation ou photocoagulation laser.
Ils sont discutés en cas d'échec des traitements locaux et consiste à obturer (emboliser) par différentes méthodes, la ou les artères responsables de l'épistaxis. On peut avoir recours à la radiologie interventionnelle avec embolisation par particules résorbables d'une ou plusieurs artères au cours d'une artériographie. Cette méthode n'est pas disponible dans tous les hopitaux et requiert des médecins très entraînés. La chirurgie artérielle permet elle aussi de tarir le saignement en ligaturant l'artère incriminée. Elle est proposée lorsque la radiologie interventionnelle est impossible ou indisponible.
Ils reposent sur les activateurs de la coagulatin. Leur efficacité et leur utilité sont contestées, leur prescription demeure exceptionnelle.


