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François Guizot

François Guizot
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François Guizot

François Pierre Guillaume Guizot, habituellement appelé François Guizot, né le 4 octobre 1787 à Nîmes, mort le 12 septembre 1874 à Val-Richer (Calvados), était un historien, homme politique et académicien français.

Sommaire

Ses origines

Né à Nîmes dans une famille de bourgeoise et protestante. Ses parents furent mariés secrètement par un pasteur protestant. Le 8 avril 1794 sont père, André Guizot, mourut sur l'échafaud accusé de fédéralisme, à Nîmes pendant la terreur. À partir de ce moment sa mère fut responsable de son éducation. C'était une femme frêle, aux manières simples, mais avec une grande force de caractère.

Madame Guizot était une huguenote typique de XVIe siècle, sévère sur les principes, croyante, inébranlable sur ses principes et le sens du devoir. Elle format le caractère de son fils et partagea toutes les vicissitudes de sa vie. Au temps de sa puissance, sa silhouette simple, toujours en deuil de son mari, restant toujours au milieu du cercle de ses amis politiques. Pendant son exil en 1848, elle le suivit à Londres, et y mourut à un âge avancé et fut enterrée à Kensal Green.

Chassée de Nîmes par la révolution, Madame Guizot et son fils partirent pour Genève, où il reçut son éducation. En dépit de ses opinions calvinistes, les théories de Jean-Jacques Rousseau influencèrent Madame Guizot. Elle était fermement libérale, et elle adopta même la notion inculquée dans l' Emile, que tout homme devait connaître un métier manuel. Guizot apprit la menuiserie, et réussi à construire une table de ses propres mains, qu'il conserva. Dans le travail qu'il intitula Mémoires de mon temps Guizot omet tous les détail de son enfance.

Son arrivée à Paris

Ses talents littéraires devaient être considérables, car lorsqu'il arriva à Paris en 1805, à 18 ans, pour poursuivre ses études à la faculté de droit, il entra dans la famille de Philippe Alfred Stapfer, ex ministre suisse en France comme tuteur, et rapidement il commença à écrire dans un journal éditer par Suard, le Publiciste. Ce qui l'introduisit dans le milieu littéraire parisien.

En octobre 1809, à 22 ans, sa critique sur Les martyrs de François-René de Chateaubriand, reçu l'approbation et les remerciements de l'auteur, et il continua à contribuer à des périodiques. Dans celui de Suard il fit la connaissance de Pauline Meulan, une femme de 14 ans son aînée, aristocrate libérale de l'Ancien Régime, qui avait été forcée par les épreuves de la révolution à gagner sa vie dans la littérature, et qui avait été engagée pour la rédaction d'une série d'articles dans le journal de Suard. Ces contributions furent interrompues par sa maladie, mais immédiatement repris par un rédacteur inconnu. On découvrit que c'était Francois Guizot qui la remplaçait. Cette colaboration se transformât en amitié, puis en amour, et en 1812 Mademoiselle de Meulan épousa le jeune homme. Elle mourut en 1827; elle était l'auteur de nombreux travaux sur l'éducation fémmine. Ils eurent un fils unique, né en 1819 et mort en 1837 de phtisie. En 1828 Guizot épousa Elisa Dillon, nièce de sa première femme, et également auteur. Elle mourut en 1833, laissant un fils, Maurice Guillaume (1833-1892), qui acquit une réputation comme savant et auteur.

