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Gaston Flosse

Gaston Flosse, homme politique français, membre de l'UMP, notamment président de l'Assemblée territoriale de Polynésie depuis 1972, puis du gouvernement de la Polynésie française de 1991 à 2004. Son successeur à la présidence de la Polynésie française est Oscar Temaru. En octobre 2004, Gaston Flosse est cependant reconduit dans ses fonctions.

Né d'un père lorrain et d'une mère originaire de l'archipel des Gambier, Gaston Flosse a été instituteur, puis agent d'assurances. Mais, dès 1965, à 34 ans, il est élu maire de Pirae, à Tahiti, puis, deux ans plus tard, membre pour la première fois de l'Assemblée territoriale de Polynésie. Il en devient le président en 1972 et entre peu après au comité central de l'UDR, puis du RPR. De cette époque date son amitié avec Jacques Chirac.

Député à partir de 1978, puis député européen, il devient même secrétaire d'État chargé des problèmes du Pacifique sud dans le premier gouvernement de cohabitation.

De 1991 à 2004, Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et il obtient à peu près tout ce qu'il veut. En janvier 1996, peu après la reprise puis l'arrêt définitif des essais nucléaires dans le Pacifique, il annonce, après un entretien avec M. Chirac, devenu président de la République, que l'État versera 990 millions de francs (150 millions d'euros) par an pendant dix ans au territoire pour compenser la disparition des flux financiers engendrés jusque-là par le centre d'expérimentations du Pacifique. Quelques mois plus tard, il obtient un statut d'autonomie à sa mesure. Sous le gouvernement Jospin, les socialistes ne se montrent pas moins généreux : les crédits d'État augmentent de 11 % à partir de 2000. Au lendemain de la réélection de Jacques Chirac, enfin, ce sont 840 millions d'euros qui sont budgétisés pour financer le développement de Tahiti dans les dix prochaines années. Vous n'êtes pas seuls, l'État vous accompagne, fait remarquer le président de la République, en juillet 2003, lors de sa tournée dans les territoires du Pacifique sud.

Localement, on estime qu'avec le tout dernier statut de la Polynésie, Gaston Flosse est peut-être en train de préparer sa succession, au profit de l'un de ses gendres, Édouard Fritch, qui l'a déjà remplacé à la mairie de Pirae et qui est vice-président du gouvernement territorial.


Voici une autre définition trouvée sur le net: http://www.rfo.fr/articles/Gaston%20Flosse.html J'ai obtenu l'autorisation de recopie de son auteure, donc je fais juste un copier-coller;

Gaston Flosse


Une carrière d’instituteur


Né d’un père lorrain venu exploiter la perle noire et d’une mère polynésienne, Gaston Flosse voit le jour le 24 juin 1931 dans la commune Rikitea sur l’île de Mangareva, dans l’archipel des Gambiers. Puis en 1938, la famille Flosse descend à Tahiti et s’installe dans la commune de Pirae. Le jeune Gaston a sept ans et ne parle que le mangareva, dialecte parlé sur l’île de Mangareva.

Il fait sa scolarité à l’école des frères de Ploërmel de Papeete, qui est aujourd’hui le collège-lycée La Mennais. Il y exerce une carrière d’instituteur pendant treize ans avant de se diriger vers le métier d’assureur. C’est à cette occasion qu’il rencontre et noue de solides relations avec quelques riches familles des anciens Etablissements français d’Océanie, comme Albert Moux, co-propriétaire du quotidien Les Nouvelles de Tahiti, Robert, surnommé « l’empereur de la perle » et Louis Wan personnalité de la grande distribution, s’occupant également de brasserie, de perle et d’hôtellerie.




L’homme politique


En 1958, Gaston Flosse rejoint le mouvement de Rudy Bambridge, fondateur de l'UTD-UNR, relais local du mouvement gaulliste. Il démarre sa carrière politique en 1965 en devenant le premier maire de la commune de Pirae à Tahiti. Un poste qu’il quittera le 10 mars 2000 pour être en conformité avec la loi adoptée par le Sénat limitant le cumul des mandats.

