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Générique (cinéma)

Le générique (ou credits en anglais) recense l'ensemble des personnes physiques ou morales qui ont participé à la création d'une œuvre cinématographique.

Sommaire

Composition formelle

La première partie du générique présente le plus souvent les acteurs et précise les personnages qu'ils incarnent. Les crédits spécifient également l'ensemble du personnel technique ainsi que la musique utilisée.

Les crédits apparaissaient autrefois au début du film qui se terminait par un simple carton fin. Par la suite, seul le nom du réalisateur et des principaux acteurs apparaît durant le générique de début. Le reste de l'équipe n'apparaît qu'à la fin et le carton fin disparut progressivement.

Au fil des décennies, les génériques de cinéma sont devenus de plus en plus longs. Cela tient principalement à la croissance permanente des budgets de production et à une maturation des techniques de réalisation dans le sens d’une plus grande professionnalisation et une plus grande diversification des différents métiers.

Les films disposent de budgets toujours plus gros et se montrent toujours plus ambitieux, jouant souvent la surenchère des effets spéciaux, de l’action, de la violence, du suspense, de l’originalité, etc. afin de lutter contre la concurrence de la télévision et des autres formes de spectacles, mais aussi contre l’éventuelle apathie des spectateurs dont il faut maintenir et susciter toujours de nouveau l’intérêt afin de les faire venir dans les salles.

Les intervenants au divers stades de la réalisation et tout au long de la chaîne de production, de montage et de diffusion sont donc de plus en plus nombreux : acteurs (le nom des figurants n’apparaît au générique que selon des règles parfois un peu complexes et obscures), mais aussi techniciens de toute sorte - effets spéciaux, éclairage, photographie, son, décors, maquillage, costumes, scripts, cascades et dressages éventuels, etc. - mais aussi nombreux administratifs devant gérer des équipes toujours plus importantes, chargés de coordination, de repérages, de castings, de relations de presse, musiciens, etc. et mille autres corps de métiers encore qui gravitent aujourd’hui de près ou de loin autour d’un tournage de film et qui contribuent chacun à leur mesure à faire tourner l’immense machinerie du cinéma.

L'allongement constant des génériques est le parfait miroir de cette transformation progressive du cinéma au cours du 20e siècle, d'un art qui devait tout au talent propre de quelques passionnés de génie en une industrie puissante et complexe aux productions toujours plus coûteuses, plus sophistiquées et plus ambitieuses.

Une règle non écrite (?) veut qu'apparaissent au générique d'un film, en plus des auteurs, réalisateurs, metteurs en scène, acteurs et autres dont la contribution est directe, évidente et immédiatement reconnaissable, tous ceux dont la contribution à été significative soit à l'écran, soit lors du tournage, ou lors des opérations pré- et post- production, ou encore dans la réalisation et la distribution du produit fini (film et vidéo), voire encore simplement dans le fonctionnement global de l'équipe de tournage pendant tout le temps d'existence - éphémère par nature - de celle-ci, ainsi que toutes les sociétés sous-traitantes ayant participé à ces mêmes opérations.

Générique de début et prégénérique

Initialement, le générique de début consistait juste en une présentation formelle (titre, participants...).

C'est notamment grace à Saul Bass que le générique de début est devenu une véritable introduction au film, une « mise en condition du spectateur », et non plus une liste de noms. Il a en particulier réalisé de nombreux génériques pour Alfred Hitchcock, dont celui de Sueurs froides (Vertigo), présentant des spirales tournantes, symbole à la fois du vertige (un des moteurs du film) et du temps.

Par la suite, des réalisateurs ont introduit un « prégénérique », c'est-à-dire une séquence d'action située avant le générique. On peut citer notamment les prégénériques des James Bond, montrant le héros à la fin d'une mission en général sans rapport avec le film en lui-même.

Certains films n'ont pas de générique de début. c'est par exemple le cas d'Apocalypse Now dont le titre n'apparait que comme un graffiti tard dans le film.

Génériques finaux particuliers

Bien que le générique de fin se présente le plus souvent comme de simples cartons ou un texte déroulant, certains films en présentent néanmoins des versions plus originales :

Dans Irréversible de Gaspar Noé l'histoire est présentée de manière antéchronologique et adoptant cette logique d'un point de vue formel, le film commence donc par un générique se déroulant du haut vers le bas (à l'inverse du sens habituel).

Créateurs et typologie

Saul Bass est réputé comme l'un des meilleurs créateurs de génériques pour le cinéma.

En vrac :




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