Vie
Il est très difficile de donner une définition satisfaisante de la vie. En partie, parce que ce mot est
employé intentionellement dans beaucoup d'expressions telles que : la « vie éternelle », la « vie artificielle » ou encore la « vie
extraterrestre ».
Définition du concept de la vie
La vie possède un grand nombre de sens :
- la « vie » peut faire allusion au processus en cours dont chaque chose vivante fait partie,
- la « vie » peut être considérée comme la période entre la naissance
et la mort d'un organisme;
- la « vie » peut faire référence au processus séparant une conception d'une mort, c'est-à-dire deux états
de plus grande inertie.
Comment peut-on donc définir si une chose « est vivante » ?
En fait, c'est nous qui définissons notre vocabulaire. Il serait possible d'offrir un ensemble de règles concernant la vie
existante sur Terre (cf. biosphère), mais dès que l'on considère des questions telles que :
sa définition devient plus difficile, et comparable au problème de la définition de l'intelligence.
Une définition conventionelle
En biologie, une entité est traditionnellement considérée comme vivante si elle présente tous ces phénomènes au
moins une fois durant son existence :
- Croissance
- Métabolisme, consommation, transformation et stockage d'énergie ou de masse; croissance en absorbant ou
en réorganisant sa masse, rejet de déchet.
- Motricité externe (locomotion) ou interne (circulation).
- Reproduction, le pouvoir de créer d'autres entités similaires à
soi-même - bien que nul ne conteste qu'un eunuque soit vivant.
- Réponse à des stimulus, le pouvoir de détecter des propriétés de son environnement, et d'agir de façon adaptée.
Ces critères sont utilisés, mais il arrive que tous ne soient pas satisfaits en même temps. En fait, il n'est pas difficile de
trouver des exemples et des contre-exemples qui requièrent une analyse plus approfondie. Par exemple, en suivant les définitions
précédemment exposées, il est simple d'arriver aux conclusions suivantes :
- Le feu « est vivant ». Tout dépend des paramètres que l'on considére. Il
n'existe pas de différence de principe entre la combustion et la digestion, qui sont toutes deux des oxydations; on peut
exclure le feu en imposant à la vie de distinguer nettement un intérieur et un extérieur du soi, par exemple
par une membrane
cellulaire; mais il s'agit là d'une condition ad hoc.
- Les mules mâles ne peuvent pas se reproduire
puisqu'elles sont des hybrides stériles.
- Les virus ne sont pas vivants puisqu'il ne grandissent pas et ne peuvent pas se
reproduire en dehors d'une cellule hôte.
Les biologistes qui se focalisent
sur les organismes terrestres notent souvent quelques signes supplémentaires que l'on peut donner aux organismes vivants,
dont :
- Les organismes vivants contiennent des molécules telles que : des carbohydrates, des lipides, des acides nucléiques, et des protéines; mais on peut
voir là une vision biaisée pace que carbocentrique de la vie. Des formes de vie pourraient en théorie être
fondées sur le silicium.
- Les organismes vivants ont besoin à la fois de l'énergie et de la matière afin de continuer à exister; mais c'est
également vrai de tout processus.
- Les organismes vivants sont composés au moins d'une cellule; différencierons-nous
une machinerie cellulaire (ARN + ribosome) d'une machine de
Turing ?
- Les organismes vivants se maintiennent grâce à l'homéostasie; mais
les réacteurs chimiques aussi.
- Les espèces des organismes vivants évoluent; mais les technologies ou même les formes géologiques aussi.
Toute vie, au sens que nous donnons à ce mot, connue sur Terre y est fondée sur la chimie du carbone et en particulier sur l'ARN. Il ne s'ensuit pas nécessairement que ce soit la seule forme de vie possible à travers l'univers, ni même
sur notre planète.
Autres définitions
Autres définitions incluant :
- Une définition de la vie de Francisco Varela et de Humberto Maturana, et également
largement utilisée par Lynn
Margulis est : Est vivante une entité si elle peut se reproduire elle-même, si elle est basée sur l'eau, (si elle
produit des lipides et des protéines ?), si son métabolisme est basé sur le carbone, si elle se réplique grâce à des acides
nucléiques si elle possède un système permettant de « lire » des protéines.
- "Un système de rétrocontrôles négatifs inférieurs subordonnés à un rétrocontrôle positif
supérieur" (J. theor Biol. 2001 )
- Tom Kinch définit la vie comme un système autophage hautement organisé émergent naturellement des conditions ordinaires sur
les corps planétaires et qui consiste en une population de replicateurs capables de muter
A ajouter
Dans L'aventure du vivant, le biologiste Joël de Rosnay énumère trois propriétés fondamentales :
- L'autoreproduction, ou la possibilité de transmettre la vie ;
- L'autoconservation, c'est-à-dire la capacité de puiser ses ressource énergétiques dans son environnement ;
- L'autorégulation, liée à l'homéostasie.
Mais même ces propriétés sont loin d'être consensuelles car elles réduisent le vivant à la vie biologique qui nous est
familière. Par exemple, elles ne coïncident pas réellement avec les propriétés des objets manipulés par les mathématiciens
étudiant la vie
artificielle.
Car les végétaux correspondent aux définitions de la vie même si la définition de l'être végétal est difficile. Ses automatismes naturels leur permettent ces propriétés. Il est donc plausible de parler
de vie artificielle quant on accepte ces 3 propriétés, un programme informatique possédant la possibilité de se recopier,
boucles, conditions (if...then) serait fatalement aussi vivant (virus entre autre).
Définissant ainsi l'être inter-agissant grâce à son corps et ses facultés de communication vis-à-vis des ses congénères.
Voir aussi