Ses débuts politiques

Pendant l'Empire, Guizot, entièrement absorbé par ses travaux littéraires, publia une collection de synonymes (1809), un essai sur les beaux-arts (1811), et une traduction des travaux d'Edward Gibbon, accompagné de notes (1812). Ces écrits le firent remarquer par Louis de Fontanes grand maître de l'Université, qui sélectionna Guizot pour la chaire d'histoire moderne à la Sorbonne en 1812. son premier cours magistral (réimprimé dans ses mémoires) fut donné le 11 décembre. Il omit le compliment à l'Empereur, en dépit des conseils de son maître, mais son cours marqua le début du renouveau dans la recherche historique en France au XIXe siècle. Il avait alors acquis une position considérable dans la société parisienne, et son amitié avec Royer-Collard et leaders du parti libéral, dont le duc de Broglie. Absent de Paris à la chute de Napoléon en 1814, il fut choisit, sur la recommandation de Royer-Collard, pour servir le gouvernement de Louis XVIII, en tant que secrétaire général au ministère de l'Intérieur, sous l'abbé de Montesquiou. Au retour de Napoléon de l'île d'Elbe il démissionna immédiatement, le 25 mars 1815, et retourna à ses études littéraires.

Après les Cent-Jours, il réapparut à Gand ; il vit Louis XVIII, et au nom du parti libéral il indiqua que seule une adoption d'une politique libérale pourrait assurer la pérennité de la restauration, avis qui fut mal reçut par les conseillers du roi. Sa visite à Gand, alors que la France était l'objet d'une seconde invasion, fut un sujet d'amers reproches à Guizot au cours de sa vie par ses opposants politiques, pour son manque de patriotisme. L'« Homme de Gand » était l'un des termes peu flatteurs utilisés contre lui pendant sa puissance. La question était alors de savoir si le retour à la monarchie se ferait sur des bases libérales ou par un retour l'ancien régime d'avant 1789 prôné par les ultras. Dans ces circonstances remarquables, ce fut ce jeune professeur de 27 ans, sans nom et sans expérience politique, qui fut choisit pour porter ce message au roi, et une preuve que la Révolution comme Guizot le disait avait « fait son œuvre ».

Pour la Seconde Restauration, Guizot fut secrétaire général au ministère de la Justice sous Barbé-Marbois, mais il démissionna avec son chef en 1816. De nouveau en 1819 il fut directeur général des communes et département au ministère de l'intérieur, mais perdit son emploi avec la chute de Decazes en 1820. Pendant ces années Guizot était un membre influent avec Royer-Collard des « doctrinaires », un petit parti fermement attaché à la Charte et à la couronne, et plaidant pour une politique du juste milieu entre l'absolutisme et un gouvernement héritier de la période révolutionnaire. Leurs opinions avaient plus la rigueur d'une secte que l'élasticité d'un parti politique. Adhérant aux grands principes de liberté et de tolérance, ils étaient fermement opposés aux traditions anarchiques de la Révolution. Les éléments d'instabilité sociale étaient toujours actifs ; ils espéraient les soumettre, non par des mesures réactionnaires, mais par l'application ferme du pouvoir dans le cadre d'une constitution, basé sur le suffrage de la classe moyenne et défendu par les plus grands talents littéraires du moment. Ils étaient opposés de la même façon à l'esprit démocratique de l'époque, aux traditions militaires de l'Empire, et aux sectarisme et absolutisme de la coure. Le sort d'un tel parti était prévisible. Ils vécurent par une politique de résistance; et périrent par une autre révolution (1830). Ils sont plus connus pour leur opposition constante aux demandes populaires et que pour les services que sans aucun doute ils rendirent à la cause de la liberté tempérée.

En 1820, quand la réaction était à son apogée après l'assassinat du duc de Berry, et la chute du ministère Decazes, Guizot fut démis de ces fonctions, et en 1822 il fut suspendu. Les années suivantes il joua un rôle important parmi les chefs de l'opposition libérale au gouvernement de Charles X, bien qu'il ne soit par rentré au parlement. Il collabora en particulier au Globe. Ce fut également sa période littéraire la plus active. En 1822, il publia ses cours sous le titre Histoire des origines du gouvernement représentatif, 1821-1822 ; ainsi qu'un travail sur la peine capitale pour délit politique et plusieurs pamphlets politiques importants. De 1822 à 1830, il publia deux importantes collection de sources historiques, les mémoires de l'histoire d'Angleterre en 26 volumes, et des mémoires sur l'Histoire de France en 31 volumes, et revisita les traductions de Shakespeare, et un volume d'essais sur l'Histoire de France. Le travail le plus remarquable fut la première partie de son Histoire de la révolution d'Angleterre depuis Charles I a Charles II en 2 volumes (1826-1827) un livre grand mérite et impartial, qu'il résuma et compléta en 1848 pendant son exil en Angleterre. L'administration Martignac rétablit Guizot à sa chaire de professeur en 1828 et au conseil d'état. C'est alors qu'il donna ces célèbres cours qui augmentèrent sa réputation d'historien au plus haut point, et le placèrent parmi les meilleurs écrivains de France et d'Europe. Ces cours sont la base de l'Histoire de la civilisation en Europe (1828) et de son Histoire de la civilisation en France (1830), qui sont considéré comme des classiques de l'histoire moderne.

