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François-Ferdinand, archiduc d'Autriche (Graz, 1863 - Sarajevo, 1914).
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François-Ferdinand naquit le 18 décembre 1863 à Graz (Styrie) et se maria le 1er juillet 1900 en la chapelle du château de Reichstadt (Bohême), aujourd'hui Zákupy (République tchèque). Neveu de François-Joseph Ier, il devint l'héritier du trône impérial à la mort de son père, l'archiduc Charles-Louis (1896). Il fut assassiné à Sarajevo le 28 juin 1914 avec son épouse la comtesse Sophie Chotek, par le nationaliste serbe Gabriel Princip. Sa mort entraîna l'Autriche-Hongrie à attaquer la Serbie. C'est le début de la Première Guerre mondiale.
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La mère de François-Ferdinand et épouse de Charles-Louis était Maria-Anunziata (1843-1871), fille du roi des Deux-Siciles Ferdinand II.
Charles-Louis était le fils de l'archiduc François-Charles, lui-même fils de l'empereur François Ier d'Autriche. François-Charles mourut en 1878 après avoir renoncé au trône en 1848 et eut pour fils :
Charles-Louis et Maria-Annunziata eurent pour fils :
François-Ferdinand portait le titre d'archiduc commun à tous les agnats dynastes de la Maison de Habsbourg.
La maison d'Autriche-Este qui avait régné sur Modène (1814-1859) s'éteignit en 1875 et l'empereur François-Joseph Ier en reporta le nom sur son neveu qui devint François-Ferdinand d'Autriche-Este.
Il ne semble pas que l'archiduc héritier d'Autriche ait porté un titre particulier.
Parmi ceux qui arrivent premier dans un ordre successoral, deux cas se présentent :
Des événénements tragiques rapprochèrent cependant Charles-Louis et François-Ferdinand du trône :
Quant à l'archiduc Charles qui succédera à
François-Joseph sur le trône d'Autriche-Hongrie en 1916 le caractère relativement incertain de ses espérances était plus accentué encore :
François-Ferdinand pouvait devenir veuf, contracter alors un mariage égal et procréer des archiducs qui auraient éloigné Charles du trône. Charles était le fils de l'archiduc Othon, fils cadet de
l'archiduc Charles-Louis et
donc le neveu de François-Ferdinand.
François-Ferdinand contracta (1900) un mariage morganatique c'est-à-dire régulier selon le droit civil et le droit canon de l'Église catholique mais de rang inégal (il fallait épouser une femme d'une famille régnante, médiatisée ou ayant régné), ce qui qui écartait les fils qu'il eut de ce mariage avec Sophie Chotek de la succession : ces fils ne furent donc pas archiducs. François-Ferdinand ne renonça cependant jamais à son rang d'archiduc d'Autriche ni aux autres droits qu'il détenait à titre personnel.
Sophie Chotek fut titrée (en 1900) princesse (Fürstin) de Hohenberg avec droit de transmission à sa descendance.
Le couple morganatique eut pour enfants :
Les orphelins Hohenberg furent recueillis par l'archiduchesse Marie-Thérèse de Bragance (1855-1944) fille de Michel Ier de Portugal et 3ème épouse (1873) de leur grand-père paternel Charles-Louis.
Deux ans après Sarajevo, l'archiduchesse Marie-Thérèse demanda à Guillaume II d'Allemagne le rétablissement de la Lorraine ducale au profit de Max, l'aîné des Hohenberg, afin d'« aplanir » le contentieux franco-allemand, mais se heurta à un refus.
Les deux branches (maison de Lorraine), subsistent toujours de nos jours :
Durant son enfance, François-Ferdinand paraissait suffisamment éloigné du trône pour que son éducation ait été parfaitement négligée.
Le parlement hongrois tenta de donner la qualité de dynastes à la descendance de François-Ferdinand pour la seule Hongrie mais François-Joseph y mit bon ordre parce que cela aurait signifié la fin de l'Autriche-Hongrie.
François-Ferdinand et les siens disposaient du château de Konopiště (Konopischt en allemand) en Bohême.
Le caractère de François-Ferdinand était rude.
Avant son assassinat il eut maille à partir avec les Hongrois.
On lui prêtait aussi un plan pour transformer l'Autriche-Hongrie (qui se réduisait trop souvent à un tête-à-tête entre Autrichiens et Hongrois) en une union à trois (Autrichiens, Hongrois et Slaves).
Sa disparition n'émeut guère François-Joseph et fut peut-être considérée comme politiquement opportune.
François-Ferdinand était brave.
Il sut faire face avec aplomb aux avanies protocolaires dues au rang inférieur de son épouse.
Sans son courage il aurait peut-être survécu à Sarajevo : après un premier attentat raté, il refusa en effet d'annuler le programme officiel de sa visite.
Il n'est guère possible de discerner quelle sorte d'empereur aurait été François-Ferdinand.
Le film De Mayerling à Sarajevo de Max Ophüls (1940) retrace la vie de l'Archiduc et de son épouse.
Maurice Muret L'Archiduc François-Ferdinand, 1932, Paris, Bernard Grasset, 347 pages
Chantal de Badts de Cugnal et Guy Coutant de Saisseval Le Petit Gotha, 1993, 813 pages, autoédité (?), Paris, ISBN 2-9507974-0-7
L'Empire d'Autriche, 3 volumes (1990-1993), 33 cm, CEDRE (Centre d'étude des dynasties royales européennes), Paris