Puis en 1967, il est élu conseiller de l’Assemblée territoriale de la Polynésie française, sous la bannière de l’Union tahitienne tetahoera’a ma’ohi UT-UDR, puis de 1977 à 1996, avec le Tahoeraa huiraatira : le Rassemblement du Peuple, qu’il fonde quatre ans plus tard.

En 1984, Gaston Flosse siège au Parlement européen de Strasbourg. Il y obtient le premier statut d’autonomie interne de la Polynésie française et devient le premier président du gouvernement polynésien. Ardent défenseur de l’autonomie de la Polynésie, il obtient une autre réforme statutaire en 1996 puis en 2004.

En 1986, il est chargé du secrétariat du Pacifique sud par Jacques Chirac, alors Premier ministre sous Mitterrand, jusqu’en 1988.

Pendant sa longue carrière politique, il a été également élu six fois maire de la commune de Pirae, trois fois président de l’Assemblée territoriale et à quatre reprises député à l’Assemblée nationale.

Il est décoré Chevalier de l’Ordre national du mérite en mai 1970 et de la légion d’Honneur en juillet 1975. En juin 1996, il reçoit le Grand croix de l’Ordre de Tahiti Nui, qu’il a créé la même année.

A 67 ans, il s’est marié deux fois et a eu neuf enfants, dont le petit Jacques, qui a pour parrain Jacques Chirac, Président de la République française et grand ami de Gaston Flosse.



Gaston Flosse et la justice


Gaston Flosse a été, à plusieurs reprises, mis en examen par la justice française aux motifs de : « trafic d’influence », « faux et usage de faux », « prise illégale d’intérêts » et « complicité de tenue illicite d’une maison de jeu de hasard ».

Cependant, malgré tout ces chefs d’accusation, largement commentés par la presse, il a pratiquement toujours bénéficié d’un non lieu. Radié des listes électorales à la veille des élections de mai 2001, la Cour de cassation, réunie en urgence, lui rétablit ses droits. Puis, en juin 2001, il est également relaxé en appel du délit de : « corruption passive ». En novembre 2002, il est, encore une fois, amnistié dans une affaire de déclaration de patrimoine dans laquelle il était poursuivi pour « faux et usage de faux ».



Développer la Polynésie française


Malgré ses mésaventures judiciaires, Gaston Flosse a également contribué au développement économique de la Polynésie française. Il est toujours parvenu à obtenir d’abondantes aides financières des gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche. En 1996, par exemple, afin de compenser le manque à gagner à la suite de l’arrêt des essais nucléaires, Gaston Flosse obtient qu’une aide globale de 150 millions d’euros soit versée pendant dix ans à la Polynésie française. Une aide qui vient s’ajouter aux sommes contenues dans la loi d’orientation.

Les actions favorables au territoires et mises en place sous le gouvernement de Gaston Flosse restent nombreuses. C’est lui qui, en 1995, par exemple, instaure une protection sociale généralisée, devançant l’Etat français. Ainsi, toute personne résidant en Polynésie française bénéficie d’une couverture sociale qu’elle soit salariée, non salariée, à faibles revenus voire sans ressource.

Afin de promouvoir le tourisme en Polynésie française, il crée, en 1996 avec des investisseurs, la compagnie aérienne Air Tahiti Nui. Aujourd’hui, la flotte compte trois Airbus A340-300 qui desservent les Etats-Unis, l’Europe, le Japon, la Nouvelle Zélande et l’Australie.

Il est aussi à l’initiative du programme de promotion de la pêche hauturière et de la création de la société Tahiti Nui Rava’ai (http://www.tahitinui-ravaai.pf/) en 2000. Objectif : construire 56 thoniers d’ici 2006. Dernière initiatives du président de la Polynésie française : la réforme du statut d’autonomie interne de 1996. Un choix qui a valu à son parti politique le Tahoera’a huiraatira, un camouflet aux élections du 23 mai 2004 pour le renouvellement de l’Assemblée de Polynésie et qui risque de lui coûter la présidence.

Personnage à la fois estimé et très controversé, il reste une figure incontournable de l’histoire de la Polynésie des cinquante dernières années.

Mayma Vongue (mayma.vongue@rfo.fr) – Paris le 09/06/2004



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