Son entrée au gouvernement

La renommée de Guizot reposait sur ses qualités d'écrivain sur les affaires publiques et de conférencier sur l'histoire moderne. Il avait quarante trois ans avant qu'il ne montre ses talents d'orateur. En janvier 1830 il fut élu à la chambre des députés par la ville de Lisieux, siège qu'il conserva durant toute sa vie politique. Guizot assuma immédiatement une position importante à l'assemblée, et son premier discours fut pour défendre la célèbre adresse des 221, en réponse au discours menaçant du trône, qui fut suivi par la dissolution de la chambre, et fut un évènement précurseur d'une autre révolution. À son retour à Paris de Nîmes le 27 juillet, la chute de Chales X était déjà éminente. Guizot fut appelé par ses amis Casimir Périer, Jacques Laffitte, Villemain et Dupin pour établir la protestation des députés libéraux contre les ordonnances royales de Saint Cloud du 25 juillet, pendant qu'il s'appliquait avec eux à contrôler le caractère révolutionnaire de cette dernière lutte. Personnellement, Guizot pensa toujours que c'était une malchance pour un gouvernement parlementaire en France que la fatuité et la stupidité de Charles X et du Prince de Polignac rendait un changement de ligne héréditaire inévitable. Mais, bien que convaincu que c'était inéluctable, il devint un des plus ardent supporter de Louis Philippe. En août 1830, Guizot fut nommé ministre de l'intérieur, mais il démissionna en novembre. Il avait maintenant rejoint les bancs du parti de la résistance, et pendant les dix huit années suivantes il fut un ennemi déterminé de la démocratie, l'inflexible champion de « La monarchie limitée par un nombre limité de bourgeois »

En 1831 Casimir-Périer forma une administration plus vigoureuse et compacte, qui s'acheva par sa mort en 1832; l'été de cette année fut marqué par la montée des républicains à Paris, et ce ne fut que le 11 octobre 1832 qu'un gouvernement stable fut formé, dans lequel le Maréchal Soult était Premier ministre, le Duc de Brogue prenait les affaires étrangères, Adolphe Thiers à l'intérieur, et Guizot le ministère de l'instruction public. Guizot, cependant, était déjà impopulaire avec le parti libéral le plus avancé. Il resta impopulaire toute sa vie, « Je ne recherche pas l'impopularité, je n'en pense rien » disait-il. Jamais encore ses grandes compétences furent plus utiles au pays que lorsqu'il occupait cette fonction de second rang mais de première importance au ministère de l'instruction publique. Les devoirs que cela lui imposait convenaient totalement à ses goûts littéraires, et il maîtrisait le sujet. Il s'appliqua en premier à faire passer la loi du 28 juin 1833, et les trois années suivantes à la mettre en application. En créant et organisant l'éducation primaire en France, cette loi marqua une période de l'histoire de France.

