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La généalogie est la science, ou la pratique qui a pour objet la recherche de l'origine et de la filiation des personnes et des familles. On peut distinguer :
Les principales sources d'information sont :
Les archives de l'état civil peuvent être consultées dans les mairies, et aux archives départementales (selon les cas). Les registres d'état civil et les minutes notariales de moins de 100 ans ne sont pas communicables au public, sauf dérogation (recherches à caractère historique, statistique ou dans un but successoral). Toutefois, pour l'état civil, la justification de sa parenté directe (non collatérale) avec la personne citée dans l'acte permet l'obtention d'une copie intégrale de l'acte. Au-delà de 100 ans, la loi autorise l'accès direct aux documents (ou à leurs reproductions sur microfilm ou sur support numérique). Les archives peuvent être disponibles sous plusieurs formes :
La photocopie des registres originaux est en général interdite, afin d'éviter de les détériorer (risques de bris de la reliure sur un photocopieur ordinaire non équipé d'une « rampe » à cet effet, détérioration de l'encre par le flash lumineux de l'appareil). De même sont interdits les clichés avec un flash, auquel doit toujours être préférée la lumière naturelle (avec variation du temps d'exposition en conséquence).
À partir de 1737, en France, il existe deux séries parallèles de registres paroissiaux (jusqu'en 1792) et d'état civil (depuis 1793). Le contenu des deux séries est censé être identique. Les registres paroissiaux et d'état civil de la série « communale » sont conservés en mairie ou aux archives municipales, ou déposés aux archives départementales. Les registres paroissiaux de la série dite « du greffe » sont toujours conservés aux archives départementales.
Les listes nominatives de la population (recensement), quant à elles, ne sont consultables que passé un délai de 30 ans.
En France, lorsqu'elles ne disposent pas encore de leur propre laboratoire photographique, les archives départementales, par convention passée entre la Direction des Archives de France et la Société Généalogique de l'Utah, émanation de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (les Mormons) sont autorisées à faire microfilmer ces registres par des équipes de photographes employées à cet effet par les Mormons et exerçant leur mission dans les locaux des archives. Des reproductions sur papier sont ensuite facilement obtenues si le microfilm est consulté sur un lecteur-reproducteur.
Les Mormons sont membres d'une confession religieuse qui souhaite baptiser tous les défunts pour le salut de leur âme. Les microfilms réalisés dans le monde entier sont ensuite conservés dans des abris anti-atomiques creusés dans les Montagnes Rocheuses à proximité du siège de l'Église à Salt Lake City (Utah, États-Unis d'Amérique). Tous les documents microfilmés ou microfichés par les équipes de la Société Généalogique de l'Utah (plus de 3 millions à ce jour) sont consultables, avec de nombreuses ressources imprimées, dans la Family History Library de Salt Lake City, plus grans établissement de recherches généalogiques du monde. Les microfilms sont en outre communicables dans de nombreuses succursales de la bibliothèque à travers le monde.
Les accords bipartites Mormons/Archives permettent de disposer d'un support microformé (les microfilms) consultable par les généalogistes soit dans les dépôts d'archives, soit dans l'un des nombreux Centres généalogiques de l'Église à travers le monde. Il faut préciser qu'aucun prosélytisme n'est constaté de la part des Mormons à l'encontre des généalogistes fréquentant leurs Centres généalogiques.
L'informatique a facilité certaines tâches du généalogiste. Un large éventail de logiciels (commerciaux, mais aussi gratuits et libres) permettent :
Une spécification d'échanges de données généalogiques entre les logiciels s'est peu à peu imposée : la norme GEDCOM, acronyme de GEnealogical DAta COMmunication. Initialement développée par les chercheurs de la Société Généalogique de l'Utah, avec désormais la participation active de concepteurs du monde entier.
Les logiciels libres sont bien sûr présents dans le domaine de la généalogie. On citera Geneweb, issu de l'INRIA, qui présente une base de données gérable et consultable par une interface web, et @rbre, issu du Laboratoire Culturel A+H en vue de proposer un système d'échange pair-à-pair (P2P) de données généalogiques représentées en 3D.
Internet facilite les échanges entre généalogistes, au niveau des méthodes et des données elles mêmes. En outre, un nombre grandissant, quoique faible encore, d'archives départementales permettent la consultation directe et gratuite sur le web de séries entières de documents numérisés (Mayenne, Vendée, Yvelines, Côtes-d'Armor).
Le service Généanet rassemble les bases de données de nombreux internautes, et tourne avec le moteur Généweb.
Certaines questions abordées dans cette page « généraliste » mériteraient sans doute une présentation plus étoffée dans d'autres pages plus spécialisées de Wikipédia...


