Erik Satie
Erik Satie (1866-1925) est un
compositeur et pianiste français, né Alfred Erik Leslie Satie à Honfleur, Calvados, le 17
mai 1866 et mort à Paris le 1er juillet 1925.
Sa vie, son œuvre
Il a écrit de nombreuses partitions sans barres de mesures, et avait son propre style d'annotations concernant la manière d'interpréter ses
œuvres.
Il inspira entre autre John Cage, Claude Debussy, Francis Poulenc, Maurice Ravel ou encore le groupe des Six et joua notamment au Chat
Noir.
Une plaque à son nom est encore placée sur sa maison à Montmartre.
On peut visiter sa maison à Honfleur transformée en musée.
Maison Satie, à Honfleur, Normandie
Satie et l'humour (de ses critiques)
Pour mieux comprendre les raisons pour lesquelles Satie est souvent traité d'ironie ou humour, il faut d'abord considérer la
relation complexe qui existait entre Satie lui-même et l'humour:
- Jeune, il se prenait très au sérieux. Souvent, il est clair qu'il veut se libérer d'une partie de ces opinions
antérieures : mais en lieu de les dénoncer, il utilisera plus que souvent l'humour (de sorte que son public ne sache pas ce
qu'il pense vraiment). Ce genre de procédé se trouve de façon évidente dans ses « Mémoires d'un amnésiaque », qui
n'aurait sûrement trouvé aucun éditeur si elles n'avait été écrites par Satie lui-même (en effet, Satie se moque de ses propres
œuvres). Après avoir lu ces notes autobiographiques, on peut arriver à l'idée qu'on ne peut pas beaucoup insulter (la mémoire de)
Satie en racontant des âneries (...n'excluant naturellement pas des études « sérieuses » sur Satie !).
- À côté de ce procédé dissimulateur, Satie est forcé une bonne partie de sa vie de fonctionner comme artiste de cabaret (donc
produire des mélodies frivoles, souvent sur des textes humoristiques). Quoique plus tard il dénonce toute cette production comme
contre sa nature, souvent ce sont nettement ces mélodies qui sont mieux connu (comme « Je te veux »,...). Autrement
dit: il ne faut pas s'en vouloir aux critiques, qu'ils se moquent de ce que Satie avait rejeté complètement.
- À côté de ça, il écrivait et composait des blagues en qualité de compositeur sérieux, e.g. « Le piège de Méduse »
(lequel, en étant partie autobiographique - comme son public savait bien - est pas vraiment capable de donner une idée sérieuse
de Satie)
- Mais l'humour de Satie est sûrement le plus clair dans les annotations écrites sur ses partitions, que seuls les interprètes
voient : par exemple, on trouve « Vivache » comme variante de « Vivace » dans la Sonatine Bureaucratique
(qui est une parodie de Clementi). De même, il compose une pastiche de la célèbre « marche funèbre » de Chopin
(Deuxième pièce des « embryons desséchés »), où il écrit « citation de la célèbre MAZURKA de SCHUBERT ».
(Alors que Schubert n'écrivit aucune Mazurka 'célèbre', tandis que c'était un des genres favoris de Chopin). On trouve dans sa
production musicale de semblables piques à propos de Saint-Saëns, Debussy, etc. En somme: il faut peut-être pas prendre Satie
plus sérieux que lui-même prenait « sérieux » les autres (compositeurs)!
Néanmoins, Satie a également écrit des œuvres comme Socrate, qui montrent son côté
sérieux.
Quelques œuvres de Satie
Piano
- Gymnopédies I, II et III (en grec « gymnastique des pieds », à cause du travail avec la pédale du piano ?) ;
- Gnossiennes I, II,
III, IV, V, VI ;
- Gnossiennes I : Media:Gnossienne_1.mid
- Nocturnes I, II, III, IV, V ;
- Avant-dernières pensées ;
- Pièces froides - trois airs à fuir ;
- Pièces froides - trois danses de travers ;
- Deux rêveries nocturnes ;
- Prélude de la porte héroïque du ciel ;
- Trois morceaux en forme de poire ;
- Vexations.
Orchestre
- Parade, musique pour ballet ;
- Relâche, musique pour le ballet (avec des séquences pour le film Entr'Acte).