En quinze ans, sous son influence, le nombre de ces écoles primaires grimpa de dix à vingt trois milles; les écoles normales pour les maîtres, et le système d'inspection, furent introduits; et des conseils d'éducation, sous l'autorité partagée des laïques et des religieux, furent créer. L'enseignement secondaire et l'universitaire furent également l'objet de sa protection éclairée et de ses soins, et une prodigieuse impulsion fut donnée aux études philosophiques et à la recherche historique. L'une des compagnies de l'Institut de France, « Académie des Sciences Morales et Politiques », qui avait été supprimée par Napoléon, fut relancée par Guizot (26 octobre 1832). Certains anciens membres de la compagnie : Talleyrand, Sieyès, Roederer et Lakanal, reprirent leur siège et de nouvelles célébrités y firent leur entrée par élection, pour débattre des grands problèmes politiques et sociaux. La « Société de l'Histoire de France » fut fondée pour la publication de travaux historiques; et une vaste publication des chroniques médiévales et de documents diplomatiques fut entreprise aux frais de l'état, mais aussi « Inspection générale des monuments historiques ».

L'objectif du cabinet d'octobre 1832 était d'organiser un parti conservateur, et de mettre en œuvre une politique de résistance au parti républicain qui menaçait l'existence de la monarchie. Ce fut à leur fierté que leurs mesures ne dépassèrent jamais les limites de la Loi, et par l'exercice légal du pouvoir ils réprimèrent l'insurrection menant à la guerre civile à Lyon et la révolte à Paris. La force du ministère ne reposait pas sur ses membres, mais en fait seulement que Guizot et Thiers travaillaient en cordiale coopération. Les deux grands rivaux au parlement suivaient le même chemin; mais aucun des deux ne pouvait se soumettre à la suprématie de l'autre, et les circonstances rejetèrent presque toujours Thiers dans l'opposition, tandis que Guizot assumait la responsabilité du pouvoir.

Une fois de plus en fait, en 1839, ils furent unis, mais c'était dans l'opposition à Mathieu Mole, qui avait formé un gouvernement intermédiaire, et cette coalition entre Guizot et les leaders du centre gauche et de la gauche, Thiers et Odilon Barrot, due à son ambition et sa jalousie de Mole, est considéré comme l'une de ses principales erreurs de sa vie. La victoire fut obtenue au prix de principe, et l'attaque du gouvernement par Guizot augmenta la crise et l'insurrection républicaine. Aucun des trois chefs ne cette alliance ne prit de poste ministériel, et Guizot ne fut pas mécontent accepter le poste d'ambassadeur à Londres, ce qui l'écarta du combat parlementaire pour un temps. C'était au printemps 1840, et Thiers remporta peu de temps après au ministère des affaires étrangères.

Guizot fut reçu avec honneur par la Reine Victoria et par la société londonienne. Ses travaux littéraires très estimés, sa personne respectée, et la France représentée à l'étranger par l'un des ses principaux orateur. Il était réputé être versé dans l'histoire britannique et la littérature anglaise, et sincèrement attaché à l'alliance des deux nations et la cause de la paix. Comme il le remarqua lui-même, il était étranger en Angleterre et novice en diplomatie; l'état de confusion de la question syrienne, dans la quelle le gouvernement français s'était démarqué de la politique commune de l'Europe, et peut-être l'absence totale de confiance entre l'ambassadeur et le ministre des affaires étrangères, le plaça dans une position embarrassante et fausse. Les avertissements qu'il transmit à Thiers n'étaient pas crus. Le traité du 15 juillet fut signé sans qu'il en fut avisé et exécuté contre son avis. Pendant quelques semaines l'Europe sembla être à la veille d'une guerre, jusqu'à ce que le roi termine la crise en refusant son consentement aux préparatifs de Thiers, et en rappelant Guizot de Londres pour former un ministère et pour aider sa Majesté dans ce qu'il appelait « ma lutte tenace contre l'anarchie ».

