Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Erwin Rommel/Anecdotes et citations

Combat du 22 août au alentour du village de Bleid, raconté par Erwin Rommel

« Je reçois l'ordre de mon commandant de compagnie de me diriger, en liaison avec le 1er bataillon, vers l'issue sud-est du village de Bleid avec ma section déployée. Je laisse mon cheval à Hänle, échange mon browning contre sa baïonnette et déploie ma section en avançant en ligne de tirailleurs espacés. Nous progressons à travers des champs de pommes de terre et de choux sur la pente de la cote 325 en direction de Bleid. D'épaisses nappes de brouillard flottent sur les champs, elles luttent avec le soleil qui monte. La visibilité est d'environ 50 à 80 mètres. Soudain nous recevons une salve, tirée à très courte distance. Nous nous couchons sur le sol, nous sommes bien camouflés par les fanes de pommes de terre. Les salves suivantes sont nettement au-dessus de nous. C'est en vain que je cherche à la jumelle l'ennemi qui doit être proche. Et comme il ne peut être très loin, je me porte à l'assaut avec ma section. Mais les Français s'enfuient avant que nous n'ayons pu les voir, laissant des traces visibles dans les champs de choux. Nous les suivons en direction de Bleid. Dans la précipitation due au combat, nous perdons notre liaison avec la gauche.
À plusieurs reprises, ma section reçoit à nouveau des coups de feu dans le brouillard. Dès que nous nous lançons à l'assaut, l'adversaire se replie précipitamment. En conséquence, nous parcourons encore 800 mètres sans être gênés par l'adversaire. Surgissant à présent du brouillard, devant nous se dressent une clôture et une grande haie, en arrière et à droite se dessinent les contours d'une ferme ; tandis que, devant nous à gauche, un groupe de grands arbres devient visible. Les traces de pas de l'ennemi que nous avons suivies vont vers la droite en remontant la pente. Sommes-nous déjà devant Bleid ? Je fais mettre la section à couvert derrière la haie et envoie une patrouille pour rétablir la liaison avec mon voisin de gauche et avec ma propre compagnie. La section ne déplore encore aucune perte. Pour reconnaître la ferme devant nous, je m'y dirige avec le sergent Ostertag et deux télémétreurs. De l'ennemi, on ne voit ni n'entend quoi que ce soit. Nous atteignons le côté est de la ferme. Un étroit chemin de terre descend ici vers la gauche sur une route. De l'autre côté, une deuxième ferme apparaît dans le brouillard. Sans aucun doute, nous sommes à la sortie de Bleid, en direction de Mussy-la-ville. Prudemment, nous nous approchons de la route. J'observe, posté au coin de la ferme. Là, à peine à vingt pas à droite, au milieu de la route, se trouvent entre quinze et vingt Français qui boivent le café, discutent, le fusil négligemment posé sur le bras. Ils ne me voient pas !
Je me mets à nouveau à couvert derrière le bâtiment. Dois-je faire amener la section ? Non ! Nous pouvons sans doute remplir cette tâche à quatre. Rapidement, j'explique à mes compagnons l'attaque que je projette. Nous amenons nos fusils sans bruit, nous nous précipitons au coin de la ferme et tirons à bras francs sur l'ennemi tout proche. Une partie des adversaires, morts ou blessés, reste sur place. Le plus grand nombre se disperse, s'abrite derrière les escaliers des maisons proches, les murs des jardins, les tas de bois et ouvre le feu à son tour. C'est ainsi que se déclenche à une distance très rapprochée une fusillade très violente. L'arme en joue, je suis derrière un tas de bois. Mon adversaire est à vingt mètres de moi, bien abrité dans l'escalier d'une maison. Nous visons, tirons presque en même temps et... nous manquons tous les deux. La balle de mon adversaire passe en sifflant à un cheveu de mon oreille. Bon, il s'agit à présent de recharger rapidement, de viser calmement et vite et de le faire convenablement. À vingt mètres de distance, ce n'est pas facile avec la hausse de 400 mètres, car nous ne nous y sommes jamais entraînés en temps de paix. Mon coup de feu claque. La tête de mon adversaire heurte lourdement l'escalier lors de sa chute. Environ dix Français nous font encore face à présent. Quelques-uns se sont mis complètement à couvert. Je donne à mes compagnons le signal de l'attaque. En poussant des hourras, nous nous précipitons alors dans la rue du village. À cet instant apparaissent à toutes les fenêtres et à toutes les portes des Français qui ouvrent le feu. Devant cette supériorité numérique, il n'y a rien à faire. Nous nous replions rapidement et, sans être blessés, nous