| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
![]() |
| Cet article fait partie de la série Mythologie grecque |
| Divinités |
|
Divinités primordiales |
| Héros |
|
Héraclès et ses travaux |
| Listes |
| Voir aussi |
| Méta : Projet |
Ganymède (en grec ancien Γανυμήδης Ganumêdês) est l'échanson des dieux.
C'est un prince troyen, fils de Tros, roi fondateur de Troie, et de Callirhoé, arrière-petit-fils de Dardanos et donc descendant de Zeus. Il est réputé, selon L'Iliade, le plus beau des adolescents.
Alors qu'il fait paître son troupeau sur le mont Ida de Troade, Zeus l'aperçoit et, se transformant en aigle, l'enlève pour en faire son amant, et l'échanson des dieux. En compensation, son père reçoit de Zeus quatre chevaux qu'il tenait de Poséidon, qui figurent ensuite dans le mythe d'Hercule : Laomédon (père de Ganymède selon d'autres versions) les promet au demi-dieu s'il sauve sa fille Hésione. D'autres traditions parlent plutôt d'une coupe en or, œuvre d'Héphaïstos. Enfin, Zeus place Ganymède dans le ciel : c'est la constellation du Verseau.
Il faut noter qu'Homère, lui, mentionne seulement qu'il est enlevé par « des dieux », sans parler d'aigle. Enfin, selon une version plus tardive, c'est Éos, déesse de l'aurore, qui enlève Ganymède et Tithon. Zeus, apercevant Ganymède, le réclame à la déesse, et l'obtient à condition qu'il exauce un vœu.
Il est difficile d'identifier ce qui revient à l'histoire et ce qui revient au mythe à propos de Ganymède. « Zeus et Ganymède » étant le couple pédérastique archétypal et divin depuis la Grèce classique, il a donné lieu à d'innombrables œuvres, aussi bien par les poètes de l'antiquité que par les artistes depuis la Renaissance.
| Sommaire |
Il n'est pas vain de faire une distinction dans les arts entre l'antiquité et toute la période postérieure. En effet, après la fin du paganisme, les représentations de Ganymède font uniquement référence au mythe, alors qu'auparavant il avait une incidence dans la vie quotidienne, justifiant des objets votifs ou funéraires.
La plus célèbre représentation de Ganymède est probablement le groupe sculpté par Léocharès au IVe siècle av. J.-C..
Très connu aussi le cratère du Louvre du peintre de Berlin (Ve siècle av. J.-C.) représentant Ganymède sur une face et Zeus sur l'autre. Mais ce thème figure sur
nombre de poteries grecques dès le IVe siècle av.
J.-C., le plus souvent des cratères, ces vases dans lesquels on mélangeait l'eau et le vin à l'occasion des banquets
(symposions), tenus entre hommes, au cours desquels les convives rivalisaient d'imagination pour célébrer les mérites de leurs
éromènes respectifs.
Enfin on ne peut passer sous silence le groupe en terre cuite du musée d'Olympie. Non
seulement c'est une rare sculpture qui présente le couple avec Zeus sous forme humaine, mais la fraîcheur et la sérénité de la
scène laisse bien transparaître la perception antique de ce rapt, que Michel Tournier qualifie de « pédophorie ».
La Renaissance a vu ressurgir d'innombrables représentations de ce mythe (Michel-Ange, Benvenuto Cellini), mais aussi le courant néo-classique du XIXe siècle (Thorwaldsen), y compris une représentation à Boston, fort loin de la culture d'origine, dans un monument administratif du XXe siècle.
D'une manière générale, toute représentation d'un aigle enlevant un jeune homme, comme on en voit sur de nombreux plafonds peints
aux XVIIe et XVIIIe siècles dans les demeures privées, doit à priori être rapportée à la représentation de ce mythe.
Ganymède est aussi une lune de Jupiter (voir Ganymède). En effet, Galilée, grâce à sa célèbre lunette, fut le premier à observer les quatre plus gros satellites de Jupiter. Il les appela « lunes médicéennes », en hommage aux Médicis, et donna à chacune le nom d'une aventure amoureuse de Zeus. Personne ne s'offusqua, à la cour des Médicis, que l'une d'entre elles soit une aventure pédérastique.


