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Le fascisme (en italien fascismo) est un mouvement politique d'origine italienne.
Son origine vient de la fondation après la Première Guerre mondiale, par Benito Mussolini, d'un groupuscule appelé Fasci di combattimento (faisceaux de combat), ce qui donnera les expressions fasciste et fascisme.
Le mot fasci lui-même est une référence à la Rome Antique où les faisceaux étaient le symbole de pouvoir.
Le terme s'est ensuite étendu à tout mouvement politique s'appuyant sur un pouvoir charismatique, prônant un État fort et extrêmement sécuritaire, tous les métiers sont organisés en corporation, la défiance envers les étrangers, exaltant le sentiment nationaliste et menant une politique qui a été considérée a posteriori comme réactionnaire, bien que Mussolini se soit toujours en ce qui le concerne réclamé de mesures sociales.
Le fascisme s'est ensuite étendu dans des groupuscules souvent clandestins en Europe occidentale.
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Fascisme ne veut pas seulement dire « guerres mondiales », « raciste » ou « méchant ». Le mot vient de l'italien fascio : faisceaux, logo de l'autorité romaine repris par les milices de Mussolini vers 1919. Le fascisme est une idéologie qui a mis au point depuis près d’un siècle, une série de moyens__. Comme les autres courants politiques (libéralisme, socialisme, communisme …), il a dirigé des États et exercé une influence mondiale.
À la différence des autres partis,
Fascisme, c’est d’abord le nom que le mouvement et le régime de Mussolini se sont donnés<. Fascio, ou faisceau, désigne l’instrument de l’autorité dans la Rome antique : les magistrats romains étaient précédés d’un certain nombre de gardes, les licteurs, chargés de ces faisceaux, symboles d'autorité, de violence de la loi. Fascio désigna ensuite un groupe paramilitaire, et fascisme la doctrine, le mouvement et le régime que ces bandes de cogneurs imposèrent.
En 1914, le royaume d’Italie, membre de la Triple Alliance aux côtés des empires allemand et autrichien, reste d’abord hors de la guerre. Le peuple italien, qui vient de vivre de dures luttes sociales, est pacifiste dans son immense majorité. Benito Mussolini, réputé très radical, dirige Avanti, quotidien du Parti socialiste italien. Lorsque la guerre s'étend à l'Europe, il engage soudain son journal pour l’entrée en guerre aux côtés de la France. Exclu du parti socialiste, il fonde le Popolo d’Italia, sans doute avec un subside des services secrets français. Le Popolo d'Italia milite pour une guerre rédemptrice qui doit régénérer l'Italie. En 1915, l’Italie déclare la guerre à l’Autriche mais le front des Alpes est difficilement tenable et Venise est menacée (défaite de Caporetto, 1917). Cependant, au prix de souffrances inouïes, l’armée italienne remporte la victoire de Vittorio Veneto, qui précipite la défaite et l’éclatement de l’Autriche-Hongrie (octobre 1918). Aux traités de 1919-20, l’Italie repousse sa frontière jusqu’aux Alpes du Tyrol, mais la côte dalmate, qu’elle considère comme italienne, est donnée à la Serbie pour former un nouvel état : la Yougoslavie. L’opinion italienne est déçue : « tous ces sacrifices pour rien… » : c'est la thématique de la « victoire mutilée ». À la tête de volontaires armés, le poète Gabriele D'Annunzio occupe Fiume (Rijeka) et y règne plus d’un an. Il y invente un folklore que les fascistes copieront (par exemple le cri de ralliement Eia, Eia Alala !)en même temps qu'un certain romantisme utilisé par le futur régime.
En 1920, l'agitation sociale monte d'un cran : les ouvriers occupent les usines. Mais les partis de gauche et les syndicats sont attaqués par des cogneurs payés par les patrons : les fascistes. L'uniforme fasciste comporte une chemise noire (tenue des ouvriers de Romagne), divers types de matraques et un purgatif puissant, l’huile de ricin. Méthode typiquement fasciste : il s’agit d’humilier l’adversaire ou plutôt l’ennemi, le traître, de le faire participer à sa propre déchéance. Bientôt, les fascistes tiennent le haut du pavé et Mussolini les groupe en un parti, avec une idéologie musclée, qui profite de l’échec de la gauche et de la peur de la droite. L'huile de ricin comme argument politique
En 1922. le parti national fasciste a 35 députés au parlement, et plus de 700.000 membres. Après avoir chassé les partis de gauche des villes du nord de la péninsule, les milices fascistes menacent de lancer une marche sur Rome. Le roi Victor-Emmanuel III nomme Mussolini chef du gouvernement. Mussolini respecte d’abord certaines formes légales. Mais en 1924, un député socialiste, Matteotti, dénonce le trucage des élections et la terreur fasciste : quelques jours après, il est assassiné. Pour couper court à toute agitation, Mussolini instaure un régime d’exception : les lois fascistissimes (sic).
Les autres partis sont interdits, la presse censurée etc. Vers 1929, la dictature du parti fasciste imbibe toute la société (seule la vie culturelle reste relativement libre, à condition de ne pas critiquer le régime). Des milliers de démocrates s'exilent pour échapper à la prison ou à la déportation sur des îles. L’idéologie fasciste est basée sur :
Le fascisme italien va susciter des imitateurs dans plusieurs endroits à travers le monde des années 1920 et 30: En France (PPF,
divers groupuscules) : voir article Fascisme en France,
Rex (Belgique, Espagne (Phalange),
Portugal (Chemises vertes), Roumanieg
(Garde d'Acier ...)...