Chef du gouvernement sans le dire

Ainsi commença, dans des circonstances sombres et défavorables, le 29 octobre 1840, le gouvernement dans lequel Guizot demeura la tête pensante pour près de huit ans, dans l'ombre du Premier ministre Maréchal Soult. Son premier souci fut de maintenir la paix et de restaurer les relations amicales avec les autres puissances européennes. S'il y réussit, comme il le fit, en calmant les éléments agités et en calmant les blessures d'amour propre de la France, la réussite fut due principalement au courage indomptable et la splendide éloquence avec laquelle il affrontait l'opposition, réunifiant et renforçant le parti conservateur, qui sentait avoir un grand leader à sa tête, appelant à l'épargne et à la prudence de la nation plutôt qu'à la vanité et à l'ambition. Dans sa tâche pacificatrice il fut heureusement secondé par le gouvernement de Sir Robert Peel en Angleterre à l'automne 1841. Entre Lord Palmerston et Guizot existait une dangereuse incompatibilité de caractère.

Avec le gouvernement Palmerston, Guizot sentait dans chaque agent britannique de part le monde un adversaire amère et actif; sa grande combativité, le résultat étant un conflit perpétuel et des contre-intrigues. Lord Palmerston écrivit que la guerre entre l'Angleterre et la France était, tôt ou tard, inévitable. Guizot pensait qu'une telle guerre serait une des plus grandes calamités, et ne l'envisagea jamais. Avec Lord Aberdeen, le « foreign secretary » de Sir Robert Peel, Guizot trouva un ami et un allié sympathique avec lui. Leur rencontre à Londres avait été courte, mais elle se transformât rapidement en respect mutuel et en confiance. Tous deux étaient hommes de grands principes et d'honneur; le presbytérianisme écossais qui avait moulé la foi d'Aberdeen se retrouvait chez le ministre huguenot de la France; tous deux étaient des hommes aux goûts simples, le perfectionnement du système scolaire et la culture; tous deux avait une profonde aversion pour la guerre et se sentaient peu qualifié pour me mener dans ce genre opérations aventureuses qui enflammait l'imagination de leurs opposants respectifs. Du point de vue de Lord Palmerston et Thiers leurs politiques mesquine et pitoyable; mais c'était une politique qui assurait la paix dans le monde, et l'unifiait les deux grandes nations libres de l'ouest de l'Europe dans ce qu'on appelle l'entente cordiale. Aucun des deux ne se serait abaisser à saisir un avantage au dépend de l'autre; ils maintenaient cet intérêt commun pour la paix comme primordial; et quand des différences surgissaient, dans des parties éloignées du monde (à Tahiti avec Affaire Pritchard, au Maroc, sur la Côte-de-l'Or actuel Ghana) il les résolut en les ramenant à leur insignifiance. L'opposition dénonçait la politique étrangère de Guizot comme bassement servile envers l'Angleterre. « Vous pouvez ## vous n'arriverez jamais à la hauteur de mon dédain! » répondait-il avec méprit. De même l'opposition anglaise attaquait sur le même thème Lord Aberdeen, mais en vain le Roi Louis Philippe visita le château de Windsor. La Reine Victoria, en 1843, séjourna au Château d'Eu. En 1845, les troupes britanniques et françaises combattirent côte à côte au début de l'expédition du Río de la Plata.

La chute du gouvernement Peel en 1846 modifia le climat des relations; et le retour de Palmerston aux affaires étrangères, conduisit Guizot à penser qu'il était à nouveau exposé à la rivalité du cabinet britannique. Une entente amicale avait été établit à Eu entre les deux cours au sujet du mariage de la jeune reine en Espagne. Le langage de Lord Palmerston et la conduite de Sir Henry Bulwer(futur Lord Dalling) à Madrid laissait penser à Guizot que cette entente était rompue, et qu'il était prévu de mettre un Saxe-Cobourg sur le trône espagnol. Déterminé à résister à une telle intrigue, Guizot et le Roi plongèrent la tête la première dans une contre-intrigue, complètement contraire avec leur engagement avec la Grande Bretagne, et fatal au bonheur de la reine d'Espagne. Par leur influence, elle fut poussée à se marier avec rejeton de la maison des Bourbon, et sa sœur mariée au plus jeune fils du roi des français, en violation des promesses de Louis Philippe. Bien que cette action réalisée à une époque de triomphe de la politique française, ce fut en vérité fatal à la monarchie autant que ça discrédita le ministre. Ce fut réalisé avec un mélange de secret et de violence, masqué par un subterfuge. Son effet immédiat fut la rupture de l'alliance franco-anglaise, jetant Guizot dans une coopération plus étroite avec Metternich et les coures du nord de l'Europe.

