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Le génocide est l'extermination intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ethnique, linguistique, national, religieux ou racial. Il ne s'applique pas en revanche à une
classe sociale.
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Le terme génocide est un néologisme formé à partir du grec genos (naissance, genre, espèce) et du terme latin, caedere (tuer).
Stricto sensu, la notion de race est dans l'espèce humaine une notion plutôt sociologique que génétique. Toutefois, fondée, ou non, elle a existé dans l'esprit des génocidaires. Leur crime est bien articulé autour de la notion d'une différenciation, d'une nature ou d'une autre, d'une population considérée par eux comme "indésirable" et de l'appartenance par la naissance à la population des personnes visées (à la différence des guerres idéologiques où les personnes n'étaient visée que comme vecteur supposé de leurs idées).
Le terme est apparu pour la première fois dans un document officiel en octobre 1945 : l'acte d'accusation du Tribunal militaire international de Nuremberg. Il a été créé par le juriste polonais Raphaël Lemkin en 1944, pour tenter de définir les crimes perpétrés par les nazis à l'encontre des peuples juifs et tziganes durant la Seconde Guerre mondiale. Il témoigne d'une double volonté de la part de la communauté internationale :
La chose avait eu lieu longtemps avant dans le passé, par exemple
Un article de cette encyclopédie suggère d'ailleurs que dans l'histoire des hommes les massacres sont hélas bien plus souvent la règle que l'exception (même si d'après l'historien Pierre Chaunu les guerres n'ont été à chaque siècle la cause que d'environ 2% des décès de ce siècle).
Le génocide a été juridiquement redéfini dans la « Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l'assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1948 ». Ce document définit un génocide comme un ensemble d'actes « commis dans l'intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, éthnique, racial ou religieux, comme tel ». La Charte de l'ONU et l'article 8 de la convention de Genève obligent la communauté internationale à intervenir pour « prévenir ou arrêter des actes de génocide ».
Il ressort de cette définition, que contrairement aux idées reçues, un génocide n'implique pas nécessairement un critère
quantitatif. Inversement des massacres de masses ne constituent pas forcément un génocide.
Seuls trois génocides de masses ont été reconnus par les Institutions internationales :
De son côté, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), a qualifié, le 19 avril 2004, le massacre de 7 000 à 8 000 musulmans de Bosnie, en 1995, à Srebrenica, de génocide.
En juillet 2004, le Congrès des États-Unis à voté à l'unanimité une résolution qualifiant les massacres des populations noires du Darfour (Soudan) de génocide. En septembre 2004, le secrétaire d'État américain reprend ce mot.
Cela ne signifie pas pour autant que d'autres massacres de l'Histoire ne seront pas un jour qualifiés officiellement de génocide.
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