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Organisation maoiste créée juste après Mai 1968 Elle regroupe les militants nanterriens du « mouvement du 22 mars » et les jeunes intellectuels du cercle marxiste-léniniste de l'école normale supérieur de la rue d'Ulm, à Paris issus de l'organisation UJCML (Union des jeunes communistes marxistes-léninistes) fondée sous l'influence du philosophe marxiste (membre du PCF) Louis Althusser.
Voyant dans la révolte étudiante de mai et ses connexions avec les mouvements ouvriers critiques opposés à la CGT et au PCF un
signe avant-coureur de la révolution à venir, les marxistes-léninistes développent d'abord, conformément à l'enseignement de
Lénine, un travail de fraction au sein des grandes centrales ouvrières. Cette politique est un echec et oblige les maoistes de la
gauche prolétarienne a élaboré une nouvelle analyse politique. À partir de 1969/70 les gépistes développent un point de vue
« spontanéiste »: il faut dépasser les organisations ouvrières (qualifiées de « révisionnistes ») pour
construire un authentique parti communiste ouvrier à partir des luttes des peuples. c'est à cette période que les maoistes de la
GP se lient à de nombreuses luttes populaires en france (grêves des nouvelles galeries à Lyon, tribunaux populaires à Lens,
luttes des OS à Flins, mouvement des travailleurs arabes etc.) La GP, avec d'autres, a lancé le mouvement des établis en usines
ou dans les campagnes paysannes et organisa politiquement nombre d'ouvriers étrangers alors que la gauche officielle s'en
détournait ou affichait carrément son mépris de ces questions... Pierre Overney était militant ouvrier dans cette organisation.
La GP, du fait du recrutement de ses membres fondateurs, oscillait entre une grande « intellectualité » (liens, par
exemple, avec AlthusserSartre, Foucault, et grand intérêt pour Lacan)
et un mépris des intellectuels (aspect un peu « populiste de gauche » dans le rapport aux ouvriers notamment). C'est
aussi ces trajectoires sociales qui expliquent en parti la formation d'une d'une part et entre une organisation de type léniniste
(parti clandestin limité à quelques membres dans ce cas largement autocratique) et une conception très libertaire de la
politique.
Ce point de vue est apparent dans leur journal « la Cause du peuple »
La GP fut dirigée par Benny
Lévy (alias Pierre Victor). Parmi ses militants, il y avait Serge July, Olivier Rolin, Gérard Miller, Marin Karmitz...
on ne retient généralement que ces noms puisque ils sont ceux de personnages étant parvenus a convertir leurs capitaux dans le
monde universitaires, médiatiques et politiques mais il ne faut pas oublier les centaines de jeunes hommes et de jeunes femmes
qui militèrent sincèrement pour la cause du peuple. Dissoute en 1970 sous le coup des lois Marcellin, elle continuera son action
autour du journal « j'accuse-La Cause du peuple » qui regroupe un cercle d'intellectuels médiatiques et de jeunes
journalistes. Elle s'est dissoute en 1973 ; quelques militants ont continué la GP
quelques années encore. l'expérience de la Cause du peuple donnera, entre autre naissance au journal Libération. Depuis
le milieu des années 1980, rares sont le groupes français se
revendiquant du maoïsme. Aujourd'hui certain groupuscules se revendiquent du marxisme-léninisme, notamment autour du journal
« partisan » ou des comités du « Secours rouge international » qui soutien la guérilla népalaise ou le
président Gonzalo le chef du Sentier lumineux bolivien.
A lire: Tigre en papier(roman), Olivier Rolin (Seuil, Fiction et Cie).l'établi(étude éthnologique romancée) Robert Linhart, les maoistes:la folle histoire des gardes rouges à la française (étude journalistique), Christophe Bourseiller de l'amphi à l'établi(étude sociologique) Marnix Dressen, Belin