arrivons tous les quatre à la haie où la section s'apprête à venir en hâte à notre aide. Ce n'est plus nécessaire. Je remets la section à couvert. Nous remarquons que, depuis la ferme d'en face, nous arrive un feu très nourri dans le brouillard. Des balles sifflent haut au-dessus de nous. À la jumelle, je m'aperçois — il y a à peine 60 mètres — que l'adversaire tire non seulement du premier étage de la ferme, mais aussi du toit. Il y a là-bas une foule de canons de fusils qui ont été glissés sous les tuiles. De cette façon, il est impossible à l'ennemi d'utiliser le point de mire pour viser. Il n'est donc pas surprenant que son tire passe si haut au-dessus de nous. Dois-je attendre d'avoir la liaison avec les autres où me lancer immédiatement avec ma section à l'assaut de l'entrée de Bleid ? Cette dernière solution me paraît plus juste. L'ennemi le plus fort se trouve de l'autre côté de la rue. C'est donc cette ferme qu'il nous faut d'abord prendre. Mon plan d'attaque est le suivant : avec la deuxième demi-section, ouvrir le feu sur l'ennemi du premier étage et du toit ; avec la première demi-section, prendre d'assaut la ferme en la contournant par la droite. Rapidement, je fais prendre par le groupe d'assaut des poutres qui gisent çà et là sur le sol. Elles seront bien utiles pour enfoncer les portes et les portails. De plus, nous prenons des bouchons de paille qui devront servir à enfumer les cachettes. Entre-temps, derrière la haie, la deuxième demi-section est prête à ouvrir le feu, le groupe d'assaut, complètement abrité, a terminé ses préparatifs. On peut y aller. À mon signal, la demi-section ouvre le feu. Avec la première demi-section, je m'élance à l'assaut par la droite en traversant la route, par le même chemin que j'ai suivi quelques minutes auparavant avec mon petit groupe. L'ennemi situé au premier étage et dans le grenier déclenche un feu nourri, principalement sur la demi-section à la haie. Les occupants de la ferme ne peuvent toucher par leur tir le groupe d'assaut qui vient d'atteindre le mur protecteur de la maison. Les portes volent en éclats sous les coups puissants des mousquetaires. Un battant de la porte de la grange saute hors de ses gonds. On jette des bouchons de paille enflammés dans l'aire remplie de céréales et de fourrage. La ferme est encerclée. Celui qui veut sortir bondira sur nos baïonnettes. Bientôt, des flammes claires s'échappent du toit. Les ennemis survivants mettent bas les armes. Nos propres pertes se limitent à quelques blessés légers.
Alors, nous poursuivons l'assaut de ferme en ferme. La deuxième demi-section nous rejoint. Là, nous serrons l'adversaire de près, il se rend tout de suite la plupart du temps ou bien il se cache dans les moindres recoins des bâtiments. Mais là aussi les mousquetaires débusquent l'ennemi et, avec la plus grande intrépidité, font sortir les Français de leur cachette, les uns après les autres. D'autres troupes du 2e bataillon, mêlées à des groupes du 1er bataillon, pénètrent à présent dans la localité qui, en de nombreux endroits, est en flammes. On tire de tous les côtés, les pertes se multiplient. Du flanc gauche (la partie sud de Bleid) nous vient à présent un feu très nourri. Les pertes s'accumulent. Partout retentit l'appel angoissé aux infirmiers. Les blessés sont pansés derrière le lavoir. C'est une image terrible. La plupart ont de graves blessures par balles. Quelques hommes crient de douleur, d'autres, calmes et résignés, regardent en héros, les yeux dans les yeux, la mort qui s'approche.
Au nord-ouest et dans la partie sud de Bleid, les Français tiennent encore. Dans notre dos, le village est maintenant complètement en flammes. Entre-temps, le soleil a fini par percer le brouillard. À Bleid, il n'y a plus rien à faire. Aussi je rassemble ceux que je peux atteindre, fais enlever les blessés et me dirige vers le nord-est. Je veux sortir de ce brasier, rétablir la liaison avec ma compagnie, voire avec le bataillon. Le feu, une épaisse fumée asphyxiante, des poutres qui rougeoient, des maisons effondrées et du bétail affolé, qui bondit entre les foyers incandescents, barrent le chemin. Enfin, à moitié asphyxiés, nous gagnons le large. D'abord, nous nous occupons des nombreux blessés. Ensuite, je remets de l'ordre dans la troupe, qui compte environ cent hommes, et la conduis dans le vallon, à trois cents mètres au nord-est de Bleid. À cet endroit, je fais coucher la section déployée qui fait front vers l'ouest et vais avec mes chefs d'escouade en reconnaissance jusqu'au mouvement de terrain suivant.
