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L'évolution peut être décrite comme le processus par lequel les espèces se modifient par transformations
successives des individus au fil des générations, par opposition au fixisme ou à la génération spontanée.
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L'idée de l'évolution s'est développée au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Charles Darwin est resté historiquement la figure dominante de la mise en place des théories de l'évolution par son ouvrage L'origine des espèces publié en 1859. Lamarck est souvent cité comme précurseur militant de l'idée du transformisme, bien qu'il ait commis des erreurs concernant le moteur effectif de l'évolution.
Dans le même temps que Darwin constituait sa théorie, Mendel travaillait à la sienne. C'est la combinaison des deux qui a provoqué l'émergence dans le siècle suivant de toute une branche de recherches nouvelle : la génétique des populations.
L'évolution des espèces est permise par les mutations que subissent les gènes portés par les chromosomes (constitués d'ADN). Tout être vivant possède de l'ADN (cela corrobore l'idée d'une origine commune des
espèces) : cette molécule est constituée de deux hélices complémentaires au niveau de leurs bases azotées. Des mutations peuvent
affecter cet ADN ; elles sont provoquées par des agents mutagènes tels que rayons
X, alpha, UV, ou tout
simplement par la défaillance des organites responsables de la réparation de l'ADN mal transcrit ou traduit. La théorie des
monstres prometteurs
met le stress provoqué par des facteurs externes au premier plan de ces facteurs de mutation. Ces mutations affectent la séquence d'un gène concerné (ordre des bases
nucléotides d'un gène: adénine, thymine, guanine et cytosine).
Ces mutations sont à l'origine du polymorphisme des gènes, c'est-à-dire le fait que deux versions d'un même gène (deux allèles) par exemple, sont présentes chacune dans au moins un pour cent de la population
de l'espèce considérée. Ces mutations créent donc de nouveaux allèles. Mais il ne faut pas oublier le phénomène des familles
multigéniques, qui a un impact très important dans l'évolution : un gène peut être dupliqué et transposé sur un autre
chromosome, ainsi tous les gènes issus de ce gène ancestral font partie d'une famille multigénique.
L'environnement « encadre » ces mutations par le biais d'un phénomène appelé sélection naturelle : un gène présentant un avantage pour une espèce dans un environnement donné, permettant à ses représentants d'atteindre le mieux possible la maturité sexuelle, se répand chez les individus d'une même espèce, à contrario s'il est néfaste, il disparaît. Quant aux gènes neutres, ils se répandent de façon aléatoire mais peuvent permettre de suivre l'évolution (mutation de gènes homéotiques). C'est donc l'environnement qui décide de l'évolution des espèces, celles-ci évoluant pour être toujours plus adaptées à celui-ci. Donc le caractère aléatoire des mutations de l'ADN est compensé par la sélection environnementale.
Il est donc très important de ne pas confondre évolution et innovation, ce qu'il faut retenir, c'est que l'espèce qui survit est l'espèce la mieux adaptée.
Par ailleurs, il ne faut surtout pas voir l'évolution d'un point de vue généalogique, mais phylogénétique, en effet les espèces ne descendent pas les unes des autres. Des phénomènes comme la dérive génétique font que deux populations d'une même espèces isolées pendant une très longue période de temps divergent et forment deux nouvelles espèces. Par exemple pour la lignée humaine, l'arbre phylogénétique est buissonnant : plusieurs espèces Homo et Australopithèque ont vécu simultanément. Il est aussi à noter que l'homme -contrairement aux idées reçues- ne descend pas du singe, il a un ancêtre en commun avec lui. Et cet ancêtre n'était pas un singe. Notre patrimoine génétique est très proche de celui des chimpanzés, en effet les différences entre nous et celui-ci ne tiendraient qu'à la différence de quelques gènes déterminants : ils nous permettent de garder des caractères juvéniles toute notre vie, nous permettant de conserver la bipédie (le petit chimpanzé est quasi-bipède) et ils allongent la phase embryonnaire, permettant la mitose de beaucoup plus de neurones.


