Feuille
La feuille est l'organe spécialisé dans la photosynthèse chez les végétaux supérieurs (angiospermes
et gymnospermes). Elle est insérée sur les tiges des plantes au niveau des nœuds. À l'aisselle des feuilles se trouvent les bourgeons axillaires.
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Pour accomplir son rôle, une feuille est généralement formée d'une lame plate et fine, le limbe. Cela permet
d'exposer à la lumière un maximum de cellules contenant les chloroplastes
qui lui donnent sa couleur verte. C'est aussi le siège de la respiration et
de la transpiration. Les
feuilles peuvent se spécialiser, notamment pour stocker des éléments nutritifs et de l'eau
Description
La figure 1 nous en montre les parties :
- un limbe plan (a) parcouru de
nervures (b),
- avec souvent un pétiole (c),
- parfois élargi en gaine (d). Celle-ci peut embrasser la tige comme chez les graminées. Le pétiole peut être absent, la feuille est dite sessile. Il peut parfois être ailé, ou
muni à sa base de stipules plus ou moins développés.
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Critères de différenciation
Quatre critères nous permettent de la décrire :
- 1. La composition de la feuille : elle peut être simple, si le limbe est entier, ou
composée s'il comprend plusieurs petites feuilles ou folioles. Selon la disposition des folioles sur l'axe
principal de la feuille ou rachis, ont dit que la feuille est :
- pennée, si elles sont disposées comme les barbes d'une plume ;
- imparipennée si leur nombre est impair (il y a une foliole terminale),
- paripennée dans le cas contraire ;
- trifoliolée s'il y a trois folioles (trèfle) ;
- palmée ou digitée si elles sont disposées comme les doigts de la main (mais les palmes, feuilles du
palmier, qui sont en fait des feuilles entières, mais déchirées, ont parfois une
forme pennée (dattier) ;
- pédalée si chaque foliole est insérée sur la foliole voisine (hellébore) ;
- La feuille peut être doublement composée,
- bipennée si les folioles sont composées de foliolules ;
- tripennée si les folioles sont elles-mêmes composées.
- 2. La division du limbe : uni (comme fig. 1,2) ou découpé (comme sur la fig. 4). Dans ce dernier cas
(fig.4), on peut préciser si la feuille est :
- lobée (a), lorsque les lobes sont peu profonds et atteignent environ 1/8 de la largeur de la feuille,
pennatilobée (b), lorsque les lobes sont disposés en peigne, palmatilobée lorsque les lobes ont une disposition
palmée.
- pennatifide ou palmatifide lorsque les divisions atteignent 1/4 de la largeur de la feuille et en tout cas
moins de la moitié de celle-ci ;
- pennatipartite (c), ou palmatipartite lorsque les découpures dépassent le milieu de la feuille ;
- pennatiséquée (synonyme de composé pennée) ou palmatiséquée (composée palmée) si les divisions atteignent
le rachis ;
- laciniée si le limbe est divisé en lanières étroites (plantes aquatiques).
- 3. Le bord (fig.3) du limbe peut être uni, ondulé, sinué, scié (a),
serrulé (finement scié), denté (b) ou crénelé (c).
- 4. La forme de la feuille (fig. 2) : en cœur (a), ovale (b) ou lancéolée, ou
palmée, en forme de paume. les formes sont très diversifiées : falciforme (en forme de faux),
auriculée (avec des oreillettes à la base du limbe : laiteron), en forme de flèche, peltée (lorsque le pétiole s'insère au milieu du limbe :
capucine), décurrente lorsque le limbe se prolonge sur la tige par des
ailes, perfoliée quand les oreillettes se soudent donnant l'impression que la tige traverse le limbe, connée
quand deux feuilles opposées sont soudées par le limbe (chèvrefeuille)...
En outre, la distribution des feuilles sur la tige est aussi un caractère très variable, dont l'étude est la
phyllotaxie. On peut dire des feuilles qu'elles sont :
- alternes, c'est-à-dire isolées et disposées alternativement de part et d'autre de la tige ;
- opposées, lorsqu'elles sont disposées par deux et insérées sur le même diamètre de la tige ;
- verticillées, si elles sont réunies, par trois ou plus, en cercle autour de la tige, en étages succesifs.