La cote 325 se trouve en haut et à droite, encore enveloppée de brouillard. Sur la pente sud, on ne voit dans les champs, où le blé est haut, ni ami, ni ennemi. À droite devant nous, à environ huit cents mètres, de l'autre côté d'un vallon plus profond, le rouge des pantalons d'une ligne de tirailleurs français se détache sur le jaune de la bordure d'un champ de blé. Il y a là environ une compagnie derrière des tas de terre fraîchement remuée. Dans le fond, en bas à gauche, un combat violent fait toujours rage pour la possession de Bleid en feu. Où peuvent bien être le 2e bataillon et notre compagnie ? En partie encore dans Bleid, mais sans doute le gros de la troupe se trouve encore plus en arrière. Que dois-je faire ? Comme je ne veux pas rester inactif avec ma section, je décide d'attaquer l'ennemi qui me fait face et qui, de toute façon, se trouve dans la zone de combat du 2e bataillon. Le déploiement à couvert derrière la hauteur, la mise en place et le déclenchement de la fusillade par la section s'accomplissent avec un calme et une précision dignes d'un exercice sur-le-champ de manœuvre en temps de paix. Bientôt, les escouades échelonnées sont allongées une partie dans des fanes de pommes de terre, une partie derrière des gerbes d'avoine, bien dissimulées, et exécutent un feu de mousqueterie lent et précis, comme notre excellente école du temps de paix le leur a appris. L'adversaire a ouvert un feu vif, dès que les parties les plus avancées de la section ont pris position. Seules quelques balles frappent encore devant et à côté de nous. On s'y habitue rapidement. Après une fusillade d'un quart d'heure, la seule perte à inscrire à la section est une gamelle individuelle transpercée. À huit cents mètres en arrière et à droite, des lignes de tirailleurs allemands surgissent à présent sur la cote 325. La liaison avec la droite est ainsi assurée, la section peut alors attaquer sans inquiétude. Par escouades qui se soutient mutuellement de leurs feux, nous progressons par bonds. C'est un exercice qui a été suffisamment répété en temps de paix. Nous traversons un petit val que l'ennemi ne peut atteindre de ses tirs. Bientôt, j'ai rassemblé dans l'angle mort de la pente opposée la presque totalité de ma section. Grâce aux faibles performances de tir de notre adversaire, la section n'a encore eu aucune perte lors de l'assaut. Baïonnette au canon, en nous défilant sur la pente, nous montons vers la position ennemie jusqu'à distance d'assaut. Pendant ce mouvement, nous ne sommes pas gênés par le feu ennemi, car il passe nettement au-dessus de nous en direction des parties de la section qui se trouvent encore très en arrière. Soudain, l'ennemi cesse complètement son tir. Est-ce qu'il veut descendre nous attaquer ? Vite, nous nous lançons à l'assaut mais trouvons la position ennemie abandonnée à l'exception de quelques morts. Les traces de l'ennemi, qui se replie, mènent vers l'ouest à travers les blés qui arrivent à hauteur d'homme. À nouveau je me retrouve avec ma section loin devant notre propre front.
Je veux attendre la progression de notre voisin de droite. La section se met en place dans la position conquise, ensuite je vais avec le chef de la première demi-section, un adjudant de la 6e compagnie et le caporal Bentele, en reconnaissance vers l'ouest à travers les blés. Nous voulons repérer l'endroit où l'adversaire s'est replié. Nous conservons une liaison avec la section. Sans rencontrer l'ennemi, nous atteignons le chemin de Gevimont-Bleid à environ quatre cents mètres au nord de Bleid. Le chemin qui monte vers le nord entaille la pente à droite. De chaque côté du chemin, la vue vers le nord-ouest et l'ouest est très limitée par de grands buissons. Près de l'un d'eux, au-dessus du chemin, nous passons minutieusement en revue le terrain de tous les côtés. Bizarrement on ne voit rien de l'ennemi qui se replie. Soudain, Bentele nous montre un point du doigt vers la droite, au nord : à cent cinquante mètres à peine, le blé bouge dans cette direction. En même temps, nous voyons en plein soleil briller les gamelles individuelles étamées, montées sur les sacs français. L'ennemi qui nous fait face esquive en se baissant le tir qui, de la cote 325, balaie la partie la plus haute de la crête ouest. Nous estimons qu'une centaine de Français arrive ainsi en ligne droite vers nous. Pas un seul adversaire ne lève la tête hors du blé.
Dois-je faire venir rapidement la section ? Non ! Il est préférable qu'elle reste sur sa position et nous serve de couverture à tous les trois. La force de pénétration des balles de fusil me revient à l'esprit : deux ou trois hommes peuvent être transpercés à cette distance ! Vite debout, je tire sur la tête de la colonne. Pendant quelques secondes, elle disparaît dans le blé, puis elle poursuit sa marche dans la même formation et la même direction. Aucun Français ne lève la tête, pour voir le nouvel ennemi, apparu si soudainement et si près. Alors, nous tirons tous les trois. La colonne disparaît à nouveau pour un court instant, puis elle se divise en plusieurs tronçons qui se hâtent vers l'ouest en direction du chemin Gévimond-Bleid. Nous accélérons notre tir sur les rangs des fuyards. De façon surprenante, nous ne recevons toujours pas de coup de feu, bien que nous soyons debout et très visibles pour l'ennemi. À gauche sur la route, de l'autre côté des buissons auprès desquels nous sommes, arrivent maintenant en courant des Français qui s'enfuient. À dix mètres de distance, grâce à un trou dans les buissons, ils sont des cibles faciles. Nous répartissons notre tir sur les différents adversaires. Une douzaine de Français sont mis hors de combat par nos trois fusils.
