Félix Gouin
Félix Gouin (Peypin,
Bouches-du-Rhône, 4 octobre 1884 - Nice, 25 octobre 1977) est un homme politique français.
Fils d'institueurs laïques, il se tourne vers des études de droit à Aix-en-Provence où il est boursier. Il obtient la licence.
Avocat, il est inscrit au barreau de Marseille de 1907
à 1953.
Carrière politique
- 1940, il fait partie des 80 parlementaires à refuser les pleins pouvoirs au maréchal
Pétain.
- 1942, au procès de Riom, il assure la défense de Léon Blum dont il est l'ami intime.
- 1942, avec Daniel Mayer,
président de la Ligue des Droits de
l'Homme, il reconstitue clandestinement le Parti
Socialiste.
- 1942, il est incarcéré pendant trois mois dans un camp de concentration à Miranda (Espagne), alors qu'il cherchait à rejoindre l'Angleterre.
- 1942, rejoint Londres où il préside la
commission de réforme de l'État qui établit entre autres le texte instituant une assemblée consultative provisoire.
- 1943, en juin, installation à Alger du Comité français de la libération nationale, l'assemblée consultative prépare
l'organisation matérielle de cette libération. Le 10 novembre, il en est élu
président.
- 1944, en octobre, il est élu président de l'Assemblée provisoire de Paris.
- 1945, élu député de Marseille (tête de liste socialiste) à la 1ère Assemblée consultative, dont il est élu
président.
- 1946, président du 3e gouvernement provisoire (à 497 voix
contre 35 à Clemenceau,
17 à Bardoux, 3 au général
de Gaulle et 3 abstentions). Il se réserve le ministère de la
défense nationale.
- 29 janvier, présentation du gouvernement devant l'assemblée (23
communistes, socialistes et MRP). La confiance est votée à 503 voix contre 44.
- 28 février, accord franco-chinois prévoyant un statut spécial pour les
Chinois résidant en Indochine.
- 8 avril, loi sur la nationalisation du gaz et de l'électricité.
- 19 avril, projet de constitution (refusé par référendum le 5 mai.
- 2 juin, élection d'une nouvelle assemblée nationale constituante.
- 12 juin, démission du gouvernement.
- Scandale du vin,
affaire inventée par des adversaires politiques (le tribunal constate que les accusations sont sans fondement), portera tout de
même gravement préjudice sur la personnalité de Gouin.
- 1956, membre de la délégation française à la 11ème session de l'assemblée générale des
Nations unies à New York.
- 1958, vote non au référendum constitutionnel contre la majorité de la SFIO. Il renonce ensuite à toute carrière politique et démissionne de tous ses mandats. Il
deviendra membre honoraire du parlement.

