François Albert-Buisson
François Albert-Buisson, né le 3 mai 1881 à Issoire, mort le 21 mai
1961 à Aix-en-Provence, fut
tour à tour ou simultanément magistrat, économiste, homme politique, historien et académicien français.
Biographie
- docteur en pharmacie
- docteur en droit
- administrateur dans plusieurs entreprises industrielles et bancaires
- directeur de Rhône-Poulenc
- participant à plusieurs conférences économiques internationales (années
1920 et années 1930)
- juge
- président du Tribunal de commerce de la Seine (1930-1934)
- directeur de cabinet au ministère des Finances
- maire d'Issoire
- sénateur du Puy-de-Dôme
Œuvres
- le Problème des poudres, au point de vue technique, économique et national (1913)
- le Chèque et sa fonction économique (1923)
- la Crise économique (1926)
- De la validité des clauses tendant à parer, dans les contrats, aux inconvénients de l'instabilité monétaire
(1926)
- le Nouveau Régime de l'administration municipale (1926)
- De la nature juridique des groupements d’obligataires et de la validité de leurs actes (1927)
- la transmission des « billets » de fonds et le privilège du vendeur (1928)
- les Groupements d'obligataires. Étude juridique, économique et législative (1930)
- la Morale et les Affaires (1931)
- le Statut de la faillite (1932)
- la Déviation du droit en période de crise économique (1932)
- Dynamisme économique et stabilité des lois (1933)
- la Sécurité juridique, condition de la prospérité économique (1934)
- le Statut légal du fonds de commerce (1934)
- le Chancelier Antoine Duprat (1935)
- Michel de l'Hospital (1950)
- le Cardinal de Retz (1955)
Académie française
François Albert-Buisson fut élu à l'Académie
française, le 3 mars 1955, au fauteuil 2, succédant
à Émile Mâle, mort le 6
octobre 1954. Sa réception officielle sous la Coupole eut lieu le 10 novembre 1955 et aurait donné lieu à un
trait d'esprit de l'un de ses nouveaux confrères, selon lequel « avec Albert-Buisson l'aspirine faisait son entrée à
l'Académie ». Après sa disparition, survenue le 21 mai 1961, il fut remplacé, le 8 novembre 1962, par le pasteur Boegner.
Autres distinctions
- membre de l'Académie des sciences morales et politiques (1936)
- secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques (1951)
- chancelier de l'Institut de France (1953)
Décorations
- Grand-croix de la Légion d'honneur (1961)
Liens externes