Maintenant le 123e Grenadiers s'avance en haut, à droite. Je fais signe à ma section de venir, et nous partons à l'assaut vers le nord en utilisant les bas-côtés du chemin de Gévimons-Bleid. En chemin, quelle n'est pas notre surprise de trouver des Français dans tous les buissons. Il faut parlementer assez longuement avant que l'adversaire ne bouge, ne dépose les armes et ne quitte ses abris. On leur avait dit que les Allemands tranchaient la gorge à tous les prisonniers. Des buissons et des champs de blé au-dessus de nous, nous ramenons plus de cinquante Français. Avec eux se rendent également deux officiers français, un capitaine et un sous-lieutenant, légèrement blessé au bras. [...] Mes hommes offrent des cigarettes aux prisonniers, ce qui semble les mettre en confiance. À droite sur la hauteur, le 123e régiment de grenadiers atteint également le chemin de Gévimont-Bleid.
Paraissant provenir du bois Le Mat à mille cinq cents mètres au nord-ouest de Bleid, des balles viennent frapper au milieu de nous. En tout hâte, je mets la section à l'abri dans le chemin creux, avec l'intention de poursuivre l'attaque sur le Mat à partir de là. Mais soudain, tout devient noir devant mes yeux, je perds connaissance. Les fatigues de la journée et de la nuit d'avant, le combat de Bleid et sur la hauteur du nord et par-dessus tout l'état lamentable de mon estomac avaient épuisé mes dernières forces.
J'ai dû rester un temps assez long sans connaissance. Lorsque je reviens à moi, le caporal Bentele s'affaire auprès de moi. Quelques obus et schrapnelles éclatent aux environs. Notre infanterie se replie du bois de Mat sur la cote 325. Est-ce la retraite ? Je prends le commandement d'une partie de ces lignes de tirailleurs, occupe avec elles la pente près du chemin Gevimond-Bleid et leur donne l'ordre de se retrancher. Les hommes me disent qu'ils y auraient perdu leurs chefs et qu'ils ne se seraient repliés que sur un ordre venu d'en haut. C'est surtout l'artillerie française qui leur aurait causé les pertes les plus lourdes. Un quart d'heure plus tard, les clairons sonnent « l'appel au régiment » et le « rassemblement ». De tous les côtés, les soldats du régiment se hâtent à l'ouest de Bleid. Je m'y dirige aussi avec ma petite troupe. Les différentes compagnies arrivent les unes après les autres. Leurs rangs sont fortement clairsemés. Au cours de ce premier combat, le régiment a perdu un quart de ses officiers et un septième de ses troupes en morts et blessés. En ce qui me concerne, j'apprends avec douleur que deux de mes meilleurs amis sont tombés. Je ne peux malheureusement leur rendre un dernier hommage. Après avoir remis de l'ordre dans leurs rangs, les bataillons se mettent aussitôt en marche vers Gomery en passant par la partie sud de Bleid.
Bleid offre une vision affreuse. Dans les ruines fumantes gisent des combattants et des civils morts ainsi que du bétail abattu. On annonce à la troupe que l'adversaire de la Ve armée est battu sur toute la ligne et se replie. La joie de la première victoire est cependant atténuée par la perte des camarades qui sont tombés. Nous marchons vers le sud. La marche connaît de nombreux arrêts. Au loin, les colonnes ennemies se retirent. Des batteries du 49e régiment d'artillerie s'avancent au trot et mettent en batterie à droite de la route. Lorsqu'elles effectuent leurs premiers tirs, les colonnes ennemies ont disparu dans le lointain. La nuit tombe. Morts de fatigue, nous atteignons enfin le village de Ruette. La localité est déjà pleine de nos troupes. Nous bivouaquons en plein air. On ne peut plus trouver de paille, la troupe est trop épuisée pour se mettre à de longues recherches. Le sol du champ, humide et froid, interdit tout sommeil réparateur. Au matin, il fait froid, nous gelons tous lamentablement. Mon estomac malade m'a tenu éveillé durant la dernière partie de la nuit, il en va de même pour maints compagnons de souffrance. Enfin le jour se lève. De nouveau un épais brouillard recouvre les champs. »


This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia