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Étretat est une commune
du département de la Seine-Maritime, dans la région
Haute-Normandie, en France.
Station balnéaire au nord du Havre en Normandie, sur le littoral de la Manche et du pays de Caux. Elle tire sa réputation des falaises qui encadrent le village et la plage et qui ont inspiré des peintres impressionistes Claude Monet ou Eugène Boudin. Une aventure d'Arsène Lupin, héros de Maurice Leblanc, s'y déroule. Les écrivains Flaubert et Maupassant ont été des fidèles de la plage et du village.
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L'érosion maritime a formé une arche naturelle et une aiguille, morceau relique de la falaise. Maurice Leblanc la décrit en ces termes : « Roc énorme, haut de plus de quatre-vingts mètres, obélisque colossal, d'aplomb sur sa base de granit » dans L'Aiguille creuse, 1909. À son époque déjà, le site attirait de nombreux touristes parmi lesquels des « lupinophiles », admirateurs d'Arsène Lupin : des étudiants américains venus chercher la clé de la grotte où le « gentleman cambrioleur » avait retrouvé le trésor des rois de France. Le film Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé, sorti en octobre 2004, offre de nombreuses vues sur la falaise et l'Aiguille.
En haut, une chapelle a été érigée et placée sous le patronage de Notre-Dame de la Garde
C'est une reconstitution de halles anciennes en bois. Elle abrite des commerces et des artisans.
Situé rue Guy-de-Maupassant, et à proximité de l'ancienne maison de ce dernier, le cabinet de travail de Maurice Leblanc, un ermitage à colombages, entouré d'un jardin à la française. L'écrivain devait y résider plus de vingt ans et le racheta en 1918. Il le baptisa Le Clos Lupin, en hommage à son héros. Il fut réquisitionné par les nazis. Vendu en 1952 puis racheté par Florence Boespflug, petite-fille de Maurice Leblanc, en 1998. Le manoir a été transformé en musée qui, depuis son ouverture entre 1999 et 2004, a attiré plus de 125 000 visiteurs.
« Quand on en approche, on aperçoit par dessous l'aiguille d'Étretat qui se trouve à 500 ou 600 mètres plus loin contre la porte d'Aval. Il faudrait que Bouvard tombât sur le varech glissant pour laisser à P[écuchet] le temps de gagner la porte d'Aval sous laquelle on peut aussi passer à mer basse en enjambant de rocher en rocher, parfois en sautant, car il y a presque toujours de l'eau sous cette porte, ce qui ferait reculer Bouvard, lorsqu'il arriverait naturellement à vouloir passer par là. La petite baie formée entre les deux portes a cela de particulier qu'on aperçoit vers le milieu une sorte de demi-entonnoir gazonné, où serpente un sentier très rapide, qu'on appelle la Valleuse de Jambour. Bouvard épouvanté par l'eau sous la porte d'Aval, et ne pouvant enjamber comme P. de rocher en rocher, au risque de se noyer dans les intervalles qui sont très profonds, retournerait sur ses pas et apercevrait la valleuse. Voici l'aspect de cette valleuse [suit un dessin]. J'indique l'herbe par les petits traits et le sentier par la ligne noire. On monte d'abord sur un reste d'éboulement qui mène au pied de la falaise, puis le sentier la longe de A à B, et devient ensuite très rapide, très glissant, avec des pierres qui roulent sous les pieds et les mains, et se termine par de brusques zigs-zags. Les gens craintifs se cramponnent aux herbes. (Cette valleuse, praticable même aux femmes hardies jusqu'à cette année, n'est plus accessible aujourd'hui qu'aux hommes très souples et très accoutumés aux falaises ; on doit la réparer). Autrefois une corde attachée au rocher, allait jusqu'au bas de la descente. Une fois en haut, on aperçoit Étretat, et on y arrive par une descente douce sur l'herbe, de 1 kilomètre environ. Il y a dans le haut de cette montée une butte en terre. On s'y réfugie, par crainte du rhume, après avoir gravi le sentier. »


