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François Jean Dominique Arago (Estagel, Roussillon 1786 - Paris 1853) était un astronome, physicien et homme politique français.
Arago fait ses études à l'École polytechnique de Paris. À la fin de ses études, il est envoyé en Espagne pour terminer le relevé du méridien de Paris. Pris dans la guerre d'Espagne, il est fait prisonnier, s'évade plusieurs fois, et rentre à Paris en héros trois ans plus tard. Cette gloire lui permet d'être élu membre de l'Académie des sciences à seulement vingt-trois ans et nommé professeur de géométrie analytique et de géodésie à l'École polytechnique. Il installe ses appartements au sein même de l'Observatoire de Paris, qui lui servira de foyer jusqu'à sa mort. En optique, Arago est un adepte de la théorie ondulatoire. Avec J. B. Biot, il détermine l'indice de réfraction de l'air et d'autres gaz. En 1825, il est chargé avec Pierre Louis Dulong de déterminer la tension de la vapeur d'eau à des pressions dépassant 30 atm. Ses autres études sont consacrées à l'astronomie, au magnétisme et à la polarisation de la lumière. Il détermine, par exemple, le diamètre des planètes et a expliqué entre autres la scintillation des étoiles à l'aide du phénomène des interférences. Touche à tout, il se mêle aux expériences de mesure de la vitesse du son et étudie les cuves sous pression. Il fait creuser le premier puits artésien à Paris, dans l'actuel quinzième arrondissement. Il inspire à Foucault son expérience des miroirs tournants, qui permettra de mesurer la vitesse de la lumière avec précision. Directeur de l'Observatoire, secrétaire de l'Académie des sciences, il est un orateur redoutable, capable de défaire les plus brillants contradicteurs. Il est aussi un grand pédagogue et un vulgarisateur scientifique au sens noble du terme. C'est lui qui ouvre l'Académie des sciences aux journalistes. Il dirige aussi un cour publique d'astronomie qui ne désemplit pas. On vient des quatre coins de la France pour l'entendre.
Arago a aussi joué un grand rôle politique. Il fut pendant la monarchie de Juillet une des figures du parti républicain. Après la révolution de 1848, il a été ministre de la Guerre et de la Marine dans le gouvernement provisoire de la Seconde République, mis en place par Lamartine. Il a contribué à ce titre à l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Pour finir, il a été le dernier chef d'état de la seconde République quelques semaines avant la prise de pouvoir de Napoléon III.
La Royal Society lui décerne la médaille Copley en 1825. L'astéroïde 1005 Arago a été nommé en son honneur. Il existe à Paris une série de 130 clous, marqués de son nom et plantés à son honneur le long du méridien de Paris.


