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L'éternité est un état censé être indépendant du temps et n'avoir donc ni « commencement », ni « fin ». Par extension de sens, le mot est aussi utilisé dans le langage courant pour désigner quelque chose qui paraît interminable.
L'éternité est un temps (un espace ?) très long. La raison humaine est insuffisante pour le saisir. L'homme est incapable d'appréhender l'éternité. L'éternité est un mystère et à ce titre continue de faire couler beaucoup d'encre.
Est-elle cyclique ? Nietzsche a parlé d'un éternel retour. Les philosophies orientales parlent de la roue du destin. Est-elle perpétuel recommencement ? La pensée chrétienne professe de croire en une résurrection permanente, qui serait le meilleur moyen de ne pas dégénérer, de renouveler l'espoir. Une éternité cyclique ne signifie pas que la même chose se reproduise sans cesse. Elle sous-entend au contraire un dynamisme, un changement et à ce titre l'analogie avec une roue qui tourne (N.B : sur quel axe ? Rappelons-nous avec Ludwig Wittgenstein que pour qu'une porte s'ouvre, il faut que les gonds soient fixes) est lumineuse : d'une part, la route n'est jamais vraiment la même au fur et à mesure qu'on avance et d'autre part, le cycle évolue en fonction du trajet parcouru (en s'usant ou se bonifant selon les améliorations réussies).
Une idée métaphysique, un concept transcendant comme celui d'éternité est donc un soutien dans la vie physique, phénoménale au sens kantien. L'éternité a une fonction éthique. Cette idée lumineuses joue le rôle d'une balise, d'un phare pour naviguer sur les eaux parfois usées du quotidien.
Dans certaines religions, Dieu est dit éternel puisque son existence n'a pas de commencement. Dans la religion catholique, s'il faut en croire des docteurs de l'Église comme Saint Augustin et Thomas d'Aquin, le temps est une création de Dieu au même titre que l'espace, et lui est lié. Bizarrement, la relativité générale suggèrera une notion similaire (Big Bang), mais en vertu de considérations n'ayant rien de théologique.
Le réalisateur étatsunien Woody Allen exprima de façon facétieuse : L'éternité, c'est long. Surtout vers la fin.
En 1965, Isaac Asimov a intitulé son roman de science-fiction traitant du voyage temporel La fin de l'éternité.
L'éternité est également le titre du roman de science-fiction de Greg Bear qui succéda au roman Éon (du latin aeon, nom donné à des entités abstraites et éternelles, du grec aiôn : « vie, éternité, entité divine »).
L'éternité ne doit pas être confondue avec l'immortalité.