En 1847 il devient Président du conseil.

Bilan de son action politique

L'histoire du gouvernement Guizot, le plus long et le dernier de la monarchie de juillet, ###bears the stamp### des grandes qualités et défauts de son caractère politique, dont il était l'esprit. Son premier objectif fut d'unir et de discipliner le parti conservateur, qui s'était divisé par des dissensions précédentes et des changements de ministère. En cela il réussit entièrement grâce à ses qualités de leader au parlement, par les moyens d'influence que la France fournit à ministre dominateur. Personne ne douta jamais de la pureté et du désintéressement de Guizot. Il méprisait l'argent; il vécut et mourut pauvre; et pourtant il favorisa l'enrichissement de la France, ses habitudes conservèrent leur simplicité primitive. Mais il ne dédaignait pas utiliser les plus basses passions chez les autres dont lui-même était exempt. ### Parmi ses instruments était l'avarice; il les utilisait pour traiter de ###. De coupable abus et des prévarications furent dévoilé même dans les rangs du gouvernement, et sous un ministre incorruptible, la corruption de l'administration fut dénoncée. Licet uti alieno vitio est une proposition aussi fausse en politique qu'en théologie.

Il est impossible de dire du bien de son éloquence parlementaire. Elle était brusque, austère, démonstrative et impérieuse, (sans persuasion, ni humour, rarement ornée), mais condensé en quelques mots avec la force d'une autorité suprême. C'était plus un orateur ministériel défendant plus énergiquement que dans l'opposition. Comme Pitt, c'était le type d'autorité et de résistance, inchangée par les importantes charges, l'esprit, la gaîté, l'ironie et les discours de son grand rival. Pas plus il n'était un fin tacticien du jeu parlementaire qui d'en des modifications et des mouvements dans le débat, qui comme dans une bataille en change le cours. Sa confiance en lui-même, et la majorité du parlement qu'il avait façonné suivant sa volonté, était illimitée; et ce long exercice du pouvoir lui fit oublier que dans un pays comme la France, il y avait des personnes hors du parlement élu par un petit corps électoral, pour lesquels le ministre et le roi lui-même était tenu pour responsable.

Un gouvernement basé sur le principe de résistance et de répression et marqué par méfiance et la crainte du pouvoir populaire, un système diplomatique qui cherche à raviver les traditions de l'ancien régime, un souverain qui dépasse largement les bornes de ses pouvoirs constitutionnels et les accroît chaque année, un ministre qui, bien qu'éloigné de la servilité d'un courtisant, était trop obséquieux envers l'influence du roi, singulièrement en désaccord avec les promesses de la révolution de juillet, il limitait la politique de l'administration. Les vues de Guizot sur la politique était essentiellement historique et philosophique. Ses goûts et ses compétences lui donnaient peu de perspicacité dans l'administration du gouvernement. Il ne connaissait rien au finances; les affaires et le commerce lui étaient étranger; il était peu familier des affaires militaires et navales; tous ces sujets étaient traités par l'intermédiaire de ses amis [[Pierre Sylvain Dumon (1797-1870), Charles Marie Tanneguy, Comte Duchâtel (1803-1867), or Maréchal Bugeaud. La conséquence en fut le peu de mesures conduisant à des améliorations menées par son administration. Moins encore son gouvernement prêta l'oreille à la demande de réforme du parlement.

