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François Étienne Christophe Kellermann, habituellement désigné sous le nom de François Christophe Kellermann ou le maréchal Kellermann, né le 28 mai 1735 à Strasbourg, mort le 13 septembre 1820 à Paris, était un militaire français, qui fut élevé à la dignité de maréchal d'Empire.
Il est le père de François Étienne Kellermann, général français.
Soldat de métier, il est nommé commandant du Haut-Rhin et du Bas-Rhin en 1791. Général à Valmy, il est l'artisan de la victoire française.
Envoyé réprimer la révolte des Lyonnais contre la Convention, il se heurte aux représentants en mission qui prétendent lui
apprendre son métier et passe plus d'un an en prison sous la Terreur, échappant de peu à l'échafaud.
Après la chute de Robespierre, il est acquitté et peut retrouver son grade de
commandement. Réintégré en janvier 1795, il commande l'armée des Alpes et d'Italie jusqu'à son remplacement par Bonaparte. Réformé, ce sexagénaire ne
remplit plus que des fonctions d'inspecteur. Napoléon le fera maréchal en
1804, sénateur en 1805 et duc de Valmy en 1808, lui confiant des commandements à l'arrière. Louis XVIII le fera pair de France.
A sa mort et suivant ses volontés, son cœur est enterré au milieu du champ de bataille de Valmy. Ses cendres reposent au cimetière du Père Lachaise à Paris et son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile.
Une statue est élevée en son hommage sur la place Broglie de Strasbourg.
Dans son Mémorial de Sainte-Hélène (1815-1821), Napoléon dictant à Las Cases confia : « Kellermann était brave soldat, extrêmement actif, avait beaucoup de bonnes qualités; mais il était tout à fait privé de moyens nécessaires pour la direction en chef d'une armée. Il ne fit, dans la conduite de cette guerre, que des fautes ».


