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Forêt


Une forêt est une étendue plus ou moins vaste portant un peuplement d'arbres relativement dense. Le terme désigne aussi l'ensemble des arbres ainsi rassemblés. Une forêt de faible étendue est généralement appelée « bois ». D'un point de vue botanique, une forêt est une formation végétale, caractérisée par l'importance de la strate arbustive, mais qui comporte aussi des arbustes et des plantes basses. D'un point de vue écologique, la forêt constitue un écosystème complexe et riche qui comprend aussi des espèces animales.

Il est courant de distinguer la forêt naturelle, ou forêt primaire, de la forêt artificielle ou seulement façonnée par l'homme. La première est considérée comme n'ayant pas fait l'objet d'intervention humaine, l'autre au contraire est le résultat du travail des forestiers ou sylviculteurs. En fait, dans la majeure partie des pays, cette distinction n'a que peu de valeur car toutes les forêts ont subi des coupes de bois. Seules, certaines forêts tropicales sont encore naturelles.

La forêt couvre environ 30 % des terres émergées. En France elle représente 26 % du territoire. En Europe occidentale, le pays le plus forestier est le Luxembourg, avec 34 %. C'est l'ancien département des Forêts du temps de l'Empire napoléonien.

Sommaire

Étymologie

Forêt dérive du bas latin [silva] forestis (de forum « tribunal ») « forêt relevant de la cour de justice du roi ». Cette étymologie est cependant dicutée. Pour certains, forêt dériverait du provençal (ou de l'italien) forestiere, étranger, dérivant du latin foris dehors, c'est-à-dire hors du parc clos.

Les grands types de forêts

Forêt tempérée mixte
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Forêt tempérée mixte

Les forêt naturelles sont comme toutes les formations végétales conditionnées par un certains nombres de facteurs : la latitude, l'altitude, la nature du sol, le climat, l'action des animaux etc...

La latitude influence fortement la biodiversité dans les forêts. Celle-ci augmente d'autant plus que l'on s'éloigne des pôles et que l'on se rapproche de l'équateur.

Selon les latitudes on distingue :

L'exploitation de la forêt

La sylviculture consiste à régénérer la forêt pour maintenir son potentiel de production. La régénération des arbres, c'est-à-dire leur reproduction, se fait de deux manière,

Les méthodes d'exploitation traditionnelles des forêts tempérées sont les suivantes :

Selon le traitement utilisé, et selon les essences, le temps de « révolution », c'est-à-dire le délai écoulé entre le semis et la coupe, est variable mais généralement long, de 60 à 100 ans pour les résineux, de 150 ans et plus pour les feuillus. La sylviculture est une affaire de plusieurs générations ; seule la populiculture avec une durée de révolution d'environ 20 ans se rapproche de l'agriculture.

Les usages de la forêt

La forêt rempli trois fonction essentielles :

fonction écologique

cf forêt des Landes en France, ou la ceinture verte du sud algérien

cf. plantations en Amazonie, qualifiées de « puits de carbone »

fonction économique

fonction sociale

Les ennemis de la forêt

Ennemis naturels

Ce sont surtout les insectes ravageurs, tels la chenille processionnaire du pin ou du chêne, mais aussi les insectes qui vivent dans le bois ou sous l'écorce, et certains champignons, parfois très dangereux comme celui qui provoque la graphiose de l'orme. Souvent, ces attaques, véritables épidémies sont favorisées par l'affaiblissement des arbres pour diverses causes, sècheresse, tempêtes...

Les mammifères aussi peuvent être nuisibles, les rongeurs (mulots), les lapins et surtout les animaux qui constituent le grand gibier : cerfs, daims, chevreuils, qui broutent les jeunes pousses et rongent les écorces. En forêt méditerranéennes, les chèvres sont un ennemi redoutable des arbres.

Accidents climatiques

Les périodes de sècheresse, comme 1976, ou de forte canicule (2003) peuvent provoquer le dessèchement des feuilles qui tombent alors prématurément. On peut constater aussi des brûlures de l'écorce exposée au soleil (hêtres).

Les effets peuvent se faire sentir des années après. La sécheresse aggrave le plus souvent les effets d'autres agents, tels les incendies ou les insectes ravageurs. Ainsi, en 1976, les incendies accentués par la sécheresse brulêrent plus de 80 000 hectares en France.

En période hivernale, le gel n'est généralement pas à redouter, sauf les cas extrêmes, comme en 1956 en France ou en 1985, lorsque 30 000 pins maritimes landais gelèrent. Les gelées tardives, sont, elles, nuisibles pour les jeunes plants. La neige peut être dangereuse dans certaines conditions, lorsqu'elle forme des manchons autour des branches, qui finissent par casser sous le poids accumulé.

Les tempêtes, comme celle de décembre 1999 en Europe de l'Ouest, provoquent le déracinement et l'abattage des arbres, qui forment les « chablis » ou leur cassure par le milieu du tronc, laissant en place les « chandeliers » et au sol les « volis ». En France, la tempête de 1999 a ainsi abattu 146 millions de m3 de bois.

Action de l'homme

Pollution

Les polluants liés à l'activité humaine sont nombreux : anhydride sulfureux qui provoque les fameuses « pluies acides » auxquelles fut attribué le dépérissement des forêts constaté en Europe dans les années 1970-80, mais qui devait beaucoup aussi à la sècheresse, les oxydes d'azote, l'acide fluorhydrique, émis localement par certaines industries notamment dans certaines vallées alpines, les particules émises par la combustion du gazole... Il y a aussi en montagne le sel de déneigement.

Incendies de forêts

Ils sont le plus souvent allumés par l'homme, volontairement (pyromanes, bergers...) ou involairement (négligence). Prenant des proportions catastrophiques dans certaines régions (notamment autour de la Méditerranée), ils conduisent à la mise en place de moyens de lutte très importants, dont l'efficacité est variable. Toutes les essences forestières sont combustibles, mais certaines riches en produits volatils favorisent le combustion et l'extension de l'incendie, d'autres résistent mieux, ou se régénèrent plus vite.

En France, les incendies ne sont pas une menace sérieuse pour les forêts, mais plutôt un problème économique. En moyenne 20 000 hectares par an partent en fumée. Outre le manque à gagner en produits d'exploitations (bois d'oeuvre et bois de chauffage), La prévention et la lutte contre les incendies coûtent en moyenne 125 millions d'euros par an.

Déforestation

Elle est ancienne en Europe, où les grands défrichements datent de l'Antiquité (dans les régions méditerranéennes) et du Moyen Âge, mais continuent pour faire place à certains équipements, autoroute, urbanisation, réservoirs hydro-électriques, aménagements pour les sports d'hiver, etc. À l'heure actuelle ce sont surtout les forêts tropicales qui soufrent de ce phénomène de déforestation, soit pour des raisons de développement économique, comme en Amazonie, soit par surexploitation des ressources en bois tropicaux.

Voir aussi

Liste des essences forestières | Forêt en France | Liste des principales forêts de France



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