A ce sujet les préjugés du roi étaient insurmontables, et ses ministre avait la faiblesse d'y céder. Il était impossible de défendre un système qui reposait sur le suffrage de 200 000 citoyens et de dans laquelle la moitié des membres étaient nommés. Rien n'eut été plus facile que de renforcer le parti conservateur en accordant le droit de vote aux propriétaires, mais la résitance fut la seule réponse du gouvernement aux demandes modérées de l'opposition. Les avertissements répétés par leurs amis ou ennemis furent ignorés; et ils restèrent totalement inconsients du danger jusqu'au moment où il les écrasa. Il est étrange que Guizot ne reconnusse jamais que ce soit dans le moment ou sur ça fin la nature de son erreur; et il se décrivait comme le champion du parti libéral et de la constitution. Il échoua complètement à percevoir qu'une vision plus large de la destiné libérale de la France et confiance moins absolue dans ses théories personnelles aurait préservé la monarchie constitutionnelle et empêcher les désastres, qui finalement fatal à tous les principes qu'il défendait. Mais avec la conviction têtu de la vérité absolue il adhéra à ses propres doctrines jusqu'à la fin.

La chute

En 1847, Guizot refuse à nouveau des réformes électorales, l'opposition qui mène alors une campagne de Banquets, que Guizot tente d'interdire.

La dernière scène de sa vie politique fut singulièrement caractéristique de sa foi dans une cause perdu. L'après midi du 23 février 1848 convoqua son ministre, qui siègeait à la chambre, pour l'informer que la situation à Paris et dans le pays pendant l'agitation des banquets pour une réforme et l'effervésence et la division de l'opinion dans la famille royale, le conduisait à douter s'il conserverait le ministère. Ce doute, répondit Guizot, est décisif et il démissiona instannément, retournant à la chambre pour seulement pour annoncer que le gouvernement était dissous et que Mole avait été appelé par le roi, Mole échoua à former un gouvernement, et entre minuit et une heure du matin Guizot, qui à son habitude s'était couché tôt, fut de nouveau appelé aux Tuileries. Le roi lui demandant conseil, Guizot répondit, ###"Nous ne somme plus les ministre de sa majesté, ces à d'autres de décider du cap à suivre. Mais une chose est évidente : la révolte de la rue doit être stoppée; ces barricades prises; et pour ce travail il me semble que le maréchal Bugeaud doit être investi des pleins pouvoirs, et ordonner de prendre les mesure militaires, et comme votre Majesté n'a pas de ministère en ce moment, je suis prêt à rédiger et à contre-signer un tel ordre" ###. Le maréchal, qui était présent, assuma la tâche, disant « Je n'ai encore jamais été battu, et je ne le serait pas demain. Les barricades doivent être prises avant l'aube ». Devant cette manifestation d'énergie le roi hésita, et ajouta bientôt : « Je dois vous prévenir que monsieur Thiers et ses amis sont dans la pièce à coté en train de former un gouvernement ! ». Alors Guizot répliqua « Alors c'est leur rôle de prendre les dispotions qui conviennes » et il quitta les lieux. Thiers et Barrot décidèrent de retirer les troupes. Le roi et Guizot se rencontrère à nouveau à ### Clarmont. Ce fut la situation la plus difficile de la vie de Guizot, mais heureusement il trouva refuge à Paris pour quelques jours le meublé d'un humble peintre en miniature qu'il avait pris en amitié, et peu de temps après s'échappa à travers la Belgique et de là à Londres, où il arriva le 3 mars. Sa mère et ses filles l'avait précédé, et il fut rapidement installé dans une modeste maison de Pelham Crescent à Brompton.

Retour à rôle de simple citoyen

La société anglaise, bien que de nombreuses personnes désapprouvaient sa politique récente, reçut l'homme politique déchu avec autant de distinction et de respect qu'elle en avait montrer huit ans auparavant pour l'ambassadeur du roi. Des sommes d'argent furent mis à sa disposition, ce qu'il refusa. On parla d'un poste de professeur à Oxford, ce qu'il était incapble d'accepter. Il resta environ une année en Angleterre, se consacrant à l'histoire. Il publia deux volumes supplémentaires sur la révolution anglaise, et en 1854 son Histoire de la république d'Angleterre et de Cromwell ### incohérence ###