Spécialisations de la feuille
les feuilles assure généralement la fonction chlorophyllienne, mais celle-ci est assurée aussi, au moins partiellement, par la
tige qui est généralement verte.
- Chez les plantes épineuses, les feuilles sont souvent transformées en épines, issues de la modification des
folioles, ou des stipules, ou simplement des poils.
- Chez les plantes carnivores, elles prennent des formes très spécialisées, en urne chez les Nepenthes, en piège chez les Dionées qui ont un limbe en deux parties munies
d'aiguillons et capables de se replier l'une sur l'autre pour emprisonner des insectes.
- Chez les plantes grasses ou succulentes, les feuilles sont souvent transformées en organe de réserve.
- Chez les plantes grimpantes, les feuilles ou les folioles se transforment en vrilles leur permettant de s'accrocher
à leur support. Parfois c'est le pétiole qui remplit cette fonction (Clématite).
- Chez les plantes aquatiques, les feuilles peuvent se transformer en flotteurs (Jacinthe d'eau).
- Chez les plantes xérophytes (adaptées à la sècheresse), les feuilles peuvent se réduire en écailles ou aiguilles
(Conifères).
Structure
le pétiole
Le limbe
Le limbe d'une feuille est généralement constitué des tissus suivants :
- l'épiderme protecteur qui recouvre la surface supérieure et
inférieure ; il est constitué généralement par une assise unique de cellules qui ne comportent généralement pas de
chloroplastes, parfois couverte par une couche protectrice externe, la cuticule. Certaines cellules de l'épiderme peuvent de
transformer en poils.
Sur l'épiderme inférieur on trouve les stomates. Ce sont des sortes de pores, formé par deux cellules en forme de
reins, qui laissent entre elles une ouverture variable, l'ostiole.,
- le mésophylle ou parenchyme
foliaire, qui comporte généralement deux couches :
- sous l'épiderme supérieur, un parenchyme palissadique, tissu formé de plusieurs rangées de cellules allongées
perpendiculairement à la surface du limbe et serrées entres elles, sans lacunes.
- entre celui-ci et l'épiderme inférieur un parenchyme lacuneux, à cellules plus grandes ménageant entre elles un
réseau de lacunes, qui communique avec les stomates, et assure les échangent gazeux avec l'extérieur.
L'épiderme
L'épiderme est la couche de cellules externes des feuilles. Cette couche est généralement transparente (ces cellules n'ont pas
de chloroplastes) et sont couvert par des cuticules qui sont d'aspect cireux et qui permettent d'éviter les pertes d'eau. Les cuticules sont parfois plus
fines sur l'épiderme inférieur que sur l'épiderme supérieur. Elles sont aussi souvent plus épaisses chez les végétaux des climats
secs.
L'épiderme est couvert de pores appelées stomates. Ceux-ci permettent à l'oxygène et au dioxyde de carbone de rentrer et sortir des feuilles. La vapeur d'eau
est aussi évacuée par les stomates au cours de la transpiration. Pour conserver de l'eau, les stomates peuvent se fermer pendant
la nuit.
Des poils recouvrent l'épiderme de nombreuses espèces de plantes.
Le mésophylle
La plus grande partie de l'intérieur d'une feuille, c'est-à-dire entre l'épiderme inférieur et supérieur, est composé d'un
parenchyme appelé mésophylle. Ce tissu joue un rôle très important dans la photosynthèse. Le mésophylle est composée de deux parties :
- au-dessus : le mésophylle pallissadique composée de cellules verticales, allongées et serrées ;
- en dessous : le mésophylle spongieux (ou lacuneux). Les cellules ont une forme plus arrondie et sont moins serrées. Les
stomates de l'épiderme se trouvent entre
les cellules du mésophylle spongieux.
Les nervures
Voir aussi
morphologie végétale | plante| fleur | fruit |
racine | tige

