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Pour le genre en grammaire et en linguistique, consulter Genre grammatical.
Pour le genre en biologie, consulter Genre (biologie).
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Le genre grammatical (masculin/féminin) ne doit pas être confondu avec le sexe (mâle/femelle). Des mots masculins peuvent désigner des femmes, de même que des mots féminins peuvent désigner des hommes (par exemple dans la phrase: « Pierre est une personne sympathique »). En français, pour désigner des groupes comprenant aussi bien des hommes que des femmes, on utilise le genre masculin. Il s'agit d'une règle de grammaire appliquée (en France) dans la quasi-totalité des publications imprimées (presse, édition, etc.).
Cette règle est néanmoins contestée par de nombreuses personnes : se fondant sur la correspondance partielle qui existe entre le genre et le sexe, elles estiment que l'emploi générique du genre masculin révèle le caractère « sexiste » de la grammaire française. La plupart des linguistes et des grammairiens professionnels considèrent néanmoins que cette appréciation est dénuée de fondement.
Il est de plus en plus fréquent, surtout au Canada, d'utiliser rigoureusement des mots féminins pour désigner des femmes, surtout en milieu professionel (un avocat, une avocate), et de construire des tournures dédoublées pour inclure explicitement les femmes (Québécoises et Québécois, toutes et tous).
Le genre est un concept récent en sciences sociales et en médecine dont on peut simplement appréhender le sens au travers des deux citations suivantes :
Le concept de genre (gender) a été créé dans la langue anglaise car le mot sex y a une sémantique beaucoup plus réduite que le mot « sexe » en français, rendant difficile la présentation de la place des hommes et des femmes dans la société - et sous l'influence des féministes, qui différencièrent sexe biologique de genre afin de remettre en cause les contraintes imposées par ce second.
Ainsi, le sexe est utilisé pour faire références aux différences physiques distinguant les hommes et les femmes, le genre aux différences non biologiques (psychologiques, mentaux, sociales, économiques, démographiques, politiques…) distinguant les hommes et les femmes.
Le « genre social » est l'identité construite par l'environnement social des individus, c'est-à-dire la « masculinité » ou la « féminité », que l'on peut considérer non pas comme des données « naturelles », mais comme le résultat de mécanismes extrêmement forts de construction et de reproduction sociale, au travers de l'éducation.
Selon Simone de Beauvoir: « On ne naît pas femme, on le devient » sous l'influence de l'éducation patriarcale. Certains, tel Bourdieu, estiment que cela est également vrai pour les hommes: « On ne naît pas homme, on le devient », et c'est à travers toute une éducation, composée de rituels d'intégration de la norme masculine, que se façonne l'identité masculine, et que l'homme assure dans la société une fonction de reproduction de la domination (cf. La domination masculine de Bourdieu).
Cette éducation, prétend-on, est non seulement constructive mais aussi punitive : la déviation des rôles de genre (c'est-à-dire, un désaccord entre la présentation de genre d'une personne et la présentation de genre exigé d'une personne de son sexe) n'est pas toléré et est réprimé par la société.
On peut aussi mentionner l'orientation sexuelle en fonction du genre, en attribuant l'homophobie à une réaction contre le désaccord des désirs homosexuels avec les règles du genre exigeant que les hommes désirent les femmes et vice versa.
Outre cette éducation au genre (par laquelle nous passons tous), les sciences sociales ont également (dé)montré le caractère appris de cette identité à travers le vécu particulier de ceux qui changent du genre social, comme les transsexuels (cf. Studies in Ethnomethodology, Agnès de Garfinkel).
Le « genre interne » est un sentiment profond d'identification avec un sexe en particulier. La plupart des personnes s'identifient pareilles que la société leur identifie selon leurs organes génitaux : une personne née avec des génitaux mâles est non seulement identifiée, mais aussi s'identifiera souvent, comme un homme, une personne née avec des génitaux femelles, comme une femme.
On décrit comme transgenre l'état dans lequel le genre interne est en désaccord avec le genre que la société attribue à une personne à partir de ses génitaux à la naissance; par exemple, quand une personne identifiée comme un homme à cause de ses génitaux mâles s'identifie comme étant une femme. Dans le cas particulier de cet exemple - une personne qui s'identifie fortement et nettement avec l'autre sexe physique - on parle de transsexualité.
Plusieurs autorités utilisent le terme « identité sexuelle » pour rendre les sens mentionnés ci-haut. Or, cet usage peut porter à la confusion entre l'identité reliée au « sexe » dans le sens homme/femme (ce qu'on entend par le mot genre dans l'usage décrit dans cet article) et l'identité reliée à la sexualité et la vie sexuelle. Par exemple, on pourrait se questionner au sujet de son identité sexuelle (par exemple, « suis-je bisexuel ? » « quelles sortes de relations sexuelles préfère-je ? ») sans pour autant questionner son genre (« suis-je un homme ou une femme ? »)