Guizot survévu à la chute de la monarchie et du grouvernement qu'il avait servit vingt six années. Il passa soudainement de la postion d'un des hommes d'état les plus puissants et les plus actifs en Europe à la postition d'un philisophe et d'un citoyen spectateur des affaires humaines. Il était consient que fracture entre lui et la vie publique était définitive; aucun murmur d'ambition déçue ne passa ses lèvres; il semble que la fièvre d'orateur et la puissance ministériel l'avait quitté et le laissait plus grand encore qu'avant, occupé par son courrier, les conversations avec ses amis, et à la tête d'un cercle patriarcal qu'il aimait. La plus grande partie du temps il résidait à Val Richer, un monastère augustin près de Lisieux en Normandie, qui avait été vendu pendant la Révolution. Ces deux filles, qui étaient marriées à deux descendant de la Famille hollandaise de Witt, si agréable à la foi et aux mannières des hugenots français, tinrent sa maison. Un des ses gendres cultiva la propriété. Et Guizot dévoua ses dernières années avec une énergie constante à son travail d'écriture, qui était en fait son principal moyen de subsitence. Il resta : fier, indépendant, simple et combatif jusqu'à la fin; et ces années de retraite furent peut être les plus heureuse et les plus sereines de sa vie.

Deux institutions conserverent leur liberté même sous le Second Empire l'Institut de France et le Consitoire protestant. Dans les deux Guizot continua jusqu'à la fin à prendre une part active. Il était membre de trois des cinq académies. L'Académie des Sciences Morales et Politiques qui lui devait se restauration, et dont il devint un des premier membre en 1832. L'Académie des incriptions et belles lettres l'élu en 1833 à la succesion d'André Dacier; et en 1836 il devint membre de l'académie française. Dans ces compagnies savantes Guizot continua près de quarante ans à prendre un intérêt actif et à avoir une influence. Il était le champion jaloux de leur indépendance. Sa voie avait un poids considérable dans le choix des nouveaux candidats; et son but constant était de conserver la dignité et la pureté de la littérature.

Dans le Consitoire protestant de Paris, Guizot exerça la même influence. Son éducation et son expérience de la vie contribuaient à renforcer les convictions d'un tempérament religieux. Il resta, sa vie durant, un croyant dans les vérités de la révélation, et l'un de ses derniers écrits porte sur la religion chrétienne. Mais bien qu'il adhéra inflexiblement à l'église de ses pères et combatit les tendances rationnalistes de son temps, ce qui semblait la menacer de destruction, il reteint aucune nuance de l'intolérance du calvinisme. Il respectait l'église catholique, religion de la majorité; et les écrits des grands pélats, Bossuet et Bourdaloue, lui était aussi familier cher que ceux de sa religion, et étaient utilisé dans les exercices religieux de la famille.

Dans ces activités litérraires et dans la retraite de Val Richer les années s'écoulèrent calement et rapidement; et ses petits enfants grandirent autour de lui, il commença à orienté leur attention vers l'histoire. Ces leçons devirent son dernier ouvrage « Histoire de France racontée à mes petits-enfants », qui bien qu'ayant une forme simple, populaire et attractive n'en est pas moins complet et profond. Cette histoire s'achève en 1798, et fut continé jusqu'en 1870 par sa fille Madame Guizot de Witt à partir des notes de son père.

Jusqu'à l'été 1874 la vigeur mental de Guizot et son activité furent intactes. Il mourut tranquillement, et on dit qu'il récitat des vers de Corneile et des textes des Saintes Ecritures sur son lit de mort.

Sa production littéraire ou historique

Académie française

François Guizot fut élu à l'Académie française, le 28 avril 1836, au fauteuil 40, succédant au comte Destutt de Tracy, mort le 9 mars 1836. Sa réception officielle eut lieu le 22 décembre 1836. Après sa disparition, survenue le 12 septembre 1874, il fut remplacé, le 16 décembre 1875, par Jean-Baptiste Dumas.

Autres distinctions

Décorations

Bibliographie

Liens externes

Référence de l'article

Britannica 1911



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