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Etemenanki (« la maison-fondement du ciel et de la terre ») est une ziggourat dédiée au dieu Mardouk à Babylone. À l'origine haut de sept étages, il ne subsiste plus rien de l'édifice hormi son empreinte au sol.
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Le récit biblique de la Tour de Babel que les hommes tentaient d’élever jusqu’au ciel a depuis longtemps marqué les esprits, source d’inspiration pour bon nombre d’écrivains et d'artistes.
Ce récit fait clairement référence aux tours appelées ziggourats que la civilisation assyro-babylonienne avait édifié et représentées sur des sceaux cylindriques ou des bas-reliefs. Conservée au Louvre, la tablette dite “de l’Esagil”, datée de 229 av. J.-C. et copie d’un document du VIème siècle av. J.-C., donne les mesures de la ziggourat de Babylone.
La plus fabuleuse d’entre elles fut édifiée par les rois de la première dynastie (-1894 à -1595 av. J.-C.) à Babylone même et rénovée plusieurs fois par la suite, en particulier à l’époque néo-babylonienne (-625 à -539 av. J.-C.). Le plan carré avait 91 mètres de côté et la hauteur aurait été de 90 mètres.
L’érection et l’existence de la tour s’étale sur presque 20 siècles d’histoire, depuis la première dynastie babylonienne jusqu’au début de l’ère chrétienne.
Babylone était le siège de deux pouvoirs. Le premier était celui du roi, qui habitait un gigantesque palais situé au nord de la ville, le second celui du dieu tutélaire de la ville, Mardouk, appelé aussi Bêl, « le Seigneur », roi des dieux du panthéon babylonien. Comme le souverain humain, il disposait dans le district sacré d’une vaste demeure, l’Esagil « la maison dont le sommet est élevé », où sous la forme d’une statue s’incarnait sa divinité.
Si l'on en croit une inscription de Nabuchodonosor, les plafonds de ce complexe étaient soutenus par des poutres en cèdre revêtues d'or et d'argent. L'édifice était entouré par sa propre enceinte au bord de l’Euphrate.
Probablement né avec Babylone, ce complexe religieux, à l'image de la cité fut détruit puis reconstruit et enfin restauré à plusieurs reprises, au point qu'il existait encore au IIe siècle de notre ère. Sur le plan ci-contre on aperçoit l’empreinte du ziggourat à l’intérieur du complexe.
Alexandre le Grand (IVe siècle av. J.-C.), roi de Macédoine (336–323 av. J.-C.), conquérant de l'Empire perse et l'un des plus grands chefs militaires du monde :
Hérodote (Ve siècle av. J.-C.), historien grec (484-406 av. J.-C.), surnommé « le père de l'histoire » :
Sondages : En 1811, par C.J. Rich, suivi par R. Mignan pour la East India Compagny. En 1849, par le géologue W. K. Loftus, suivi par P.-E. Botta.
Fouilles préliminaires : En 1850, A.H. Layard commence des fouilles autour de la ziggourat. En 1852 F. Fresnel et J. Oppert réalisent le premier plan détaillé de la ville. En 1854, H.C. Rawlinson avec G. Smith font de brèves fouilles. En 1876, H. Rassam. En 1887, W. Budge pour le British Museum.
Fouilles principales : de 1897 à 1898, fouilles allemandes dirigées par R. Koldewey. de 1899 à 1914, fouilles allemandes dirigées par W. Andrae, F. Wetzel, O. Reuther, G. Buddensieg.
Restauration de plusieurs édifices par les archéologues irakiens.
L'argile, les roseaux et le goudron étaient principalement utilisés pour la construction des ziggourats. L'argile était moulé pour obtenir des briques. Ces tours étaient pleines, c'est-à-dire, qu'il n'y a ni pièce ni couloir à l'intérieur.
Voici les cinq propositions d’archéologues qui se sont succédé sur le lieu des fouilles au début du XXe siècle siècle après J.-C.

Une synthèse vous est proposée dans la section la reconstitution.
Sur le dernier étage se dressait le gigunû, dont l’architecture est très mal connue.
L’écrit de Nabopolassar (625–605) déclare:
L’écrit de Nabuchodonosor (605-562), affirme que « d’Etemenanki, je rehaussai la pointe avec des briques cuites d’émail resplendissantes, semblable à la couleur du ciel. »
Le récit d’Hérodote en donne la description suivante :
C’est sur la base des relevés de la mission allemande de 1897 que cette modélisation a été réalisée, étant donné que le marigot existant ne peut plus beaucoup nous aider...
La ziggurat était constituée de sept tours empilées les unes sur les autres. Chacune avait probablement sa propre couleur. Reliées entre elles par des escaliers, l'accès direct à la dernière, le Gigunû, temple élevé plaqué de briques vernissées bleues, se faisait par une rampe-escalier monumentale. Deux rampes latérales permettaient d'accéder à la première assise.


